pluie et déménagement
19/08/2008 22:54 par lalignenoire
Ok, je viens de faire un article tout ce qu'il y a de plus politiquement correct sur mon autre blog et j'ai besoin de dire deux trois autres choses ici. D'abord, le boulot. Y a des fois où j'ai envie de tout exploser là-bas, surtout quand je tombe sur des vieux péteux qui me prennent pour la potiche qui a raté sa vie, ça m'énerve grandement. Limite au point de me foutre en l'air mes heures de boulot restantes. Ce serait pas mal que j'arrive à prendre de la distance, parce que ceux qui me plaisent me remontent un peu le moral et ceux que je déteste me le coulent complètement. Alors bon, c'est moyen.
Deuxième chose, les mecs. Je me suis remise avec Benoît et c'est bizarre. C'est cool d'être de nouveau avec lui mais il y a quelque chose qui cloche. Genre, je me sens moins amoureuse qu'avant. Je sens un peu comme une distance, ou une peur de sa part (complètement justifiée hélas), j'ai peur de l'avenir, j'ai peur de souffrir, de le faire souffrir, le voir me chouchouter à fond m'angoisse et me plaît à la fois, je sais pas trop où j'en suis, j'ai peur de lui déplaire et en même temps Bastrenta a raison, je peux pas continuer à m'enfermer dans son désir tout le temps, donc il va falloir faire avec. Mais ça promet d'être pas facile. Donc voilà, quand je pense à Benoît, depuis hier, ça fait tendresse et ça fait peur, ouais les deux à la fois, pas pratique. Des fois quand on se caline, j'ai l'impression d'avoir un pote dans les bras, et ça ça me perturbe vraiment, j'avais jamais ressenti ça avec lui. Je crois pas que ce soit vraiment bon signe non plus. J'ai toujours beaucoup d'affection pour lui c'est sûr, mais c'est vrai que je sais plus trop où j'en suis, entre amour et amitié très forte. Je trouve ça triste.
En plus de ça, les mecs au boulot me font me questionner ma race à chaque fois que j'en croise un qui me botte, Julien, Jonathan, et depuis vraiment l'autre soir, William Adell, plus âgé, plus mature sans doute, plus calme et qui a des cernes monstrueuses, et qui m'a fait un sourire l'autre jour à retourner les morts. D'un côté je me dis que faudrait vraiment que je me calme, de l'autre, je sais pas du tout quoi faire, quoi accepter, quoi refuser, quoi dire, c'est un peu la cata. Bref, j'oscille entre la chaleur et la rigidité totale, c'est un peu embarrassant et y a un Julien qui en fait les frais (d'un autre côté, il me donne rien non plus pour que je sache à quoi m'en tenir hein.) Alors bon. Je prie juste pour que ça passe, calmement et sans heurts. Et l'autre nuit j'ai rêvé de Seb, l'étudiant infirmier, et je rêvais qu'on était dans une sorte de "pharmacie", qui n'avait de pharmacie que le nom, c'était une immense maison avec des terrasses et des vérandas géantes, avec vue sur la vallée, et c'était une sorte de partouse bizarre, il y avait un bain, deux mecs, moi et une autre fille, la pharmacienne, et elle disait à Seb de se déshabiller, ce qu'il faisait docilement, comme s'il était son jouet innocent; puis ce qu'elle voyait lui plaisait bien, alors elle lui ordonnait de se coucher à côté d'elle, genre on va coucher ensemble direct je vais te faire mille et une misère jusqu'à ce que t'en puisse plus, elle le foutait à poil, et lui demandait de produire du ketchup, et il comprenait pas, et en fait elle voulait juste qu'il agite sa bite comme s'il secouait un flacon de ketchup. Très énigmatique, et moi j'y comprenais rien, je trouvais que c'était une connasse, que moi à l'époque je le traitais beaucoup mieux que ça et qu'il avait tort de se laisser faire comme ça par une fille. Enfin. Je me suis réveillée et je me suis dit qu'il fallait que je prenne de ses nouvelles, il était temps.
J'ai fini par l'avoir au téléphone entre midi et deux, tout à l'heure. Il avait l'air positivement ravi que je l'ai contacté, surtout qu'il y avait pensé de son côté y a quelques jours, et on s'est dit qu'on essaierait de se voir la semaine prochaine. Pour les nouvelles en gros, il a toujours pas fini ses études (c'est pour novembre), il est de retour au CHU, service Réanimation (hum, miam), et il s'est pris un apparte à lui tout seul, le premier, à St Martin d'Hères, dont il est plutôt content. Et il bosse soirs et week-end, donc ça va pas être très pratique pour se voir, mais ce qui est sûr c'est que ça me fera plaisir.
Et je me demande s'il est célibataire. Pas pour sortir avec, mais plutôt par un espèce de mélange jalousie/possessivité/ et protection (je veux qu'il soit bien, heureux et tout, et si jamais je peux aider je le fais). Soupir. En fait je crois qu'à chaque fois que je rencontre un mec en ce moment je me dis, putain, comment ce serait avec lui? est-ce qu'il se bouge, est-ce qu'il serait jaloux, gentil, protecteur, attentionné, libertaire? est-ce que je me sentirais plus libre ou au contraire, livrée à moi-même? moi je sais que j'ai besoin d'un mec qui fasse un peu papa, mais en ce moment je doute de plus en plus là-dessus, tout en me disant que ça pourrait bien être toujours le cas, mais en moins fort qu'avant. Après tout, je commence à en avoir ma dose d'être enfermée et bébéifiée, même si c'est mignon. Enfin, peut-être pas non plus. Je sais pas bordel, je sais vraiment pas.
