...

13/10/2007 14:21 par lalignenoire

14h
je suis terrifiée. Je vais voir ma mère cette aprème, là aujourd'hui, à 15h devant Toto. J'ai peur. Je sais pas comment ça va se passer et j'ai envie de pleurer d'angoisse. J'aurais aimé trouver sur cette place une femme mature, responsable, avec qui les rapports seraient faciles, une femme sur qui j'aurais pu compter en cas de coup dur, et je sais que ce sera pas le cas. Je sais que je vais rencontrer une femme de 45 ans, au visage et aux manières toujours si jeunes, une femme que j'aurai envie de protéger bec et griffes, une femme que j'aurai peut-être envie de secouer un bon coup en disant "réveille toi!", une femme que je vais conseiller, écouter - et à qui je vais me soumettre. Alors j'ai peur. Ce soir, tout le monde a quelque chose de prévu, Benoît et Rej vont à un concert sur Lyon, concert où je n'ai pas été invitée parce qu'il y a plus de places dans la voiture, et où en plus il y aura beaucoup de "camarades", c'est à dire des gens d'extrême droite ou des JI. Je sais que Benoît évite toujours de me mettre face à eux, parce que je pourrais être vraiment mal à l'aise. Pada est à un anniversaire, Marc aussi. Christian va sûrement voir sa copine. Marie et Charlotte sont pas sur Grenoble, Clara est en mode asocial. Enfin, c'est vrai que je pourrais appeler Yvann ou Morgane, ou encore Marion. Ils sont souvent disponibles, et puis ce serait peut-être bien de passer la soirée avec eux.

Mais voilà, petit soucis, je sais pas du tout dans quel état je vais rentrer. Je suis à peu près certaine qu'il y aura ce mélange de douleur intense, de tristesse et d'apitoiement sur ma mère, et que bon je serai d'humeur massacrante. Je suis à peu près certaine aussi de vomir, et en ce qui concerne ma mère, j'avoue que je fais aucun effort pour me contrôler après l'avoir vue, c'est peine perdue. J'aime pas qu'on me voie triste. Je déteste devoir accepter que j'ai mal et que ça peut être possible, que j'en ai même le droit. Je préfère tout refouler, vomir, me couper, et ne rien savoir. Oh petit à petit j'essaie de l'accepter quand même, mais j'ai un mal fou.

...
VIve Benoît. Je suis en train de lui parler sur msn. Au fait, je sais plus si je l'ai dit ou pas, mais ça y est, on ressort ensemble. On a réussi à bien s'expliquer en début de semaine et maintenant ça va beaucoup mieux. Et Yvann vient d'appeler. Ce soir on fête l'annive de Charlène, il faut venir. Merde j'avais complètement oublié... Bon en tout cas, je dois y aller, là.

plaintes, suite

10/10/2007 23:04 par lalignenoire

Je voudrais crever. ça y est, ça me reprend. C'est même pas que je vais particulièrement mal ou qu'il y a des problèmes, c'est juste que ma vie me dégoûte. Je fais rien, rien qui me plaise. Je suis passionnée par la danse, l'écriture, le dessin, 3 domaines dans lesquels je me démerde plutôt bien, suivant les dires des gens. Et j'en fais rien. Autour de moi, des potes montent des groupes, font des concerts, bientôt des expos, des spectacles, publient des bouquins. Et moi pas. Je suis jalouse, c'est vrai, mais le pire est encore cette impression de n'avoir rien fait de constructif, d'être un échec total, une perte de temps. Moi, plutôt que d'avoir eu les couilles de faire ce qui m'a toujours branché, je me retrouve en fac de psycho à faire quelque chose d'on ne peut plus normal, je fais pas de danse, j'écris rien qui puisse être publié un jour, je dessine plus vraiment, ou alors j'arrive jamais à terminer ce que je commence. Non tout ce que je sais faire, c'est me lamenter sur mon sort comme une merde, assister à des cours qui m'intéressent pas, ou si peu, claquer des thunes à longueur de temps, m'acheter à manger, et vomir. Je suis une merde. Je suis rien. Les gens ont beau m'aimer, ça m'enlèvera pas ce sentiment d'échec cuisant. Une humiliation totale.

