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16/04/2012 23:01 par lalignenoire
es amusante como el espacio para escribir se reduce todo el tiempo.
Mouais bon. j'ai la flemme de dl open office, l'installer, créer un nveau doc, l'enregistrer... alors je viens ici. ça sert toujours. estoy escuchando una radio espanola de informaciones. c'est amusant comme j'ai toujours besoin d'oublier que je dois m'endormir pour m'endormir. j'arrête pas de stresser en ce moment.
enfin sinon ça doit être rigolo de faire un topo sur mi vida depuis que j'ai écrit ici pour la dernière fois. J'ai un nvel ordinateur et - pour l'heure - il a l'air de marcher mieux que les deux précédents. pas de crachotement du son laissant présager de terribles bugs de carte mère. par précaution, j'ai copié ni fichiers, ni programmes présents dans mon vieil acer. du coup, c'est un peu le désert. j'arrive pas à me laisser aller à m'attacher à ce nouvel objet à 700€, je me dis que ça va encore merder quelque part et que je vais devoir aller le rendre avec perte et fracas à Boulanger.
Enfin sinon, j'habite Annecy avec Pierrick, je suis en train de foirer mon second semestre de L2 Infocom, je pars peut-être au Mexique l'année prochaine, je vis une vie excitante et qui me fait par beaucoup penser à des colonies de vacances, le boulot en plus. colonie de vacances dans le sens où j'ai vraiment le sentiment de vivre en communauté. je vois les mêmes personnes tous les jours - c'est presque comme si je traînais en bande, c'est assez nouveau pour moi. Manon, Laure, Loïck, Charlotte, Jessica, bonjour !
heu, je sais plus quoi dire. le débat sur la monarchia espanola est en train de me prendre. faudrait que je dorme. Pour changer ! dans une semaine, les partiels. demain, rendu de compta. après-demain, rendu de installation. je le sens pas ce semestre...
Sinon, mes vacances étaient trop bien. Je me suis bourré la gueule trois soirs d'affilée avec ma copine Morgane dans son institut catholique. Vomir à côté de chambre d'adultes handicapés chrétiens à 1h du matin dans un lieu où l'alcool est interdit ça te fait comprendre le sens de la vie.
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18/08/2011 19:44 par lalignenoire
Pierrick va bientôt rentrer et moi je suis en train de me réduire à l'état de larve sur le canapé. Demain, dernière journée de taf avant le week-end, et ce sera un week-end festif car c'est l'anniversaire de Morgane. Sachant que ça fait un an que j'ai pas pu faire une méga bringue avec elle et Yvann réunis, je compte en profiter un max; et puis, j'ai envie de la gâter. Avec Pierrick, on s'est mis en tête de faire des lampes, il a détourné un bouquin au boulot qui explique comment faire, et puis, il s'est mis en arret. Je crois qu'il a peur que je lui en veuille, d'ailleurs, mais bon, moi tant qu'il bosse son book tout va bien.
Bon sinon, j'ai mille et une choses en tête, mais je vais essayer de me transformer en ramassis de canapé avant le retour de Pierrick, alors, ce sera pour une autre fois.
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02/02/2011 18:48 par lalignenoire
Mouarf. Je suis en train de chercher des adresses de coiffeur sur Annecy et je flotte un peu. Pierrick m'a annoncé avant-hier que pendant notre période engueulade à gogo de ce mois de janvier (je lui ai méga pris la tête pour qu'il se trouve un job), il a eu des idées sur le fait de me larguer ainsi que des idées suicidaires, ainsi que il s'est fait embrasser par une de ses potes un jour où j'étais pas là. Boum, badaboum ! Je suis un peu tombée des nues, d'autant plus que monsieur disait que tout allait bien. Bon, j'encaisse un peu le coup et je me dévalorise un tantinet (aujourd'hui je me trouve principalement moche et désintégrée socialement parlant, à part ça ça va).
J'aimerais bien trouver un foutu coiffeur. J'ai été faire le tour des coiffeurs sur Cran mais, soit ils prennent sur rdv, soit ils étaient surbookés, soit leur tarifs étaient trop chers( "39€ la coupe + coiffage ? Heu laissez tomber"). Et puis merde, je me sens moche et hideuse. Ma veste militaire tient vachement chaud mais j'ai à peine figure humaine dedans. ET puis je sens cruellement l'absence de mes potes. Et puis je n'ai toujours pas répondu au mail assassin de mon père ("pas de nouvelles, j'attends. On dirait que ma fille a oublié son papa"). Et puis je n'ai pas envie de demander conseil, depuis que je suis ressortie si angoissée de chez ma psy et que j'ai explosé à la gueule de Pierrick et qu'il m'en a beaucoup voulu.
Merde, je me sens seule cette aprème. J'aimerais bien voir Morgane et Yvann. Au fond, mes autres potes me manquent peu. Ou plutôt, ils me manquent plutôt dans le fait qu'ils faisaient nombre autour de moi et que c'était bien agréable, mais c'est vrai que la richesse de conversation avec un Yvann ou une Morgane ne vaut pas franchement celle avec un Bruno. Je suis infâme et mauvaise langue et ça me fait même culpabiliser.