Et puis merde. J'ai dit tout ce que j'avais à dire maintenant, alors je vais choisir entre le canapé et mon matelas pour dormir dessus et me coucher. Je suis vraiment fatiguée. Bonsoir.
horrible
15/08/2008 13:44 par lalignenoire
Horrible horrible, tout est horrible. Je suis en break avec Benoît, parce que l'envie de partir en courant se fait sentir de plus en plus. Et comme dit dans le précédent article, je suis effectivement une loque dès que je me mets à penser à lui. Bref. Je me suis réveillée ce matin, et le temps que l'information arrive au cerveau, plouf, le moral a plongé direct. Je suis complètement démoralisée. Je cogite aussi sévèrement ce que m'a dit ma psy au téléphone l'autre soir, à savoir que j'étais pas du tout prête ni à le larguer ni à vivre une vie de célibataire, et je sais que c'est exact, mais en même temps, je l'ai vu hier soir au hasard, et les trois choses qu'il m'a dites en cinq minutes ont été je vais boire de la bière je vais faire la fête chez une pote et mes parents partent en vacances, j'ai l'apparte pour moi tout seul à partir de samedi. J'ai repensé à tout ce que m'a dit ma psy, et je me suis dit, j'ai un ado en face de moi, et ça m'a relancé un coup de démon monstrueux. Alors tu vois, je sais pas du tout si j'arriverais à supporter ça, si je décide de me remettre avec lui un moment. On a aussi fait un constat déprimant avec Bastrenta, c'est que je vais pas passer ma vie avec lui, finalement. J'avais pourtant eu de grandes idées, et lui aussi, sans doute. ça me brise le coeur, je suis déçue, dégoûtée, triste à crever. Je sais pas si j'arriverais à faire l'autruche avec lui, à ne pas essayer de lui rentrer dans le lard chaque fois que j'entends quelque chose qui me fait bondir.
Putain, si je m'écoutais je passerais ma journée au fond de ma couette à pleurer tout ce que je veux, mais il paraît que je peux pas, parce que je suis censée attaquer mes cartons et voir Vianney en fin d'aprème. Putain, il m'en aura fait baver ce mec. Je sais pas quoi faire. Et puis j'ai beau en parler à toutes les personnes que je rencontre, y a pas à dire, c'est à moi de prendre la décision. Tiens un autre truc qui m'énerve, c'est que lui tu vois, en attendant, il attend, justement. Bordel, je refuse de passer mon temps à l'attendre. Je comprends pas pourquoi je devrais rester avec lui si c'est pour attendre qu'on craque tous les deux et qu'on s'envoie chier une bonne fois pour toutes. Et en même temps, y a qu'à voir l'état dans lequel je suis pour voir que je tiens à ce mec, énormément, et que, et que je sais plus quoi mais enfin les deux options qui s'offrent à moi me font penser toutes les deux à des plongeons dans le vide - sans parachute.
Je veux dire, si je retourne avec lui, je vais me préparer sereinement à rompre, n'est-ce pas? comment est-ce que ça pourrait se passer autrement? j'ai déjà toute la fin du mois d'août à endurer (il a décidé de ne rien faire jusqu'à septembre...), puis en septembre, je sais pas du tout ce que ça va donner mais je sens que ce sera toujours le même problème. Et bordel je vais jamais tenir encore deux mois. Pas que je sache.
Et en même temps, mais quelle connerie phénoménale, avoir envie de rompre alors que je suis folle de lui. Pourquoi est-ce que ça me tombe dessus, hein? Pourquoi est-ce qu'il faudrait rompre, mais en même temps, quelle raison ai-je de rester? je veux dire oui je suis amoureuse, bien sûr, mais putain, si je dois continuer à m'en prendre plein la tronche avec son mode de vie de merde à quoi bon rester hein? QU'EST-CE QUE JE SUIS CENSEE FAIRE BORDEL????? et pourquoi est-ce qu'il entend rien de la place où je suis, pourquoi est-ce qu'il comprend pas, pourquoi est-ce qu'il fait rien, pourquoi est-ce qu'il reste aussi passif, pourquoi est-ce qu'il se défend autant sur ce que je lui dis? il m'emmerde, putain! y a personne pour lui expliquer qu'il se conduit comme un grand gamin? sa mère et son père ils font quoi dans l'histoire, à l'entretenir comme ça, qu'est-ce que c'est que cette connerie? pourquoi est-ce qu'à 22 ans, c'est sa mère qui lui fait son lit et lui prépare ses repas? y a personne d'autre que moi pour lui botter le cul à ce mec? et encore, s'il pouvait seulement se la fermer, avec sa jouissance confortable, si seulement je pouvais ne pas en entendre un seul mot, mais non! il me la fout dans la gueule, sa vie de pacha, il ne parle que de ça, il me dit à quel point il s'amuse et à quel point la vie est douce, et au moindre petit coup de fatigue, hop, masse-moi chérie! et moi je fais quoi dans l'histoire, je crève? si on vivait ensemble c'est moi qui ramènerait l'argent à la maison et lui il ferait quoi, bouffer des pizzas et boire des bières toute la journée?
voilà, ça m'emmerde profond toute cette histoire. Si tu veux qu'on utilise les grands termes, j'éprouve de la rage, de la frustration, de la colère, de la tristesse, de l'incompréhension, de la fatigue, de l'amour, de la haine et de l'impatience. Et plus je pense à ce merdier sans nom (et sans fond, semble-t-il) et plus j'ai envie d'aller me changer les idées ailleurs, avec le Julien par exemple, ne serait-ce que pour aller boire une bière et pouvoir compter sur lui de temps à autre, comme un bon pote attirant, et voir avec Benoît après. Après tout, rien m'empêche de laisser traîner le merdier, aussi passivement que lui, et d'attendre, et de me dire, je fais ma vie ailleurs en attendant. De toute façon c'est ce que Bastrenta m'a conseillé: m'investir ailleurs qu'avec lui, avec d'autres gens et d'autres activités. Alors bon du coup je me suis préparé un programme forcené de sociabilité pour ce week-end (hier Yvan, aujourd'hui Vianney, demain Christian, Alice dans pas longtemps et Pierrick quand je veux ou je veux, semble-t-il), mais n'empêche, gens ou pas gens, son absence à lui laisse un vide considérable. J'ai presque envie de te dire, je le déteste. Mais en même temps, je suis amoureuse. Bordel. Ma vieille envie d'être un caillou hermétique me reprend. Saloperie.