...
Je voulais pas me mettre à penser ce soir. Je suis rentrée de chez le dentiste, j'ai mangé un peu. Trop. Pas suffisamment pour que ce soit une crise, mais tout de même assez pour que je m'en veuille à fond. J'aurais pas dû manger. Alors je me suis mise à danser, histoire d'éliminer un peu et de me dire que j'étais pas une merde tant que ça, et puis en fait c'est comme si ça m'avait ouvert les yeux, et j'ai vu que j'étais une erreur.

C'est bien beau de régler les problèmes qu'on a avec les gens, mais ça règle pas mes problèmes avec moi-même. Je me suis bien expliquée avec Benoît hier soir. Il veut toujours de moi, malgré le fait que je lui ai dit il y a dix jours qu'il devrait aller voir ailleurs si on arrivait pas à se comprendre. Sauf qu'on y est arrivés, semble-t-il, alors il ira nulle part. Il m'aime. Je le vois dans ses yeux. J'aurais voulu me jeter sur lui, me noyer dans ses bras, l'embrasser comme ça, en pleine rue, mais j'ai pas osé. J'ai rien dit. J'ai dit que j'avais peur de m'engager, peur de le refoutre face à toute ma misère habituelle. Alors maintenant, il attend. Je voudrais le voir, et en même temps j'ai l'impression d'être un tel échec que je sais pas si ce serait une bonne idée. Quand je suis rentrée chez moi, hier soir, je me suis pris un grand coup de fureur maniaque et j'ai tout nettoyé et rangé chez moi. Il était 2h du matin. C'est pas quelque chose que je fais naturellement, à vrai dire, quand je vais bien, chez moi c'est plutôt le bordel. Un bordel rangé, mais un bordel quand même. Là ma piaule est propre au net plus ultra, ou enfin, je sais plus comment on dit.

J'ai peur de m'engager avec Benoît. J'ai peur qu'on retombe dans la routine, j'ai peur qu'il me voit encore aller mal et souffrir, j'ai peur de le regretter, j'ai peur de le tromper (quoique, je sais pas), et j'ai peur de me mettre avec lui et de continuer à tomber amoureuse de Rej. Je sais pas quoi faire. Et j'ai envie de tuer Bruno, aussi. Cette espèce de petite lopette. Oh il reste quelqu'un de bien, mais en ce moment, il m'use carrément. Il prend zéro décision, me harcèle à s'excuser pour un rien, et quand il s'excuse pas, il m'envoie des messages où il semble croire que je suis sur le rebord de ma fenêtre, alors qu'il est pas censé être au courant et que je lui ai foutrement rien demandé. Je me sens envahie par son désir de bien faire et de me sauver. Comme s'il me considérait plus comme un être humain à part entière, mais seulement comme quelqu'un qui souffre, comme ça, éternellement. Qu'il aille se faire foutre. Je pensais pas tomber sur un énergumène pareil, honnêtement. Je pensais qu'il porterait ses couilles un peu plus. Il me dégoûte. Tout le monde me dégoûte. Je suis dégoûtée par ma mère qui veut qu'on se voie ce week-end pour fêter mon anniversaire, je suis dégoûtée par Johanna qui réussit tout mieux que moi, je suis dégoûtée par ma solitude, ces retours chez moi, seule, dans cet appart minuscule, je suis dégoûtée par le fait de devoir écrire cette putain de lettre à mon putain de père (ça fait deux semaines que ma psy m'attend de pied ferme avec ça, et je crois que si c'est toujours pas fait demain, je vais me faire tout bonnement tuer), je suis dégoûtée par toutes les dépenses que je fais, tous les jours je claque au moins 20€, que ce soit en clopes, en bouffe ou en allant voir ma psy, ça part comme ça, et je désespère en voyant que j'arrive pas à arrêter tout ça, à trouver une solution pour ne pas me refoutre sur la paille direct.