Et puis la fac m'emmerde terriblement. Je me sens hors du temps, inutile à la société et vivant dans une sorte de microcosme dans lequel je m'intègre bien mal. Je trouve les étudiants tous totalement stupides.
Ce samedi je serai sur Grenoble. J'ai rdv avec ma psy et puis ensuite j'aurai mon entretien avec Basile P, qui sera éventuellement mon chef de stage pour cet été. Basile P a l'air d'un sacré énergumène, lui aussi. Dans la série des désintégrés sociaux, je pense qu'il est dans le top 100 ou pas loin. Enfin bref. Sa messagerie répondeur disait "Pas là. Répondeur. Bip". Il n'a pas de téléphone portable. Nous avons rdv dans un bar. L'association n'a pas d'horaires fixes. Je me demande si ça veut dire que je dois chercher un autre stage ou pas. En fait ma question c'est surtout "est-ce qu'il y aura assez à faire pour me faire bosser au moins 20 heures par semaine ou pas?" S'il y a moins, honnêtement je sais pas ce que je fais. Je pense que j'accepterais quand même, mais si je peux trouver un second stage pour compléter un peu, ce serait peut-être pas mal. Enfin, je sais pas. J'ai un peu peur de ces vacances d'été, aussi. Pierrick a signé pour huit mois de taf, là. Donc si moi je me fais pas deux mois de stage, ou si je ne trouve pas un job pour occuper mon mois de juillet, je vais tout bonnement me retrouver comme une conne sur Annecy toute seule toute la journée. Une autre option intéressante serait d'en profiter pour aller voir toute ma famille et passer du temps avec eux.
Bon sang, je me sens à l'ouest ! Je n'arrive à me décider sur rien et pourtant j'ai l'embarras du choix sur mes occupations : glander, appeler des coiffeurs pour prendre rdv, appeler quelqu'un pour le voir samedi (Yvann? Charlotte? Tanoh? Ariel? Nuny? Ma mère ?), travailler ma 3D ou un quelconque autre projet de cours, aller zoner dehors, chercher un bouquin pour mon cours de cinéma... et je me sens léthargique et amorphe, surtout moralement parlant.
Bon, je n'ai pas d'idée alors je vais manger (ou me gaver, ça dépend du point de vue) et faire de la 3D. ça aura au moins le mérite d'être utile.
et encore
10/01/2011 04:41 par lalignenoire
Que pourrais-je dire d'autre. Je n'ai pas envie de rester sur une lancée si négative. En même temps, que puis-je faire ? Je dois parler avec lui, encore et encore; mais je n'aime pas cette impression de faire un procès à mon mec, tout d'un coup, juste parce que je me sens mal. Mais en même temps, si je ne dis rien, la pente vers le bas sera encore plus glissante, et ça c'est tout de même encore pire. Je ne sais pas vraiment ce que je suis censée faire. Bon je me dis qu'au pire, si jamais on arrive pas à gérer ça (mais ce serait tout de même assez ennuyeux si on veut passer notre vie ensemble...) on est pas obligés de continuer à vivre ensemble; on pourrait tout à fait se prendre un apparte séparément le temps qu'il voudra, pour qu'il puisse passer en paix toutes ses envies de bordel, de clopes au lit, de repas n'importe quoi et compagnie, qu'on peut avoir parfois en sortant de chez ses parents. Enfin, je me dis que moi j'étais tout à fait comme ça en sortant de chez ma mère : je ne faisais jamais la vaisselle, mon apparte était un capharnaüm complet et dégueulasse, mes assiettes traînaient tout le temps, et, tout comme lui, je n'avais aucune envie de bosser. Et tiens, un autre truc qui me fait chier avec cet apparte, c'est qu'on ne peut jamais tout ranger dans le sens où "chaque chose n'a pas sa place" : en fait, on manque de rangements, et le tri qu'on pourrait faire sur certaines choses (papiers notamment) n'est pas fait. ça m'ennuie, j'ai l'impression d'avoir mal géré ma partie du contrat, tout de même. J'ai été tout sucre tout miel pendant des lustres, en me disant qu'il apprendrait, qu'il aurait un déclic, que je n'avais pas besoin de lui faire la leçon, et maintenant je me retrouve comme une conne et surtout... à bout. Et à chaque fois qu'on parle il trouve le moyen de m'embrouiller, aussi.
Bon. Le point positif, si l'on peut dire, c'est que tout à l'heure je suis rentrée et j'ai dit "je veux être amoureuse d'un homme qui travaille". Oui je sais, ça peut paraître franchement abrupt. Mais j'espère qu'il a entendu, et compris, surtout. Bon sang, je ne m'imagine pas du tout me remettre d'une énième rupture amoureuse, d'autant plus que dans celle-là j'ai vraiment mis toutes mes tripes. Et que je n'ai pas mes potes à côté de moi pour venir me moucher et m'apporter du vin. Bon je devrais peut-être changer de sujet, de toute manière c'est pas les sujets qui manquent. Je te parlerais bien de mon père, aussi, tu vois.