[salaud].
soupir
05/08/2008 15:24 par lalignenoire
Fond sonore: Duffy, Sleeping Stone
ça cogite et ça angoisse sec aujourd'hui. Allez, on liste :
- Benoît. Faut croire que c'est reparti pour un tour, putain on passe notre temps à se prendre la tête, principalement sur l'écart entre ma putain de vie "active" et la sienne, que je me suis mise hier à qualifier de "pacha". Et je lui reproche aussi son manque d'ouverture d'esprit. ça m'énerve parce que ça devrait être une petite chose, qui n'a rien de comparable au fait que je l'ai trompé y a deux ans tu vois, mais n'empêche que ça traîne, ça traîne et ça traîne encore. Je suis impatiente qu'il ait un boulot et un apparte, histoire qu'il doive se bouger un peu le cul. Hier tu vois, le truc qui m'a grave fait monter en pression, c'est ça : je rentre du boulot, il est 21h, il passe chez moi. Jusque là très bien, j'étais vraiment ravie qu'il vienne, je me disais, cool, maintenant je bosse et c'est lui qui me chouchoute. Bon. Il commence à se répandre comme quoi il est fatigué. Ok, tout le monde peut être fatigué. Mais putain, il s'est vraiment répandu. Il m'a expliqué qu'il avait dû aller deux fois au Sub et qu'il était resté debout chez Fab toute l'après-midi (sous-entendu: à boire des bières...), et suite à quoi, il m'a demandé un massage. Je suis restée sur le cul, mais alors complètement. Je me suis dit, c'est pas vrai, il se fout de ma gueule. Comme quand il me dit "là j'attends la motive pour aller au Sub" comme si aller dans un bar était vraiment un acte difficile et héroïque. Quel flemmard. Et il me dit ça, à moi qui me tape généralement des journées à rallonge, qui même en juillet où j'avais pas de boulot a eu l'impression de courir partout, lui qui a même pas la force de se lever le matin à 10h parce que c'est trop tôt, et il me demande un massage. Sur le coup j'ai pas franchement percuté, et puis alors que j'étais en train de le masser, je me suis dit que c'était vrai, il se payait ma gueule. Et là tu vois, j'ai eu méchamment envie de lui foutre des coups de poing dans le dos et de pleurer. J'ai arrêté le massage direct et je lui ai dis. Il s'est quasi énervé, avec un ouais ça va, moi je bosse pas rageur. Ce qui m'énerve grave quand il fait ça, c'est qu'il essaie de se défendre et que c'est à moi de me sentir conne. Et je me sens conne, et ça me donne généralement envie de le jeter dehors, de lui dire de se casser pour boire des bières, de me foutre la paix pour que je puisse pleurer ma rage et me charcuter comme j'en ai envie.
Des fois j'ai envie de lui dire, tiens accompagne moi une journée : lève toi à 5h du mat, tape toi des insomnies qui font que tu pourra pas te rendormir quoi que tu fasse, va au travail, enchaîne sur deux ou trois virées paperasse, et viens me rejoindre m'amuser avec mes potes dans un bar, et écoute moi me plaindre que je suis fatiguée parce que j'ai dû me lever à 14h et boire des bières. Et je sais qu'il pèterait un plomb.
Bordel, ça me tape méchamment sur le système, parce que j'ai vraiment plus envie d'entendre quoi que ce soit sur sa prétendue fatigue et qu'il m'en parle quand il la ressent, puisque pour lui elle est tout à fait justifiée et normale. Il arrive vraiment pas à se mettre à ma place, ça aussi ça m'énerve. Et le truc qui m'achève vraiment aussi, c'est qu'à force ça me donne vraiment envie de me barrer en courant, alors que je sais pertinemment que ça ferait de moi une loque finie, que je sais qu'à côté de ça je suis folle de lui, que j'arrive pas à me passer de lui, que j'ai besoin de lui pour tous les aspects de ma vie, mais non, cette incompréhension stupide gâche tout (enfin, j'exagère) et me donne parfois vraiment envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.
Bon. ça je vais quand même éviter, même si du coup, bien malgré moi, j'ai tout à fait remarqué que le Julien du service je sais pas quoi à EDF a un corps superbe et athlétique; même si j'ai aussi comptabilisé toutes les fois où Gerald Ostengo est venu à EDF depuis juin et même si je fais des sourires à tomber à tous les déménageurs que je croise, non, j'ai vraiment pas envie de refaire de la merde. D'ailleurs rien me prouve qu'ils sont célibataires tous ces mecs, non, ils doivent tous être casés, c'est une certitude.
Non, la solution, si j'ose appeler ça comme ça, c'est qu'à la prochaine remarque, je pète mon plomb. Peut-être que ça marchera, ça. Quel dommage qu'il ait compris toutes les choses dont j'avais parlé dans la lettre de notre dernière embrouille mais pas ça. Des fois je me demande si c'est moi qui suis particulièrement chieuse, vu que c'est tout le temps moi qui râle (mais d'un autre côté, je suis la seule à cogiter, lui ça va, évidemment, tout va bien)(enfin je vais un peu vite, tout va pas forcément bien pour lui mais disons plutôt que lui, il a le temps pour y penser, et moi pas), ça me fout vraiment mal d'être toujours la seule à pester. D'un autre côté, je suis complètement persuadée de pas être quelqu'un de chiant, je le laisse faire sa vie, je suis pas, ou peu jalouse, je le laisse sortir avec ses potes comme il veut (du moins il me semble), contrairement à d'autres filles je roule pas des pelles à d'autres mecs en face de lui, je me conduits même foutrement bien il me semble alors pourquoi est-ce que c'est moi la chiante?? Donc ouais, la prochaine fois que je pense à le foutre dehors, à la limite, autant le faire. Si ça peut servir à quelque chose, je sais pas. Prions juste pour que ça n'arrive pas, mais j'ai comme un doute, parce que vu son dernier texto je ... bloque déjà. Bref.