Je me dégoûte moi aussi. Je reprends du poids. Je suis un monstre de graisse dégoûlinante et flasque. Je culpabilise quand je mange, et aussi quand je mange pas. Je me dégoûte de pas avoir fait quelque chose qui me tienne à coeur, au moins une, à l'âge que j'ai, j'ai passé mon temps à essayer de me sortir de mes problèmes, tout le temps, et j'ai pris du temps pour rien d'autre (contrairement à Johanna, qui, toute déprimée qu'elle puisse être, continue toujours à mener ses projets à bien), je hais le fait que je sois à moitié en train de devenir sourde, je hais cette peur qui me prend quand on me regarde, je hais par dessus tout mon corps informe et gras, je hais bouger, je hais rester immobile, je hais le silence et le bruit, je voudrais trouver un boulot mais j'ai une peur terrible d'affronter des gens, encore et toujours, je voudrais être constamment entourée mais j'ai peur de m'installer en colocation avec Morgane, je voudrais courir de partout mais j'ai peur de foirer mes études, enfin bref, voilà, tout va bien. Je suis heureuse quoi. ça me donnerait presque envie de rire, tout ce merdier. Et puis j'ai mal aux dents. J'arrive pas à trouver de solution. J'ai envie de fuir, voilà. Vite et loin. Je fuirais dans n'importe quoi pourvu que ce n'importe quoi veuille bien de moi. Je me noierais dans l'alcool, je m'achèterais de la coke, je gerberais mes tripes jusqu'à en crever, j'irais dans une montagne garder des chèvres, ou bien émigrer aux USA pour commencer une courte mais intense carrière de stripteaseuse, carrière qui me fera crever d'overdose/ ou par meutre/ou par viol/ ou par suicide, mais je voudrais n'importe quoi qui me fasse arrêter de penser. J'ai tout le temps envie de dessiner mais j'ai tellement peur de m'y mettre et d'être tout d'un coup submergée par mes sentiments que j'en crèverais sur place. J'ai envie de danser, mais c'est le même problème. Il y a que l'écriture qui me tient encore un minimum, parce que ça j'arrive pas à le supprimer, tout connement. Dans mon état normal, j'écris tous les jours. Là je me maintiens à tous les trois jours à peu près, parce que j'y suis obligée. L'écriture fait partie de moi. Sans, je deviens complètement barge.

Quand je vois des gens, je suis à la fois heureuse et triste. ça fait bien longtemps que j'ai pleuré sur personne. Je suis restée forte, souriante et insensible. Je suis heureuse quand je les vois, mais l'idée qu'il va falloir rentrer chez moi toute seule comme une merde me déprime atrocement. Alors parfois je craque, et après avoir passé un super moment avec quelqu'un, je fonce faire des courses et vomir. Juste parce que la séparation est trop dure. J'ai honte. Alors ça me rend malheureuse de voir des gens, parce que je sais que ça aura une fin. Et aussi parce que je dis rien, alors le mal être s'installe et me ronge, et je me tais toujours. Généralement, ça marche toujours comme ça, par cycle. Un coup, ça va. Puis je recommence à déprimer à fond, mais je reste dans le silence. Et puis viennent les idées suicidaires. Et puis quand je me sens au bord du passage à l'acte, je fonds dans les bras de quelqu'un. Le plus souvent c'est sur Yvann. Ou Benoît, quand il veut bien. Mais là, les deux dernières personnes à m'avoir vue déprimer ont été Rej et Bruno. Sur MSN, parce que c'est plus facile de parler. J'ai cru que Rej allait vraiment débarquer chez moi et me foutre une paire de baffes. Il était prêt à venir, il a dit que j'étais infernale. Il m'avait jamais vue dans cet état là. Et encore quand je dis "vue", c'est une façon de parler. Il m'a dit que si je me faisais quoi que ce soit j'en entendrai parler jusqu'à la fin de mes jours. Il a aussi dit qu'il était capable d'aller me chercher par la peau du cul jusque chez les morts s'il le fallait. Je lui ai demandé pourquoi, et il a dit que ça me regardait pas. Il l'a dit toutes les fois où j'ai demandé. Je me pose toujours la question. ça me fait penser à ce que m'avait dit Benoît un jour, à savoir qu'il "était prêt à se couper les deux jambes pour que j'aie la vie heureuse que je méritais". ça m'a sciée. Mais voilà, Benoît, je sortais avec lui à ce moment là, alors ça me paraissait pas trop suspect qu'il dise ça. Rej on sort pas ensemble, pourquoi est-ce qu'il dit ça? Pourquoi est-ce qu'il l'a pensé? car s'il l'a dit c'est qu'il en était convaincu lui-même. Rej dit jamais des trucs qu'il pense pas.