Alors, mon père. La dernière fois qu'il m'a appelée, il m'a annoncé qu'il allait vendre sa licence de taxi, vendre son appartement et déménager avec femme et enfant à Dijon, où il achèterait une boutique à ma belle-mère pour qu'elle puisse manucurer en paix. Heu, pourquoi pas. Je ne sais pas si la-dite belle-mère est au courant que c'est à Dijon que mon père a rencontré ma mère et que c'est aussi là que j'ai été conçue, paraît-il. Bon, et je racontais certaines choses à Nuny et elle a très justement pointé que mon père inclut de façon étrange ma belle-mère, moi et ma mère dans sa vie. J'ai plusieurs exemples : il a acheté du thé à destination de ma mère - qu'il n'a pas vue depuis près de 22 ans -; ma belle-mère m'ignore par moments totalement; mon père me parle de ma mère constamment, me demandant comment elle va et me donnant des conseils pour "l'aider" (comme si elle avait besoin de ses conseils... bref...), mon père me charge aussi de messages à destination de mon petit frère pour quand il sera plus grand, parce que lui-même sera mort; nous serons donc chargés de nous occuper du bout de terrain de mon père au Vietnam, mais dans tout ça, ma belle-mère n'est pas du tout inclue, en fait, elle ne semble pas avoir son mot à dire, ni aucune responsabilité dans le futur de mon frère, à sa place, je trouverais ça assez vexant ! D'autant plus qu'il me fait ses discours en sa présence.
J'ai à peu près tout dit, je crois. Honnêtement, je serais ma belle-mère, j'aurais largué mon père depuis un sacré bail. Mais bon, je suppose que ça doit pas trop se faire dans la culture vietnamienne, d'autant plus que si elle le plaque elle n'a plus qu'à kidnapper son fils et retourner chez ses parents. Hm, bon. Personnellement, je trouve que ce genre de perspective serait assez amusante, mais heu, passons. Qu'est-ce que je pourrais raconter d'autre? Ce week-end, j'étais à Grenoble et j'ai vu Tanoh, Marc, Nuny, ma mère, puis Yvann et Julien, avec qui j'ai passé la soirée. J'ai aussi notamment croisé Audrey, une copine à Cindy avec qui je m'étais bien entendue, et Jacques, l'ancien alcolo qui était avec moi à l'hôpital (pardon pour la grosse étiquette que je viens de lui coller). J'ai passé un bon week-end, et je me suis réveillée aujourd'hui à 16h. C'est fâcheux parce que maintenant il est plus de deux heures du matin et je me sens toujours fraîche comme une fleur. Et je me demande ce que Pierrick est en train de faire. Me maudire, probablement. Quoi d'autre? Ma mère va bien. Nous nous occupons en ce moment à faire des concours de maigreur involontaire, elle et moi. Elle est récemment descendue à 52kilos; moi à 51. Du coup, apparemment on essaie de reprendre du poids toutes les deux. Moi, sincèrement, je sais pas si je suis vraiment convaincue par ma démarche; quelque part le fait d'être si mince m'apporte une satisfaction auto-narcissique assez totale, mais en même temps, quand je touche les os sous ma poitrine j'ai un peu honte aussi.
Enfin, passons. J'ai dit que j'essayais d'arrêter de fumer ? Je n'ai pas du tout tenu hier soir et je me suis enfilé quasiment un paquet de gauloises. J'ai craché mes poumons au réveil, c'est bien hein.
Sinon, cette semaine, je suis censée chercher un stage. J'ai aussi rencontré, au Mark 13, une certaine Olga, gothique de son état, qui a passé un an à l'IMUS d'Annecy- le vieux. Nous avons discuté de Marc Veyrat et Carole Brandon en connaisseuses, et elle m'a donné quelques petits trucs pour survivre à leurs sujets incompréhensibles (ne pas se laisser avoir par le carcan des mots; être créatif, se faire plaisir). Elle était très sympa. Elle m'a fait un baise-main quand nous nous sommes laissées, et Yvann en a été tout retourné. Moi, je me suis demandé si elle m'aurait pas draguée un peu; mais elle est mariée, et je pense que ça n'était qu'une petite marque de sympathie. De plus, tout le monde était un peu ivre.
loose
10/01/2011 04:09 par lalignenoire
Dieu soit loué, je viens encore ici pour me plaindre. Au fond, en ce moment, c'est un peu crise conjugale power; et ça me rend triste et sur les nerfs. J'ai un méga coup de barre, en fait. J'adore Pierrick, mais le côté "chaussettes sales" de la cohabitation ne se passe pas sans heurts, et j'aimerais bien être sûre qu'on va arriver à se réorienter dans une meilleure direction. Je pourrais lister des paquets de trucs qui m'exaspèrent chez lui en ce moment, et le fait d'arriver à ce constat me déprime fortement.