M'en fous, ce soir je compte pas sortir. J'ai pas envie d'aller le voir au Sub. Je verrais bien Alice, je sais pas. En plus j'ai ma matinée de libre demain.
Qu'est-ce que je voulais dire d'autre.
- Ouais, bah y a le Julien d'IDex qui me fascine, hélas. Putain, il a le même corps que Seb, musclé et ferme, ça fait envie. D'un autre côté tu me diras à quoi bon, je serais sans doute complètement frigide avec lui. Si même mon mec arrive pas à me toucher, c'est sans doute pas lui qui y arrivera. Enfin, c'est juste qu'il m'attire, un peu comme Benoît, mais que, un peu comme Benoît, penser à coucher avec me rebute et m'effraie. Alors. Autant le laisser m'apporter le café dans ma loge, si il veut bien. Y a Nicolas aussi le technicien Dalkia que j'aime bien - sans doute parce qu'il fait pas gros bébé mais plutôt très, très dégourdi. Lui il m'attire pas, je le trouve juste rassurant, un peu comme Ostengo, parce qu'il est gentil, posé, et qu'il dit naturellement que "pfiou, fait chaud sur le toit là-haut". Mais il a vraiment des lunettes pas belles.
Quoi d'autre.
..
...
Rhaaa. Je voudrais bien appeler Marie et entendre sa voix censée me rappeler le droit chemin. Elle est très douée pour ça. Parce que je sais que cette aprème, d'ailleurs oh putain, je suis supposée partir dans vingt minutes et j'ai toujours pas mangé, je vais voir Arielle, et elle je sais d'avance qu'elle va prendre mon parti et je vais sortir encore plus révoltée que ce que j'étais avant. J'ai déjà envie de pleurer. J'ai aussi dit à Nuny que je la rappellerais en milieu d'aprème, et je dois aussi aller payer mon premier mois de loyer - avec quoi je sais pas, mais ça a carrément assez attendu. Putain si j'avais des somnifères, en ce moment, je crois que j'en prendrais tous les soirs. Sans doute un soir sur deux pour me défoncer et arrêter de cogiter à des trucs horribles, et un autre soir sur deux parce que j'arrive tout simplement pas à dormir.
J'ai envie d'un gros câlin rassurant. J'ai pas envie de manger non plus. Seigneur, j'ai du mal à manger, c'est vraiment terrible. J'ai cette envie de maigrir qui est revenue vite fait et du coup, ça additionné au fait que je n'ai jamais faim, ça aide vraiment, absolument pas. Comme d'hab, j'ai envie de descendre en flèche les 50kilos. Et de ne rien dire à personne. Ou presque.
Y a des fois j'ai l'impression que je suis de bonne humeur que quand je suis au boulot: parce que je peux faire des sourires à tout le monde et que tout le monde est content, et que quelque part, c'est plus facile que quand je suis dehors, où je suis soudainement obligée de penser. Bordel.
dream is my reality
27/07/2008 23:12 par lalignenoire
L'administration de mon nouveau blog (un deuxième Ligne noire) étant en maintenance, et ayant un besoin urgent d'écrire dans un lieu public, je suis venue ici. Bon, blablabla, embrouilles avec Benoît, week-end chez Marie avec Charlotte, mon chat et une vingtaine d'autres personnes, mais tout ça pour le moment on s'en fout, je veux surtout raconter le rêve que j'ai fait cette nuit, je suis toujours dedans pas moyen d'en sortir. Alors go. (Je ferai sans doute un copié-collé dans mon nouveau blog quand je pourrai aller dans l'administration après)
En vrac, y a eu plein d'actions différentes.
En premier lieu, je me rappelle d'une altercation avec Benoît, sur un banc avec de l'herbe verte autour, et j'étais très triste et très lassée et très résignée, et je suis partie sans qu'on ait trouvé d'accord, dans un état de tristesse avancée.
Puis j'ai appris que ma mère était morte, plus ou moins accidentellement. Dans le rêve, ma mère était reliée à un espèce d'organisme géant, industriel et organisé, et c'était eux qui s'occupaient/travaillaient avec elle dernièrement, alors c'est eux que je suis allée voir lorsqu'elle était morte. Il me semble que c'était eux qui devaient s'occuper du corps aussi. J'étais une vraie loque, une boule de nerf, et les trois personnes que j'ai successivement vues ont tous été des connards, je crois qu'il y avait une femme et deux hommes. Il y en a un qui était chargé de me transmettre les derniers objets de ma mère et c'était vraiment des broutilles, des trucs pas importants, reliés aux Indiens, mais qui avaient sûrement beaucoup de valeur pour elle. Ils parlaient tous d'elle comme si elle était pas morte, comme s'ils s'en foutaient, ou comme s'ils se foutaient de ma gueule, et ça me mettait dans une rage noire, et je leur hurlais dessus à chacun, je faisais des scandales monstrueux, en criant et en leur tapant limite dessus. Tout ça se passait dans un grand complexe blanc, mélange entre une usine, un hôpital et des bureaux, neuf à l'intérieur et délabré à l'extérieur, avec une cour intérieure un peu à l'abandon.
Après m'être occupée des papiers et autres relatifs à son décès, j'ai commencé à prendre le chemin de la sortie, pas facile à trouver du tout. Je crois qu'il y avait des gens qui me poursuivaient, aussi, trois personnes sombres et inconnues, à qui j'avais jamais rien fait, mais qui s'acharnaient sur moi avec la vigeur et la violence du KGB et du GIGN français, tu vois. Et bref, j'étais dans un état de désespoir total, et je rencontrais ce mec, gentil, normal, pas moche, avec un espèce de k-way bleu, pas très stylé, et je commençais à lui parler, lui à m'écouter, il était d'une gentillesse extrême, attentif et tout ce que tu veux, et puis tout d'un coup, un autre mec, à peu près du même âge, est arrivé derrière lui. Moi j'ai rien compris à ce qui s'est passé, mais en un éclair, mon nouveau futur protecteur éventuel s'était écroulé par terre, il avait compris qu'il venait de se faire planter, dans le dos, par le mec, et il disait "Hail Hitler" en me tenant plus ou moins la main, ou genre "je t'aime bien quand même", ou "j'aurais pu t'aider". Et là j'ai compris que ce mec, avec qui j'aurais pu m'entendre formidablement bien, était un nazi convaincu, au point de révérer sa star au moment de sa mort, et que l'autre était un communiste type redskin ou redkaos je sais pas, et qu'il l'avait nargué même après s'être fait assassiner par lui.