Je voudrais savoir si Rej et Benoît sont toujours en ville. Je les ai croisés tout à l'heure, sauf que je devais aller chez le dentiste et que j'ai pas eu le temps de vraiment squatter avec eux. Bordel, à force je sais même plus lequel des deux je préfère. Je sais même pas si j'ai plus envie de voir Benoît ou Rej ce soir. Je sais qu'en envoyant un message désespéré à l'un des deux, je suis assurée d'avoir une réponse et de pouvoir me faire botter le cul. Je pourrais aussi appeler Christian, il assure lui aussi. Mais j'ai pas envie de rester au téléphone. je voudrais quelqu'un qui va me serrer dans ses bras, ou  me foutre une claque, ou les deux, et sur qui je pourrai pleurer ensuite. Je sais pas si j'appelle quelqu'un. je sais pas si je continue à danser et à pleurer comme une merde. Je sais pas si je prends un somnifère pour m'assomer et aller me coucher complètement défoncée. Demain j'ai cours. Je vais devoir rattraper la séance de la semaine dernière parce que j'étais malade et que j'y suis pas allée. Il va falloir bosser avec application. Il me faudrait un boulot. Ou un cutter.

bilans

08/10/2007 22:44 par lalignenoire

22h 40
Y a pas à dire, en ce moment ça va pas bien. Je me prends la tête avec Benoît, ou plutôt, je l'attends pour qu'on s'explique, je me prends la tête avec Bruno, avec qui une explication va bientôt être nécessaire là aussi (même si j'avoue que je commence à avoir envie de prendre mes jambes à mon cou), je me sens seule, je fais le bilan horrible de mes 20 années d'existence et j'y trouve que de la merde ou presque, j'ai l'impression d'être nulle, amorphe et inutile, et histoire de bien arranger les choses, le poids stagne mais j'enchaîne les crises d'hypoglycémie (2 ce week-end), et, cerise sur le gâteau, je continue à avoir des vues sur Rej. Je commence même à me demander si je tombe pas carrément amoureuse, tu vois.
Et tout ça me déprime tellement que j'ai même plus envie d'écrire pour en parler, et me plaindre, encore et toujours, sans fin.

Enfin voilà, pour conclure ce court article, je lutte pour ne pas me jeter par la fenêtre ou me pendre, je me suis remise à vomir avec joie et volupté, et bien que j'aie déjà fait ma crise aujourd'hui, l'envie de manger est encore là et je sais pas si je vais y résister. Voilà, c'est beau la vie. Bonsoir.

peine

03/10/2007 22:09 par lalignenoire

20h 45
Je me sens infâme. Le poids est remonté à 54 kilos et je me demande comment il est possible de survivre à un poids aussi horrible. Je hais, j'abhorre qu'on me dise que je suis mince-mais-pas-maigre, et je déteste aussi leur air de reproche attristé, quand j'entends que je suis maigre. Alors il faut maigrir. Tout le monde sera d'accord, non, une fois que je pèserai... moins. Une fois rétablie, je vais repasser au régime sec. Tant pis. Quitte à me refaire des journées infernales comme en fin de semaine dernière, où je manquais de m'écrouler, où mes pieds semblaient peser une tonne, où passer de la station assise à debout était un calvaire, et où j'avais tous les membres qui tremblaient comme des feuilles. Tant pis. Je sais. Bruno était avec moi à ce moment là, et puis Mme B. (ma psy), et puis Benoît, et puis Rej, et j'étais morte de honte d'être aussi mal par ma faute. Mais au moins, mon ventre était vide. Au moins, le poids était "dans le règlement". Dans mon règlement. Quand le poids descend, il n'a plus le droit de remonter. Toute augmentation supérieure à 1 kilo est passible de jeûne, jusqu'à ce que tout soit bien redescendu comme il faut. Passible de jeûne, mais surtout, de vomissement. Parce que c'est plus facile. Dans mes rites de torture personnelle, j'ai trouvé de nouveaux moyens pour vomir. Il suffit d'insister plus et de mettre 3 doigts au lieu de deux. Passé les cinq premières minutes où je gerbe de l'eau, le reste sort. C'est répugnant, mais à force je le sais même plus. Je m'en rends plus vraiment compte. Au début, j'avais des spasmes de dégoûts en voyant les grumeaux pâteux sur mes doigts. Maintenant, je me contente de les rincer pour les replonger dans ma gorge.