Alors le premier hic, c'est que j'en ai eu marre qu'il passe sa vie à glander sur le pc, à ne me parler que de jeux vidéos et de poker. Je voudrais qu'il trouve un TRAVAIL, et non le TRAVAIL n'est pas un gros requin blanc qui dévore tout sur son passage, le travail permet de sortir, d'avoir une vie, de gagner de l'argent et de rencontrer des gens. Ensuite. Je suis encore un peu irritée aussi parce que je viens de lui demander le pc pour écrire un article sur mon blog, et qu'il a hésité pendant cinq minutes en me demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire. Non mais j'hallucine ? Y a rien d'autre à faire que sur le pc ? Et moi bordel, quand je veux geeker aussi (facebook, mails, bimbo principalement) je réduis mon temps au minimum pour ses beaux yeux. Hého, on est deux. Ensuite. Je vomis notre appartement. C'est un bordel monstre, constamment. C'est en bordel, c'est sale, c'est pas rangé, nous manquons de meubles, c'est encombré, c'est moche. C'est un foutoir. Pour être tout à fait honnête, je commence à avoir des envies de femme ménagère harpie : dire à Pierrick d'aller prendre l'air une journée; réorganiser TOUT à ma façon, TOUT nettoyer, tout ranger et commander des meubles dieu sait où, et ensuite devenir hystérique quand il dérange ou salit quelque chose. A vrai dire, je suis à deux doigts de le faire. Je sais pas si c'est franchement une solution pour améliorer notre cohabitation. Soupir. Cette partie inclut donc ses roulages de clopes avec éclaboussures de tabac à 1m à la ronde et autres habitudes disgracieuses. Ensuite. Je veux qu'il bosse. ça je l'ai déjà dit. J'aimerais bien qu'il comprenne que je vais péter un plomb s'il ne s'y met pas rapidement. En fait, je regrette presque d'avoir été si laxiste ces derniers mois et de l'avoir tant coocooné. Je l'ai laissé s'installer là-dedans et ça m'emmerde. J'arrive pas à comprendre le problème des mecs avec le travail : Benoît, l'ex à Charlotte, et maintenant mon mec à moi. Aucun d'eux n'a l'air de soupçonner, pour le moment, que le fait de ne pas bosser et de rester vautré dans un canapé H24 peut faire fuir leur copine vers de plus vastes horizons. ça me déprime grave. En fait, avec Pierrick, depuis le début de la semaine, je fais des hauts et des bas. Un coup je suis tout en haut et je me dis, ça gère, on va gérer, il va faire un effort pour moi parce qu'il m'aime, et un coup je me dis "c'est pas possible, y a trop à faire, on va pas s'en sortir, je vais péter un câble". Présentement je suis plutôt en bas. En fait, je regrette qu'il n'ait jamais habité seul avant d'aménager avec moi; parce que je lui sers un peu de seconde maman, sans qu'il s'en rende compte, et que c'est pas forcément génial. Je veux dire, quelque part, ça prend sûrement du temps, de comprendre que si on laisse son évier en bordel, y a personne qui va venir nous le torcher, et quand on vit à deux ça doit être encore plus dur à comprendre. Moi, seule, j'ai mis au moins 4 ans avant de m'habituer à l'idée même du rangement. Je sais que j'ai été longue à la comprenette. J'aimerais bien qu'il capte un peu aussi. J'ai peur de devenir une harpie et d'entrer dans une place que je ne veux pas : celle de sa mère. Lui dire "fais-ci, fais-ça" et n'être plus pour lui qu'une série d'ordres, juste parce que je serais exaspérée par notre vie commune.
Merde ! Je voudrais bien positiver mais j'ai qu'à promener les yeux autour de moi pour bader complet. Je ne sais pas quoi faire. Nuny, hier, a cherché à m'expliquer quel sain positionnement je pourrais bien avoir pour remettre mon couple sur de meilleurs rails; malheureusement, elle aussi pointé des choses auxquelles je n'avais pas encore pensé pour m'énerver (comme les miettes de tabac partout).
Tomorrow...
22/12/2010 19:05 par lalignenoire
Demain, je vais voir mon père. J'ai pas envie.
David vient d'appeler. Il m'appelle toujours au moment des fêtes, et pour la première fois depuis 4 ans, il a proposé qu'on se revoie un de ces jours. C'est la première fois que j'y pense, mais je me dis qu'en fait, depuis 4 ans, il n'a sans doute que fait mettre de la distance. Sans doute qu'il aura cherché à se protéger aussi de l'espèce d'allumée que j'étais.
Quelque part, il n'aura pas eu tort. C'est même tout à fait tant mieux.
J'ai zéro envie de partir demain. Je sais même pas si mon père a eu mon message concernant mon heure d'arrivée, je devrais l'appeler mais ça me ... bon, ça me fait pas super envie quoi.
Partiels J-12 à peu près. J'ai encore rien révisé. ça craint. J'arrive pas à trouver le temps, et j'aime trop avoir une vie sociale pour y arriver. Heureusement, je suppose que je pourrai bosser chez mon père (après tout, à part fumer, sortir mon frère et manger, je n'aurai rien d'autre à faire)(j'oubliais "passer l'aspirateur"). Bref.