J'étais donc de plus en plus démolie, je devenais comme un fantôme de détresse, et là, on passe à la partie plus imaginaire du rêve, moins intéressante, où on tournait un film, un peu genre télé réalité, et où j'étais dans la mafia, du moins, j'étais un électron libre autour de la mafia italienne, et le film était à propos de la fille du parrain de la mafia, qui avait été soi-disant assassinée, sauf qu'elle passait à droite à gauche librement avec ses amis, parce qu'elle était pas morte du tout, mais qu'on filmait la vendetta quand même. Et je disais, mais si elle est censée être morte, évitez de la laisser entrer dans les plans de tournage du film - et tout le monde s'en foutait.
En gros, dans tout le rêve j'étais désespérée, complètement errante, et je crois que j'étais aussi particulièrement "demie portion" par rapport à toutes les personnes que je rencontrais (surtout les mecs, surtout le nazi gentil et le RK). Il me semble que je portais mon vieux baggy énorme à lanières déchirées, et j'étais un véritable scandale ambulant, à moitié en train de cogner et de gueuler sur tout le monde, très violente. Les trucs qui m'ont particulièrement marquée dans ce rêve ont été l'absence d'importance donnée à Benoît, qui est dans l'histoire considéré comme perdu depuis un bon moment; le fait que je hurle véritablement sur quelqu'un, avec des mots, devant plusieurs personnes, dans des bureaux (du jamais vu); la gentillesse, la véritable sympathie ressentie envers ce mec, qui était venu vers moi de son plein gré, et l'absence de peur que j'ai eue avec lui, pas comme ce que je ressens quand je suis avec des vrais nazis dans la réalité (je me dis, je suis asiat', y a un moment où ça va mal se passer), alors qu'avec lui je me sentais vraiment acceptée dans tout mon ensemble, origine incluse : il m'avait abordée en sachant presque entièrement ce que j'étais, et avec l'intention de m'aider, et je lui étais vraiment redevable.
Et puis si tu veux savoir, y a aussi un truc qui s'est passé dans le week-end, où j'aurais presque pu prédire qui allait dire quoi entre Marie et Chantal, sa tante je crois, qui parlaient d'un truc à l'arnica fait pour se laver les mains, sans eau, et j'ai été certaine d'avoir déjà rêvé de ça. J'aimerais vraiment avoir sous la main mes journaux de collège et lycée, parce que c'est tout à cette période que j'ai fait ces rêves, et que pour m'en souvenir je sais qu'ils ont dû me marquer, alors j'en ai peut-être parlé dedans, j'aimerais vraiment vérifier (je doute toujours). Alors pour te dire honnêtement, ce rêve là a été tellement intense que je me dis, il est peut-être prémonitoire. et ça m'inquiète un peu, mais en même temps, ce mec en k-way bleu, j'ai envie de le rencontrer. Par contre, le reste, la rupture avec Benoît et la mort de ma mère, ça me fait pas du tout envie. Soupir.
à part ça, j'avais pas du tout envie de rentrer sur Grenoble. la discussion qui s'annonce avec Benoît m'inquiète, la reprise du boulot m'inquiète aussi (c'est pour vendredi prochain), le passage au nouvel apparte m'inquiète et les thunes m'inquiètent aussi.
véreuse
11/07/2008 15:16 par lalignenoire
Véreuse, je suis véreuse et je hais tout le monde, et pour la première fois depuis un sacré moment, j'ai une certaine envie de me charcuter. Paraît qu'il faut que je résiste: si j'ai fermé mon blog de L'Extincteur, c'est pas pour rien. Mais mon nouveau blog, un deuxième Ligne Noire, a aucun succès. Pas de commentaires, rien d'intéressant, et moi-même je me sens mal en écrivant dedans, j'ai l'impression que ça ne va pas, ce que je dis, que tout le monde s'en fout, que c'est mal tourné etc. Donc un gros sentiment d'échec.
Ajoute à ça que :
-je suis malade
- fatiguée cause ça fait deux nuits que je dors rien
- grosses cogitations par rapport à Benoît (comment faire pour attendre qu'il évolue, comment gérer tout ce qui m'énerve chez lui, comment ne pas trop le rendre jaloux, et est-ce que je veux vraiment rester avec lui)
- grosses cogitations par rapport à mon connard de père (connard, connard connard)
- grosses cogitations par rapport à mon changement de prénom, je suis censée appeler un juriste d'ici fin juillet pour prendre rdv et écrire une lettre adressée à un juge, et pour que ça reste gratuit et que ça marche je dois dire que mon équilibre psychologique était mis en cause et que changer de prénom serait complètement légitime : deux choses dont je ne suis absolument pas convaincue, ou du moins, deux choses que je n'aurais pas voulu savoir à propos de moi, et qui me dépriment singulièrement. Je suis aussi pas censée venir du Centre de Soins aux toxicomanes mais plutôt du Pôle pluridisciplinaire de médecine, et je suis censée raconter ma vie à ce mec mais pas en détail, et pourtant y a que en entrant dans les détails que je peux expliquer tout ce délire de prénoms, du moins c'est comme ça que je le vois.