C'était mon anniversaire, hier. J'ai eu 20 ans, et je me suis réveillée de bonne humeur. J'ai reçu plein de textos, tout le monde me l'a souhaité, c'était très gentil. Je me suis réveillée et j'étais malade. Oh, rien de grave, c'est sûr. Juste une bonne crève comme j'en fais tous les ans, avec nez bouché, mal au crâne, mal à la gorge. Mais enfin ça fait chier. Et puis je suis épuiséee, rien de bien surprenant avec le programme que je me fais tous les jours. Mardi, d'ailleurs, était un bon exemple. J'ai ouvert les yeux vers 11h, et j'ai réalisé que j'étais pas du tout en forme et qu'aller à l'escalade serait de la connerie pure et dure, alors je me suis recouchée et j'ai foutu le réveil pour aller à mon prochain cours, à 15h. Je me suis évidemment pas rendormie, parce que mon téléphone arrêtait pas de sonner, à mon grand contentement; je me suis donc levée, la tête dans le cul, et j'ai squatté mon PC en envoyant des sms à tout le monde pour dire merci et prévoir ma soirée. Je suis allée en cours après avoir pesté sur Yvann qui me disait que non seulement, on pouvait pas se voir le soir même (autre chose à faire), mais en plus, qui me souhaitait même pas mon anniversaire. J'ai pris rdv avec Christian, j'ai demandé à Clara si elle voulait venir, à un peu tout le monde, Yvan, Caro, Marion, et j'ai commencé à m'énerver parce que personne était disponible. Pada (Jérôme, l'ex à Morgane depuis qu'elle est partie avec un autre depuis dimanche) m'a appelée, souhaité mon anniv, alors je lui ai conté toute ma rage devant tous ces gens qui en avaient rien à foutre de mes 20ans ou qui avaient suffisamment de trucs à faire pour ne pas rester un petit moment avec moi, alors il m'a dit de le rejoindre en soirée, on pourrait manger ensemble. Ah, ça c'était bien. Une fois sortie de cours, j'ai eu Yvann au téléphone, carrément honteux parce qu'il était persuadé que j'aurais mes 20 berges le lendemain, et du coup, oui bien sûr, on pouvait se voir le soir même. Suite à quoi, je suis allée voir ma psy, qui m'a offert les barbies promises depuis si longtemps, et puis je me suis calée chez moi cinq minutes le temps de fumer une clope et de me faire un chocolat chaud; ma cousine a appelé, je suis descendue rejoindre Christian qui poireautait en bas; on est allés rejoindre Pada et toute sa bande de potes (Marc était là aussi). S'ensuit une petite discussion parce que Christian a pas le temps d'aller au resto, il doit prendre son bus dans une heure. Alors, je repars avec lui me caler dans un bar, on se boit une tequila sunrise, on papote un peu, et puis il doit partir, alors moi je retourne voir tous les autres dans leur resto, ils m'ont gardé une place et Pada a décidé de m'inviter. Marc est en face de moi.