Tango
22/12/2010 11:11 par lalignenoire
Bon. Il y a Tanoh qui est en train de me parler sur facebook et elle me met un peu les nerfs en pelote. Y a pas longtemps, elle m'a envoyé un message pour dire "je t'adore puce, tu me manques beaucoup" (ça c'est la partie cool, mais gachée par la suivante ) : "je crois que je viens de te pardonner^^". HEu, quoi ? ça fait pas six mois qu'on s'était pris la tête? On a pas mangé ensemble, passé une après-midi ensemble après ? Il se passe quoi là, j'ai loupé un épisode moi aussi ? Et bon sang, est-ce qu'elle se dit vraiment que ça fait six mois que j'attends gentiment qu'elle m'annonce que je suis ENFIN pardonnée, pauvre de moi, triste pécheresse?
Putain, c'est peut-être méchant mais j'ai envie de l'envoyer chier.
Avec ça, je pars demain pour 4 jours chez mon père et ça m'emmerde royalement. J'ai zéro envie de retrouver mon père autoritaire et maniaque, ma belle-mère blafarde et effacée, mon petit frère pas foutu de parler un mot de français, énervé et colérique. En plus de ça je n'ai aucun cadeau; mon père m'a dit de ne rien prendre, mais...
Untitled (the death of fac)
15/12/2010 20:56 par lalignenoire
... J'étais en train d'écrire un truc et puis mauvaise manip et tout a sauté. Vais faire plus simple :
- Ras le bol
-stress maxi plus because deux dernières semaines éprouvantes : projet design, book photo, exposé de l'histoire de l'art, + vidéo à rendre vendredi soir + partiel après-demain.
- je hais mes profs
- passé matinée de merde : seule, dans un cours auquel je n'ai rien compris, à ne pas adresser la personne à qui que ce soit ou presque
- USEE par problèmes de thunes, me sens prise pour une conne de tous les côtés : Numéricable qui se permet de retirer 100€ de mon compte sans même un avertissement, ma sale pute de banquière, le CROUS qui a visiblement décidé de nous verser notre bourse n'importe quand, à cinq ou deux semaines d'intervalles, rien à foutre; par la CAF qui a paumé notre dossier à Pierrick et moi, et enfin bref, on est dans une situation financière qui me fout en larmes régulièrement
- Dans la même veine, suis censée aller passer Noël chez mon père, mais je sais pas s'il se rappelle que je lui ai dit que je pouvais PAS avancer les sous pour aller chez lui c'est clair et net, je peux pas sortir 80€ de ma poche comme ça; je devrais le lui rappeler car l'échéance approche, mais je ne sais pas comment faire (pour être honnête : il m'encombre; il m'emmerde)
- Ma mère arrive vendredi pour passer un petit moment avec sa fille et elle va me trouver hors de moi, crevée, stressée à mort, sans le sou et maigre comme un clou
- Oui parce que, même si j'ai fait raccourcir ma ceinture il y a quelque chose comme un an, je suis bonne pour recommencer : pour que mes pantalons tiennent sur mon cul sans risquer de me faire interpeller pour racolage passif j'en suis à 4 trous sur 5; je vois plus ou moins mes côtes et on sent mes os sous ma poitrine (ça me dégoûte) - bref il se peut que j'aie explosé les 51 kilos d'il y a quelques mois
- Avec ça, Pierrick semble tenir le coup : je ne sais pas comment il fait, je lui pleure dessus presque un jour sur deux
- d'ailleurs je ne lui facilite la tâche en rien parce que je pleure à moitié chaque fois qu'il part au travail, je dois vraiment être insupportable (mais dans ma tête ça fait un truc du genre "on se fait exploiter parce qu'on est pauvre - travail de merde - esclavage - misère - tristesse" et ça y est, je fonds)
- Tanoh m'a envoyé un message comme quoi j'étais presque sa meilleure amie et qu'elle m'avait pardonné. Je n'ai pas répondu; je crois que le reste de mon texte s'explique de lui-même
- ah oui tiens : Noël, la bonne blague : je n'ai pas les sous pour acheter un cadeau et je n'ai ni idée ni argent
- j'en viens à faire péter des cours pour (rayer la mention inutile) : dormir / bosser mes projets en retard / réviser (ce que je trouve assez incroyable)
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26/11/2010 15:22 par lalignenoire
Je me réveille (après avoir fait péter 3h de cours) et j'ai un cafard monstre. Cette histoire avec mon père m'angoisse version maxi plus. En plus de ça j'attends le résultat de ce foutu test de grossesse et je bade complètement. Je devrais essayer d'appeler Arielle, mais j'ai peur de pleurer au téléphone et de je sais pas, de la soûler ? J'ai peur qu'elle me dise d'appeler mon père et d'en parler tranquillement avec lui; en fait ça me terrifie, il me terrifie, je ne sais pas quoi lui dire et je n'ai aucune idée de comment gérer cette situation. Accessoirement, j'ai aussi peur d'appeler Arielle, de rester au téléphone 3/4 d'heure avec elle et d'être ensuite totalement à la bourre pour aller en cours.
...
Bon, elle est encore sur messagerie. J'ai l'angoisse qui grimpe comme une folle. Je pourrais aussi appeler Nuny, mais pour le coup... je sais pas trop, je parlerais plutôt à ma psy ou à mon éduc qu'à elle - j'ai peut-être besoin d'un avis plus neutre. Ou alors est-ce que j'appelle le Centre Hauquelin et je demande si jamais Arielle est dans le coin ? Ou si jamais je peux parler un peu avec Bastrenta ? J'ai souvent un peu peur d'abuser de leur gentillesse...