- je suis aussi extraordinairement lassée par ma condition physique, avec l'impression d'avoir été trois fois de suite prise pour une conne par des médecins: Laugier, qui a prescrit pour mes joues et mon oeil strictement rien d'efficace, Jenny, qui a ensuite fait exactement pareil, et la gynéco, qui non contente de me dire que j'étais pas musclée m'a aussi prescrit une merde de contraception, qui m'a foutu des migraines monstres et m'a encrassé le cul. Donc ma crève je me la soigne à coup de Actifed, ouais le truc qui passe à la télé: au moins en achetant ça y a personne pour me dire que nan c'est pas ça et en plus, ça marche (et ouais ils sont obligés sinon c'est de la pub mensongère). En revanche, mon téton qui gratouille, mes plaques sur les joues, mon kyste à l'oeil, ma silhouette, mon surpoids, ma cellulite attendent toujours et y a personne pour les soigner, du moins personne en qui j'ai confiance et qui me balancerait pas des vannes dans la gueule au passage (et quelqu'un qui ferait aussi le Tiers payant m'arrangerait beaucoup aussi)
- et y a quoi d'autre encore. J'ai toujours pas été payée par Securitas : ça me fait chier. J'ai toujours pas trouvé d'apparte : ça me fait chier. Je sais pas dans quoi je vais vivre en septembre : ça me fait chier. J'ai pas d'argent pour souscrire à une mutuelle cet été : ça me fait chier. J'ai pas d'argent non plus pour m'inscrire à la fac : pas pratique, elles ont commencé hier sur internet. Yvann est rentré d'Angleterre avec un échec culminant sur la gueule : ça me fait chier (qu'il soit là, je tiens à le préciser); et le fait que Morgane et lui repartent en septembre là-bas, malgré son échec à lui, me fait ne rien comprendre du tout parce que je crois qu'il faut vraiment être inconscient ou stupide ou crétin pour aller se planter là-bas une seconde fois. Mon père qui a toujours pas répondu à ma lettre me fait chier lui aussi. Mon chat qui essaie de me choper les pieds m'énerve grave. Mon poids, mon corps est répugnant. Je suis répugnante. Je suis dégoûtante. Je suis conne. Je suis nulle, je suis moche. et je vais aller voir mon éducatrice, il est peut-être grand temps.
antimotivation
16/06/2008 12:59 par lalignenoire
J'ai pas envie d'aller au boulot. ça m'angoisse, j'ai peur de rater, de me faire chier, d'en avoir marre, qu'il y ait une sale ambiance; j'ai pas envie de voir du monde, j'ai pas envie de passer mon après-midi toute seule.
Mais j'ai pas le choix, et j'ai pas le droit de flancher non plus. J'ai terriblement besoin d'argent. Faut que je me dise que j'ai déjà fait dans les 4 000F, ce serait bête de tout plaquer maintenant.
Mais n'empêche. J'ai pas envie d'y aller. Envie de pleurer - et c'est interdit, pas maintenant. Mieux vaut arrêter d'écrire.
week-end
14/06/2008 18:12 par lalignenoire
Bon, nous sommes samedi fin d'aprème. Je suis malade depuis deux/ trois jours et crevée; pas encore bougé mon cul de mon apparte aujourd'hui. Ce soir je vais à Eve avec Benoît, Giz et d'autres pour un concert qui promet d'être quelque chose de vraiment grave. En gros: public de skinheads, groupes inscrits avec des faux noms car interdits de jouer en France, l'association Eve qui est purement à gauche, des Hammerskins et des types de Blood and Honour de Lyon. Et moi au milieu, en train de me demander ce que je vais aller foutre là-bas, et à vrai dire, je n'ai toujours pas réussi à répondre, mis à part le fait que, par envie suicidaire ou curiosité malsaine, j'ai envie d'y aller, sans savoir à quoi je dois m'attendre. Ah oui, et Rej, dans un de ces derniers accès de lubie, a aussi décrété que je ne devais pas venir - prenant un droit qui ne lui appartient absolument pas. Bref, conclusion: je viens et je flippe. Encore les mecs skinheads, ça me fait pas trop peur, mais les nanas, ça a tendance à me foutre une frousse bleue. Un peu comme chez les punks: pas de problème avec les mecs, mais les filles je m'en tiens écartée comme de la peste. Un peu aussi comme dans le métal, je suppose. Les filles de mouvements extrêmes ne m'inspirent aucune confiance. Allez savoir pourquoi.
Et je suis perturbée parce que je sais pas si je dois y aller en mode fille ou en mode je-suis-une-grosse-sauvage-t'approche -pas-de-moi. Je crois qu'en y allant, j'ai surtout envie de tester encore une fois si mon pouvoir adaptatif et séducteur peut s'exercer dans un nouveau domaine - ou pas. Parce qu'honnêtement, si j'étais vraiment saine dans ma tête je n'y foutrais pas un seul orteil, même pas en rêve: en tant que fille métisse j'ai aucune place là-bas, zéro, nada, que dalle, tu vois. Remercions le ciel qu'en cette circonstance, je ne sois ni Arabe ni Noire. Soupir. Je suis sans doute un peu masochiste.
Quoi d'autre. J'ai rêvé de mon futur chat, et manque de pot, dans mon rêve elle était comme Grizzeline, un échec total, et c'était vraiment la loose, je pouvais même pas l'approcher. Alors maintenant que l'échéance approche, je balise un peu. Je me demande comment je vais gérer cette petite présence poilue et fragile, qu'il faudra nourrir, caliner, faire jouer, faire sortir et qui demandera de l'attention et de la vigilance. En même temps, le fait qu'Escarmouche vienne de chez Marie est vraiment réconfortant: je sais qu'elle sera déjà bien éduquée, que je vais pouvoir demander des conseils à quelqu'un qui s'y connaît en cas de doute, qu'elle sera sociabilisée et habituée à se faire tripatouiller de partout. A moi ensuite de suivre cette bonne voie avec elle. J'ai le trac, c'est vrai. ça va être ma première responsabilité sur un être vivant, moi qui n'ai jamais brillé dans le baby sitting ou quoi que ce soit du genre.