Une fois assise, je m'attaque enfin au problème qui me fait chier depuis le week-end dernier: comment gérer crises, gens, ambiance festive et repas??? étant dans un resto italien, il y a à nos places des petits bouts de pain azyme dans des étuis en papier, et avant de goûter, je scrute l'étiquette. Je croyais l'avoir fait discrètement mais Marc me voit, me dit qu'il y a rien de bien gras là-dedans, ça ne fera pas grossir. Je fais genre que tout va bien, croque un morceau du truc, me replonge dans le menu. Tout me paraît horriblement gras et bourratif, mais j'ai peur de ce qu'on dira si je prends qu'une salade, alors je rajoute aussi un plat chaud. Ce sera salade composée en entrée et risotto au poulet pour moi. Les autres prennent tous du gaspacho à volonté. Les plats arrivent, je picore. C'est bon... mais il me semble que c'est de la crème, qu'il y a dans mon assiette. Merde. Je me gave d'eau pour couper la faim, et d'ailleurs regarder les autres s'empiffrer de tranches de boeuf cru me donne plus la gerbe qu'autre chose. A part ça, le repas se passe bien. Comme samedi et dimanche soir, l'ambiance est très relax, on arrive même à parler de religions sans que personne ne se tape dessus, je trouve ça incroyable. Pada est attentif, Marc me fait la conversation, Anaïs participe. Les autres sont trop éloignés de moi pour que je puisse leur parler, on est une bonne douzaine.
J'ai pas fini mon assiette, mais j'ai pris un dessert, du coup. Deux boules de glace, noix de coco et framboise. J'ai fait au mieux. Marc me file son numéro en fin de soirée, Pada déprime à fond. Il a pas trop apprécié que Morgane se barre avec un autre, et d'ailleurs il aime ni la solitude ni le célibat ni la distance entre les gens. Il me raccompagne tandis que je pars chez Yvann et Franck. Pada semble être un type très sensible et une vraie crème, c'est impressionnant. J'ai pas l'habitude de me mettre à fréquenter les gens aussi vite : on a vraiment parlé ensemble pour la première fois samedi, et ensuite on s'est revus tous les jours sauf aujourd'hui - et ça l'a pas empêché d'appeler. Je commence à me demander ce qu'il veut. Moi il m'intéresse pas, pas vraiment. J'y ai pas la tête. J'ai surtout envie d'être rassurée en ce moment, de constater que tous les mecs ne veulent pas me posséder, faire de moi leur petite poupée sexy et boudeuse à la fois; j'ai vraiment besoin de me sentir libre. Plus j'y pense et plus je me dis que j'ai peur d'une relation. Donc des mecs comme Pada, Marc, Rej ou Christian sont vraiment parfaits pour ces temps difficiles: je sais qu'ils me feront jamais d'avance, soit parce qu'ils sont déjà maqués, soit parce qu'ils sont trop timides, soit parce que, dans la situation actuelle, ça se ferait pas du tout. Ou tout simplement parce qu'ils sont pas intéressés, mais ça par contre, j'en jurerais pour aucun d'entre eux. Christian m'a déjà dit que, avec ou sans Jesse (sa copine), il me trouvait très charmante et qu'il aurait bien tendance à avoir des vues sur moi tout en sachant que c'est impossible; il avait très peur de me le dire et très peur de ma réaction. Quand à Rej... j'en sais strictement rien. Je crois pas qu'il me trouve laide ou repoussante, déjà. Je vois parfois ses yeux qui me détaillent. Pour le reste, il est pas amoureux, ça non, mais enfin, il me montre tout de même qu'il tient à moi, qu'il assure si je vais mal; pour racheter ses fautes passées il est même prêt à jouer les intermédiaires entre Benoît et moi, et parfois aussi j'angoisse en l'entendant me comparer à Johanna - à mon avantage. Je me demande souvent ce que serait notre relation s'il y avait eu ni Benoît ni Johanna, et je crois que ce serait radicalement différent. Soit parce qu'on aurait jamais parlé, soit parce qu'on aurait essayé de sortir ensemble. Je sais pas. Je me fais peut-être des films.

Où j'en étais? je m'écarte de mon sujet. Oui hier soir, après le repas, je suis donc allée rejoindre Yvann, Franck, Morgane, son nouveau mec Anthony, Quentin, Charlène, et la mère de Morgane, Yannick. ça se passe bien, même si je suis crevée et frigorifiée. Je voulais me coucher tôt, mais à 5h du matin, j'étais toujours en train de parler à Quentin. Je l'adore ce mec. C'est aussi un ex à Morgane, d'ailleurs. Elle se choisit toujours des très beaux mecs, avec un coeur en or qu'elle va généralement briser très vite. Quentin est un des rares avec qui elle soit restée vraiment longtemps.
Ce matin, j'ai été réveillée parce que Charlène était en train de pleurer dans le lit d'à côté, tout va mal pour elle en ce moment. Sa voiture s'est fait injustement embarquer par la fourrière, elle a une amende de 100€ à payer, elle habite nulle part (sauf chez Yvann et Franck), va perdre son boulot parce qu'elle peut plus y aller (vu qu'elle a plus la voiture...), on lui a dépisté un syndrôme de je sais plus quoi et on lui a demandé de se présenter au service des hospitalisations du CHU sans lui expliquer pourquoi suite à des prises de sang supplémentaires: bref, c'est la catastrophe. Elle savait déjà tout ça hier soir, mais ce matin elle a appris le dernier élément, à savoir, que son mari voulait le divorce.
ç'a a été une catastrophe. Complètement hébétée à cause du manque de sommeil et la maladie, Quentin dans le même état que moi, on l'a entendue tour à tour pleurer et hurler au téléphone toute la matinée et on a rien fait. J'ai commencé à vraiment me dire qu'il y avait un problème vers midi, quand je me suis levée pour aller manger quelque chose et qu'elle était toujours en train de pleurer. Je la sentais très proche de la crise de nerfs et je savais pas du tout quoi faire; Charlène je l'aime bien mais je la connais peu, et j'ai du mal à intervenir pour calmer quelqu'un dans ces cas là... comme tout le monde je pense. J'ai été sauvée par le gong quand Morgane est rentrée du boulot un peu après midi, et qu'elle a dit à Charlène qu'elle voulait pas qu'elle sorte comme ça, pas dans cet état là, qu'on avait peur qu'elle fasse une connerie; et puis comme on arrivait pas à se faire entendre, on a réveillé Yvann et Franck pour qu'ils interviennent. Franck a été parfait : à la fois ferme, diplomate et aimable. ça m'a rappelé de vieux souvenirs d'hôpital, de toutes les fois où un infirmier viril essayait de recadrer une petite nénette en détresse. Enfin bref. Franck a réussi à la faire rester, à la calmer, et puis après qu'elle ait gerbé les medocs et la vodka qu'elle avait avalés, on a parlé un peu de ça tous ensemble. Elle a beaucoup pleuré, encore. J'ai eu envie de la baffer quand j'ai su qu'elle avait failli se suicider ici. ça m'a fait mal.