...
Bon ils sont vraiment trop adorables au centre Hauquelin. On vient de me passer une assistante sociale qui a écouté très gentiment le barza et qui m'a dit des choses très belles, comme quoi mon père allait devoir apprendre que sa fille était aussi une adulte (en plus d'être sa fille), et que des relations imposées ça marche jamais bien fort, et que mon petit frère et bien on s'appellera quand on en aura envie; et puis je lui ai dit aussi que ça m'ennuyait de me dire que je devais remettre le couvert conflits/explications/prises de tête/ajustements avec mon père après en avoir tant bavé avec ma mère et elle a répondu que je devrais en parler avec Bastrenta, de pourquoi s'engager dans une relation pour en retirer quoi (que rien n'était obligatoire et que si je perdais un peu du côté de mon père et bien il faudrait qu'il s'adapte un peu et tout et tout) et enfin bref, j'ai toujours le cafard mais ça va un peu mieux, elle m'a dit un peu quoi dire quand mon père rappellerait, lui dire gentiment que j'appellerais mon frère quand ça me ferait plaisir (et lui de même); et que pour les vacances de Noel je n'étais pas obligée de m'engager pour le moment et qu'on y réfléchirait ensemble avec Bastrenta; bref elle a été très gentille et très claire et elle ne m'a pas du tout débité de conneries comme certains auraient pu le faire. Merci à elle mille fois.
dimanche, suite
14/11/2010 05:08 par lalignenoire
Bon, et pour laisser de côté mon paternel extraordinaire, voici le reste :
- à la fac, ai copiné avec demoiselle de 16 ans, que j'apprécie beaucoup, semble-t-il. Oui vraiment, elle m'inspire de la sympathie, et ça me fait peur parce que j'ai peur à la fois d'être déçue, et à la fois qu'un jour elle décide de quitter la fac, auquel cas je devrais me démerder seule avec toutes les tronches de cake qui constituent ma promo. Je l'avoue, ça n'a pas changé, hormis quelques autres personnes, je les trouve tous plus ou moins nuls, plus ou moins péteux, plus ou moins porte de prison, je ne leur porte qu'une piètre estime, ils ne m'intéressent pas franchement et ils auraient, dans l'ensemble, plutôt tendance à m'exaspérer. Bon je nuance, pas tous, c'est vrai. Mais dans l'ensemble c'est un peu ça. Les nénettes avec quinze couches de fond de teint m'insupportent, je les trouve cliché, prétentieuses, et le fait de me faire bousculer aux toilettes / prendre des coups de veste/ ignorer royalement/ de constater qu'elles n'ont pas un pet d'humour/ les voir squatter facebook à longueur de temps et poster des messages débiles dessus puis râler sur le prof, ça m'énerve. Je trouve ça d'une nullité complète, et il y a paquet de filles que j'ai envoyé dans cette case là. Quant aux mecs et bien... ça n'est pas bien mieux. Je n'ai même pas envie de m'étendre là-dessus, en fait.
- Sinon, avec Pierrick, ça va. ça fait à présent deux mois qu'on habite ensemble et curieusement, il semblerait que notre quota d'engueulades hebdomadaire ait chuté en flèche. Les seuls trucs qui m'exaspèrent sont à propos du ménage : quelques fois, j'aimerais bien que mon homme vire un peu plus maniaque quand même, parce que supporter longtemps la vaisselle sale, le linge sale, le lavabo sale etcetera, ça me botte pas trop. En fait, je me suis juste rendue à l'évidence que mon homme ne sait pas forcément tenir une maison, mais je ne désespère pas, après tout, c'est son premier appartement et ça s'apprend avec le temps. Et puis, il faut bien avouer que de mon côté, à certains moments je suis un vrai paquet de nerfs. ça d'ailleurs ce sera mon sujet suivant :
- Oui en fait je réalise ces temps-ci que ma tête, c'est constamment l'Assemblée Nationale : y a constamment du bruit. C'est à dire que je pense tout le temps à la prochaine chose à faire, et malheureusement, il y en a vraiment un paquet. Je pense aux cours, j'ai toujours des bribes de chanson dans la tête, je pense à travailler mes cours, à aller faire des choses de ci de là, aux gens à qui je n'ai répondu ni par mail ni par texto depuis une semaine, aux coups de fil que j'aimerais passer, à la paperasse qu'il me reste à faire, aux cours, à aller prendre le bus, à essayer de me reposer un peu, à passer du temps avec Pierrick, au ménage, et enfin bref, ma tête ne se trouve apparemment jamais dans un état de disponibilité vis à vis de mes interlocuteurs : j'oublie ce qu'on me dit au fur et à mesure, je démarre au quart de tour, je fais des crises de nerfs à Pierrick, suivies de crises de larmes, je me fous une pression pas possible et compagnie, alors tout à l'heure, je me suis dit que ça suffisait et qu'il fallait que j'arrête de fonctionner comme ça. Je ne sais pas bien comment y remédier, à vrai