Quoi d'autre deuxième édition. Je suis restée au lit presque toute la journée et j'ai encore un mal de crâne carabiné. Enfin c'est pas que j'ai vraiment mal, mais plutôt que ça tourne et mon corps me semble peser une tonne. D'ailleurs je me sens très grosse, sans doute parce que j'ai voulu suivre les conseils de tout le monde quand j'ai dit que dès que je grimpais à vélo je voyais les routes danser et que je me suis mise à manger comme un ogre, ou presque. Résultat je me sens flasque et énorme, et en plus j'ai toujours la tête qui tourne à vélo. Je suppose que c'est un équilibre à trouver. Tiens j'étais aussi en train de me casser la tête, pour la première fois, sur cette histoire de dette symbolique, un truc purement freudien, ouais. Je repensais à la honte de Morgane quand elle avait été demander de la bouffe à sa mère parce qu'elle s'en sortait pas, et je pensais à la réaction de Benoît par rapport à ça, qui trouvait que c'était de la "honte déplacée". Je me dis qu'en fait, il a pas vraiment tort, même si on pourrait pousser plus loin la réflexion. Je crois que le bouquin de Melman est pour beaucoup dans ce que je vais dire mais voilà: l'individu moderne (j'ai envie de dire, pathologiquement moderne) refuse d'être en dette. Il ne veut rien devoir à personne et cela le pousse à sa perte, parce que seul on arrive à rien, exister juste pour soi n'a en fait aucun sens. Et Morgane refuse d'être en dette, et bien qu'elle soit quelqu'un de gentil et d'attachant, elle ne comprend pas qu'on puisse lui en vouloir pour des choses qu'elle aurait pu devoir à d'autres et auxquelles elle a manqué; et ça l'empêche aussi de s'investir avec les mecs (puisqu'ils ne se doivent rien mutuellement, pourquoi rester ensemble au final??).
Et moi avec Benoît je suis le contraire total. Je considère que je lui dois les deux ans où il a bien voulu m'aider et me soutenir et que c'est énorme, et que rien que pour ça, je dois le rendre heureux aujourd'hui. Je suis aussi en dette vis à vis de Bastrenta, certes à la base c'est des thunes, mais plus je fais traîner la dette, justement, et plus cette dette enfle, et plus je me dis que je lui dois plus que de l'argent. Et je me dis aussi que les JI et tous les autres se considèrent en dette, eux aussi, vis à vis de leurs aïeux, de la patrie mère et tout ça, et que du coup ils restent capables d'investissement et tout. Parce que si on doit rien à personne, pourquoi essayer de s'investir dans quelque chose d'autre qu'une jouissance narcissique? Puisque les autres n'en valent pas la peine? J'ai pas vraiment les mots pour exprimer ça, mais il n'empêche que je crois que je viens de trouver quelque chose de vraiment important. J'ai envie d'écrire un texto à ma psy.
Et à part ça faudrait que j'aille faire des courses, acheter une nouvelle pince à cheveux, des trucs gras à bouffer au boulot, poser mon chèque à la banque (si seulement je le retrouvais) et il me faut des piles, aussi. Et puis choisir vite une tenue adéquate et puis filer à Malherbes retrouver le restant de la tribu. Je commence à vraiment bien m'entendre avec Giz.
(Tiens! et le problème de Rej! il refuse d'être en dette lui aussi! ok il a l'art et la manière de foutre les autres en dette vis à vis de lui, et cela lui permet, lui donne l'autorisation d'être insupportable avec tout le monde, quand ça lui chante. il faudrait qu'il apprenne un peu à devoir quelque chose). Ah! je suis géniale. un peu maso certes, mais géniale quand même.
en pensant
06/06/2008 12:31 par lalignenoire
Vais bientôt partir au taf et j'ai la tête dans le fion. Suis peut-être aussi un peu blueseuse, et un peu vertigeuse aussi parce que jviens de finir de manger (faut pas chercher je crois). J'ai appelé tout à l'heure le centre Hauquelin et j'ai rdv mercredi avec Perthuisot et l'infirmière. Elle pourra m'épouiller et aussi, peut-être, qu'on va pouvoir me créer un planning de repas avec des menus et tout et ça m'aiderait, vu ma non-inspiration et ma non envie de bouffer de ces derniers jours [semaines].
Je cogite un peu. Hier j'ai vu Benoît et on a pas mal parlé, je lui ai dit que j'avais l'impression de tenir le couple toute seule ces derniers temps, que je me sentais un peu abandonnée. On a pleuré tous les deux et il a dit qu'il allait faire un effort - et il m'a envoyée sous la douche, et puis je me suis retrouvée à Mc Do avec un énorme sandwiche dans les mains. En ce moment je suis en pleine recherche sur le mouvement skinhead et je regarde tout ce que je peux d'informations dessus. Mon dernier reportage en cours est Skin or Die, en Suisse, et Benoît a raison, c'est un bon reportage. Un peu effrayant quand même. Je me demande s'il arrive à mon mec de ziegguer pendant des concerts, et en même temps, j'ai pas envie de savoir. J'ai pas envie de savoir qu'il puisse révérer un type comme Hitler, qui avait certes de grandes idées, mais qui était aussi un espèce de fanatique extêmiste. Et meurtrier.
Enfin. Avec lui en tout cas, ça devrait s'arranger. Après le MC Do on est allés au Sub et j'ai un peu papoté avec Giz et Angélique, on était pas beaucoup c'était sympa. Apparemment c'est Rej qui lui a donné mon adresse msn, à sa demande. Va savoir pourquoi. Des fois je me demande pourquoi je trouve tant tous les potes à Benoît complètement attirants. Lui inclus.
Allez, il est l'heure. Je me sens moche et mal habillée. Dommage que mon pantalon noir soit pas sec, j'avais vraiment envie de le mettre. ça va être peinard cette après-midi, tout le monde sera déjà parti en week-end, alors je me suis acheté un Closer pour passer le temps et lire les derniers potins sur le cul d'une telle et les blablas d'un autre.