Pour le reste de la journée, on a glandé. On a surtout cherché à la réconforter, et puis comme personne était motivé pour bouger à cause du sale temps, je suis allée me recoucher et je suis entrée dans une semi torpeur comateuse qui a duré tout l'après-midi.

J'avoue, je sais plus du tout où je voulais en venir au début. Mon esprit semble complètement dans la brume, tant pis. Tout ce que je sais pour ce soir, c'est que je suis grosse. Et que la partie malade de moi me dit que non, vraiment, ce serait pas raisonnable de faire 1h de sport maintenant, il vaudrait mieux aller se coucher, tant pis pour le régime. Je me dis qu'il me reste encore 3 jours de grosseur à assumer, et qu'après je vais pouvoir reprendre tout ça en main et reperdre tout de suite. Je dis 3 jours parce que demain, Ariel m'emmène au resto. Et que vendredi soir, je fête mon anniversaire en bonne et due forme, avec tout le monde, il y aura sans doute de l'alcool et à manger. Je me demande d'ailleurs combien on sera. Voyons. Benoît va venir, j'ai reçu son mail tout à l'heure. Donc, Benoît, Rej, Yvann, Franck, Morgane, Pada, Charlène, Marion (j'ai fini par l'inviter, puisque je vais faire de la coloc avec Morgane), Yvan, Caro, Clara il faut que j'arrive à la convaincre, Christian, qui est-ce qui manque? non c'est vrai, Marie, Quentin et Charlotte et Johanna peuvent pas venir, les traîtres... et dire que je sais toujours pas ce qu'on va faire! il faudrait qu'il fasse beau, merde!

JP et Benoît, encore

01/10/2007 20:57 par lalignenoire

  • JP et Benoît, encore

    JP et Benoît, encore

    01/10/2007 20:57 par lalignenoire

cette tof date de quelques années, je sais pas, 3 ou 4 ans peut-être... JP et Rej sont les meilleurs potes à Benoît mais je connais mieux Rej (JP s'est coupé les tifs depuis)

Benoît et Rej

01/10/2007 20:54 par lalignenoire

  • Benoît et Rej

    Benoît et Rej

    01/10/2007 20:54 par lalignenoire

... qui viennent apparement de construire une magnifique bite de neige :) (Rej à gauche, Benoît à droite)

Christian

01/10/2007 20:53 par lalignenoire

  • Christian

    Christian

    01/10/2007 20:53 par lalignenoire

je l'adore ce mec

johanna 2

01/10/2007 20:51 par lalignenoire

  • johanna 2

    johanna 2

    01/10/2007 20:51 par lalignenoire

elle est hyper sexy sur cette tof non?

johanna

01/10/2007 20:50 par lalignenoire

  • johanna

    johanna

    01/10/2007 20:50 par lalignenoire

bibi

01/10/2007 20:48 par lalignenoire

  • bibi

    bibi

    01/10/2007 20:48 par lalignenoire

moi pendant la soirée à l'Adaep... je me trouve plutôt bien dessus, même si peux pas m'empêcher de penser que ce serait mieux avec quelques kilos en moins :s
ce qui est cool c'est que le mec derrière moi j'aimais bien sa tronche, alors maintenant je l'ai en tof^^