dire, mais il va bien falloir trouver parce qu'à force ça devient invivable, et puis réagir à l'instinct tout le temps je ne sais pas si c'est vraiment une bonne chose. Alors tout à l'heure, dans la salle de bains, j'essayais de trier mes pensées, de voir ce que je pouvais foutre à la poubelle et ce que je pouvais garder. J'ai constaté que beaucoup de mes pensées correspondaient à une sorte de "IL FAUT", une sorte d'injonction suprême que si je ne réalise pas dans les cinq minutes, mon existence s'écroule. Que je suis aussi très douée pour m'inventer des histoires (la dernière en date c'est que je m'imagine être enceinte, et comme j'ai un test de grossesse à effectuer pour cause de nausées récurrentes, forcément je balise) mais j'ai essayé de repousser ça parce que pour l'heure, rien n'est fait et que ça ne sert à rien de s'angoisser sans preuves. Bon ce qui est bizarre là-dedans c'est que ça me fait pas mal penser à ma période anorexique, cette histoire, parce que le fait de se foutre une grosse pression, de vouloir être dans le contrôle parfait de toutes les choses qui nous entourent, de vouloir être parfaite soi-même, bin ça m'y fait pas mal penser. Enfin, disons plutôt que ça me fait remonter à ma période hôpital aussi, où il semblerait (selon David, du moins) que j'étais dans ce mode-là, de contrôle total sur tout ce que je voulais faire et dire. Bon sang, le truc que je déteste chez moi dans ces moments-là, c'est que je ne m'entends même plus parler, je ne sais même plus ce que je dis : mon esprit est en mode moteur automatique, et je réponds plus ou moins à côté de la plaque, ou alors un truc totalement bateau à la personne qui me parle, et tout à coup je reviens et je me dis "mais quelle conne, j'étais où là??" et je déteste ça. Déjà je trouve que c'est un manque de respect pour les autres, mais en plus, pour moi-même je me dis que c'est d'une nullité complète. Bon, je veux vraiment faire des efforts là-dessus.
- Autre sujet de "préoccupation" (dirons-nous) : mes ex. Je pense à Seb et Benoît. A Seb, parce que je l'ai totalement ignoré la dernière fois que je l'ai croisé à Grenoble : je n'avais pas envie de le voir, pas envie de lui parler, je suis restée sur de mauvaises impressions sur lui (ma psy m'a confirmé que j'avais raison à ce propos) et du coup, je ne voulais pas le voir. Dernièrement, il a mis un commentaire sur ma page facebook (un commentaire à la con), et j'ai eu envie de l'effacer. En fait, je suis dégoûtée de ce qui s'est passé avec lui : on aurait pu peut-être développer une certaine amitié, échanger un peu, se donner des nouvelles de temps en temps, rester en contact, être amis peut-être, mais en fait, non. Dans toute notre histoire (et je remonte pour ça à quelques années du coup), je n'ai fait que me sentir exclue de sa vie, sa vie apparemment trépidante avec ses supers copines qui font des plaisanteries incompréhensibles dans lesquelles je n'étais pas incluse, sa vie, au final, dans laquelle ma seule place était, il faut croire, dans son lit et pas ailleurs. En fait, je compare ça avec tous les beaux discours qu'il a pu me faire, sur le fait d'évoluer, d'être heureux, et blablabla, et je me demande si le souhait qu'il semblait faire pour moi (être heureuse, aller mieux) était vraiment sincère ou totalement chiqué. Et puis même : la dernière fois qu'on s'est croisés, cet été, ça a été la même chose. Il s'est esbaubi sur ma bonne mine, sur le fait que j'avais l'air rayonnante, que j'avais l'air heureuse, que c'était trop bien que j'allais m'installer en couple et compagnie, mais j'ai envie de dire : qu'a-t-il fait pour que ça aille? En quoi ça le regarde au final? Et puis à la fin il me fait un truc du genre, mais donnons-nous des nouvelles, appelle-moi pour qu'on aille se boire un verre, tiens voilà mon numéro, et blablabla, et moi j'ai souri, pris son numéro, et je ne l'ai jamais rappelé, et il ne l'a pas fait non plus. Au fond, Seb, c'est que du vent, que de la parlotte, dans les faits, je ne sais pas vraiment ce qu'il a pu faire pour moi. D'accord, à certains moments je crois qu'il a vraiment essayé d'être là et tout mais... je sais pas. J'en garde une vraiment sale impression. En fait je trouve que s'il avait vraiment voulu qu'on reste en bons termes, il aurait pu le faire parce que moi, à priori, j'étais partante pour, mais en fait il m'a surtout fait plein de salamalecs, et puis il s'est barré à tire d'ailes à chaque fois, point barre. Alors qu'il se casse. Qu'il aille faire sa vie ailleurs, à tatatouine les oies si ça l'intéresse, et qu'il continue à séduire les filles avec ses discours mielleux et son côté "je te comprends gnagnagna". Moi je l'emmerde.