Ce soir on fête l'annive de Charlotte avec Marie.
inconnu
04/06/2008 11:41 par lalignenoire
Je sais pas ce que j'ai, je me sens plus en sécurité, plus à l'aise sur ce blog que sur l'Extincteur en ce moment. J'ai droit à ma première grasse mat' de la semaine et j'en profite grave. Hier mes dix heures de boulot m'ont crevée, je suis rentrée d'humeur fracassante (enfin surtout quand je me suis rendu compte que Morgane et Yvann étaient en train d'écouter du Mylène Farmer à fond depuis MON pc) et je titubais de fatigue. Par conséquence, j'ai été parfaitement exécrable. Je le regrette un peu aujourd'hui, mais sur le coup c'est dingue comme ça fait du bien. Bref, je suis rentrée, et après avoir posé mon vélo dans la salle de bain, y a le voisin qui est venu taper chez nous parce que Simon le pote à Benoît était en dessous de ma fenêtre et me demandait, en gros, une solution pour choper Benoît dans la soirée (moi qui ne comprenait plus rien à ce qui se passait il est vraiment arrivé au mauvais moment), ensuite j'ai pu rappeler Marie, qui avait un peu contribué à mon stress en voulant me faire aller au cinéma juste après ma sortie du boulot et je me suis aperçu que j'en étais incapable; et puis je suis rentrée dans la cuisine et là j'ai balancé que tout le monde m'avait soûlée, avant de me prendre ma bouffe et d'aller me calfeutrer dans ma chambre. Je crois que j'ai jeté un froid et que ce comportement n'a pas du tout plu à Morgane (je lui ai aussi demandé de baisser le son de sa télé et ce matin j'ai aussi gueulé quand elle m'a réveillée), mais j'ai presque envie de dire, merde.
Elle elle se gêne pas trop pour le faire savoir quand elle a un coup de nerf alors je vois pas pourquoi je m'en priverais moi aussi. Certes, ce matin quand elle a répondu au téléphone à haute voix, elle pouvait pas du tout savoir que j'étais là. Mais bon. Et puis le fait qu'elle m'embarque mon ordinateur en mon absence me gave de plus en plus et j'ai pas mal envie de le lui dire. Mais je crains qu'elle me dise, ok, touche plus à la télé, ce qui serait un juste retour des choses. Je crois que ce qui me dérange pas mal aussi, c'est quand Yvann en profite aussi. Parce qu'étant extérieur à l'apparte, il a pour moi aucun droit sur mes affaires, que moi je me serais jamais permis de lui prendre son ordi quand j'étais chez lui, et qu'en plus vu comme le sien a fini (de la vodka renversée dans le clavier), j'ai aucune confiance à le lui accorder. ça par contre, je vais peut-être le dire.
Enfin bref. Hier j'ai effectivement fait beaucoup de conneries au boulot. J'ai mélangé des voitures, raccroché au nez des gens, fait rentrer un peu n'importe qui et foutu un bordel monstrueux dans les badges. Bon d'un autre côté, j'avais eu qu'une demie journée de formation alors ça devait arriver. L'après-midi a ensuite été consacrée à la récupération de toutes mes conneries, et à l'explication de toutes les tâches de l'après-midi, et ce coup-ci, j'ai pris des notes. Il me semble que tout est un peu plus clair dans la tête, même si je suppose que ce sera pas "parfait" aujourd'hui encore. Je crains surtout de merder avec les alarmes, parce que ça ce serait très con. Quoi d'autre. J'hésite à y aller à vélo ou en bus. Aujourd'hui j'ai le temps (enfin à priori), et puis je pourrais m'habiller d'une façon un peu différente. Mettre des talons par exemple. S'habiller en noir de pied en cap. Je crois que je vais faire ça. Même si tout le monde s'en fout tant que je présente bien, j'ai vraiment besoin de revenir à des fringues qui me correspondent plus. Qu'est-ce que je voulais dire d'autre. Ouais. Je crois que ce qui m'a vraiment achevée hier soir, en plus des dix heures de taf, du lever à cinq heures, de l'appel de Marie un peu à un mauvais moment, c'est qu'ils m'ont tous carrément pris la tête avec les alarmes. Carole était hyper pressée de rentrer chez elle, moi je voulais absolument comprendre ce qu'ils étaient en train de faire, Mr Obscuro ou un truc du genre et le veilleur de nuit se sont mis à modifier des paramètres de l'alarme au dernier moment, ce qui m'a stressée parce que j'avais noté toute la procédure et que le lendemain (c'est à dire aujourd'hui), ce serait à moi de m'en charger; personne ne m'expliquait rien du tout, Carole brassait de tous les côtés et enfin bref, quand je suis sortie des locaux ma seule pensée était "dégage vite du parking avant de faire sonner toutes les alarmes et de te faire botter le cul par le veilleur de nuit" et j'étais donc en plein stress. Et malgré ce que je croyais, une fois que j'ai été à vélo, j'ai commencé à voir danser les feux rouges (pas assez mangé sans doute), ce qui est assez flippant mais auquel je commence malgré tout à m'habituer, et puis je me suis pris la flotte sur la gueule, et puis Marie attendait que je rappelle et ensuite je me suis fait déglinguer les oreilles et taper sur les nerfs par ma coloc (la musique était suffisamment forte pour me rendre à moitié barge, surtout que Mylène Farmer représente pour moi la reine des chanteuses des détraqués du gland et de la chatte). Bref! y a plus qu'à prier pour que ça se passe mieux aujourd'hui. Si je retourne au taf demain, j'aurai dépassé le cap des trois jours. Et c'est très positif.
vite fait
03/06/2008 05:53 par lalignenoire
Un peu de trac, avant d'aller au boulot. Faut que je passe les trois jours! et ce matin, moi qui hier n'y connaissais strictement rien au standard, aux badges, aux boutons d'ouverture de portes, je vais devoir gérer le poste toute seule. Je suppose que c'est une sorte de test préparatoire à la suite du mois de juin... j'ai intérêt à me démerder et faire tout ça correctement. J'ai le trac. Mais il faut y aller. Et puis... poids m'a semblé un peu inférieur à 50 kilos ce matin, ou égal, je sais pas. Je mange vraiment pas assez par rapport à la dépense d'énergie à vélo. Bordel, y a plus rien qui passe, j'ai du mal. Faut vraiment que je me force à manger, ne serait-ce au moins que pendant la matinée et à midi. Sur ce.