- Et pour passer à Benoît, j'ai envie de te tenir un peu le même genre de discours, mais en encore plus en colère et peiné. Idem pour Christian, d'ailleurs, bien qu'il ne soit pas un ex (dieu merci !). Par rapport à Benoît, je cogite tout : tout ce qu'on a pu faire, les soirées bourrés, la violence latente, le fait qu'il m'ait en même temps toujours protégée (à ce niveau-là, lui ça n'était pas de la parlotte...), ses potes plus ou moins tarés, nos déclarations d'amour, notre immaturité, notre nullité complète en communication, nos ruptures, nos retrouvailles, tout. Et son dernier mail, qui date à présent de plusieurs mois, mais qui m'avait tellement choquée (tu sais c'est le truc par rapport au film porno). J'ai trouvé ça d'une tristesse crasse. Un amour de quatre ans résumé par un seul mail, qui dit : reviens baiser avec moi. Quelle pitié. Quelle tristesse pour lui que de n'avoir jamais voulu changer de place. c'est con à dire mais ça me fait mal de penser que j'avais vraiment foi en nous, en ce qu'on pourrait peut-être devenir l'un pour l'autre. Je trouve ça d'une tristesse incroyable. A son propos, je ne dirai pas un truc du genre on aurait au moins pu rester amis ou quoi que ce soit parce que ça, je crois qu'on en voulait pas trop, ni l'un ni l'autre. Non, c'était mieux qu'on continue nos vies chacun de notre côté mais enfin... il aurait au moins pu évoluer quoi. Remarque, j'en sais rien : à présent il est peut-être casé et sorti des jupes de chez sa mère. Mais curieusement j'y crois pas. Pour moi, son dernier mail m'a résumé toute sa vie : se branler un lundi matin onze heure chez ses parents. Je n'arrive pas à croire qu'il y ait pu avoir un changement depuis; il avait l'air d'être dans une immobilité tellement incroyable que j'ai du mal à imaginer par quel miracle il ait pu se bouger le cul. Après tout, en quatre ans de relation, je n'ai rien réussi. Ses meilleurs potes s'y sont cassés les dents aussi. Ses parents ne semblent jamais avoir rien tenté (remarque, ça ça a peut-être changé depuis, j'en sais rien). Alors qu'a-t-il pu faire ? Commencer sa formation et puis arrêter en cours de route ? Ou pas? Se trouver une meuf? Baiser avec, se faire larguer? Pff, ça me dégoûte. Si au moins sa vie lui procurait une certaine satisfaction, je pourrais au moins me dire que c'est bien, on a rompu et il a fait sa vie avec une autre. Je pourrais d'une certaine façon être rassurée, me dire que tout est terminé pour de bon, qu'il est passé à autre chose, qu'il mène une existence qui lui plaît, qu'il avance. De cette façon là, je n'aurais plus rien à voir avec lui. Là, il y a des moments où je me demande s'il ne va pas débarquer un beau jour pour me dire qu'il veut se suicider ou un truc du genre. A mes yeux, j'ai une sorte de dette envers lui. J'ai l'impression que, parce qu'il n'est pas (ou du moins pas à ce que je sache) installé dans sa vie, il y a encore un truc qui plane entre nous. Je suis semble-t-il la seule à avoir refait ma vie après lui. Et au vu du mail qu'il m'avait envoyé, visiblement, ce truc planait aussi pas mal avec lui. Bon sang, j'ai l'impression que, tant qu'il n'aura rien fait de sa vie je serai obligée d'être en contact avec lui de temps à autre. En même temps je sais pas pourquoi je dis ça : rien ne m'y oblige.
En fait, j'aimerais bien pouvoir vraiment enterrer tout ce qu'il y a entre nous. J'ai l'impression, même dans notre façon de rompre, qu'on ne s'est jamais dit tout ce qu'il aurait fallu. Je sais pas tu vois, des trucs cons, genre lui souhaiter une bonne route, lui dire que je ne le hais pas, ou plus, lui dire que je l'ai aimé, que j'étais jeune et innocente, lui dire à quel point il a pu m'aider à une période de ma vie, que je lui en suis reconnaissante, qu'il doit avancer à présent de son côté, que je suis heureuse, que je ne l'aime plus, que tout est clair entre nous : voilà, j'aimerais bien qu'un jour on puisse se dire ça. Mais de mon côté je sais que c'est clair, mais pour lui ? Est-ce qu'il ne me balancerait pas plutôt un paquet de haine non digérée? ça serait sans doute entièrement possible, et c'est sans doute aussi pour ça que je me tiens à l'écart.
Et puis de toute façon, à quoi bon. Je ne crois pas que ça changerait quoi que ce soit : j'aurais peut-être éventuellement meilleure conscience, mais lui resterait à ruminer ses regrets dans un coin, quand je ne me les prendrais pas en pleine gueule. Je ne peux rien faire pour lui.
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Sur cette pensée altruiste et pleine d'avenir, je crois que je vais aller me coucher. Il est 4h du matin. Mon chaton est super câlin en ce moment : elle a passé toute la soirée sur mes jambes à quémander des câlins et est à présent appuyée sur mon épaule; elle somnole. ça fait au moins une heure qu'elle est comme ça. C'est craquant. L'ennui c'est que je n'ose même plus bouger.
