autre, neuf
21/10/2008 21:02 par lalignenoire
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Pour continuer dans la parfaite lignée du dernier article que j'ai écrit, pour info, Pierrick a fait une TS il y a deux jours. Ou trois nuits, un truc dans le genre.
J'ai passé une bonne partie de ma nuit à cogiter là-dessus et je suis arrivée à plusieurs conclusions.
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Hum, Sarah est en train de me parler, c'est peut-être mieux de pas pouvoir s'étaler là-dessus finalement.
Ha, je vais passer la voir chez elle, finalement, après 7h30. ça va être la première fois que je la verrai toute seule. C'est cool j'ai vachement brassé cette semaine, je suis pas trop restée toute seule.
Bon enfin j'ai tout de même fini par conclure, pour Pierrick, que :
- il doit me voir un peu comme une sorte de pureté incarnée, inatteignable, magnifique et fascinante, et en même temps, complètement haïssable par là même
- il essaie constamment d'instaurer avec moi une relation presque sadomaso, où l'un sidère l'autre avec des horreurs ou des merdes. sauf que je refuse ce jeu, et plus je refuse, plus il se sent mal et frustré et plus il me sent lointaine et plus il essaie de faire en sorte que je le martyrise, ou, puisque j'en suis incapable, de me martyriser à son tour
- ce qui fait que si je m'étais laissée sidérer lors de son coup de fil, il n'aurait à mon avis pas tenté de se tuer (mais voulait-il vraiment le faire??)
- par contre sa suicidaire attitude n'a, à mon avis, rien à voir avec ses automutilations génitales (oui je sors avec un malade), qu'il n'a absolument pas mises en scènes à mon intention
- Vianney est en train de me raconter des horreurs c'est génial j'avais vachement besoin de ça :s
- Pierrick a donc des fantasmes d'absolue pureté: l'humanité étant sale par la faute du péché de chair, il doit donc se couper la bite pour ne plus en faire partie; lui-même passant de l'absolue saleté au contraire, et moi étant associée au contraire aussi (oui c'est incompréhensible et alors) ce qui fait qu'il m'adore
- il est incapable d'entrer dans un mode de relation "normal", où l'un ne vas pas détruire l'autre, et essaie désespérément de l'instaurer avec moi. Le mode "normal" doit lui paraître à la fois plat, vide d'intérêt, effrayant, inutile, et sans doute, incompréhensible non plus
- il ne pourra aller mieux que quand il réalisera "l'horreur" qu'il peut s'infliger: à partir de là il ne pourra plus la mettre en scène et le stade d'après... ne plus la pratiquer
- ce qui nous fait donc un fameux mélange de perversion et de psychose: Pierrick est finalement peut-être l'un des mecs les plus barrés avec qui je sois sortie... je me souhaite de trouver mieux la prochaine fois.
putain quelle semaine sociable finalement. ça faisait longtemps : j'ai vu Christian, Arielle, Jackie, Charlotte, demain je vois ma mère et une copine à elle s'il fait pas beau, Alice le soir, Maureen et ses copines le soir aussi, puis dimanche fêtage de Noel et des 80 ans du grand père en famille, et ce soir Vianney et Sarah apparemment.
putain de saloperie de bordel de merde, ça y est, je suis en train de re péter un plomb sur un dénommé PIERRICK et je commence à foutument me demander ce que je fiche avec lui. J'ai dernièrement essayé d'être assez conciliante, et comme il insistait pour qu'on se voie avant son départ en Allemagne j'ai fini par lui proposer, effectivement de se voir, même si à la base j'étais plutôt partante pour laisser passer un peu de temps. Bin finalement, il veut plus me voir. J'ai envie de l'appeler et de le traiter de tous les noms, franchement, je commence à faire une sacrée overdose de ses conneries. A vrai dire j'ai aussi bien envie de rencontrer quelqu'un qui sera bien avec moi et se comportera comme un vrai mec, mais ses salades à lui j'en ai par-dessus la tête.
Hum, un nouveau contact msn me parle, et ô suprise... c'est une fille. C'est bien la première fois qu'une fille prend mon adresse msn sur un site. Enfin si c'est une vraie fille et un pas un mythomane barbu et portant des portes-jarretelles et des bas résilles.
Bon pour en revenir à Pierrick, c'est clair et net, il me gave. J'arrive pas à comprendre comment un mec peut ne pas avoir cette logique basique du "je veux cette fille je me démerde donc pour la garder par n'importe quel moyen". Non vraiment je ne capte pas du tout, et pour un peu je lui enverrais un message pour le lui demander, mais vu l'état d'énervement dans lequel nous semblons être tous les deux, mieux vaut éviter. Enfin tu me diras on commence à franchir des stades de non-retour, là. Pfff, j'ai envie de l'insulter. Et qu'il me fasse l'amour aussi. Oui c'est con une fille.
Tiens en parlant de fille conne. La pseudo fille qui me parle me demande si j'ai une webcam. Soit elle est vraiment lesbienne, soit vraiment innocente, soit c'est vraiment un homme. Putain j'en suis à un stade où je soupçonnerais Pierrick de s'être inventé trois mille adresses msn différentes pour m'ajouter en ami pour me draguer et voir comment je réagis. Honnêtement ça ne m'étonnerait même pas. Dommage que je n'aie pas l'habitude de montrer mon cul à des inconnus, fussent-ils féminins.
Mouais tu parles, elle a vachement des questions féminines, la Stéphanie. Je devrais lui demander de me citer huit marques de cosmétiques célèbres, on verrait bien si c'est une meuf.
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Hum. Suis de plus en plus persuadée que Stéphanie est en réalité un homme. Y a que les mecs pour passer d'un sujet à l'autre du genre "tu vis seule, tu as un mec, tu as une cam, ha je vais te consoler". Une fille, à moins d'être une camionneuse/ ou une lesbienne en mode drague relou, est incapable d'une telle prouesse. Je me demande comment il/elle réagirait si je disais PIERRICK JE T'AI RECONNU. Bon enfin après ça me paraîtrais vraiment grave qu'il utilise des subterfuges aussi débiles pour me soi-disant piéger. et puis merde, merde, et merde.
bon, bin je suis cocue pr la 1ère fois de ma vie, ou du moins, à ma connaissance. Je prends ça avec une sorte de consternation emmerdée très chiante. Je ne sais absolument pas komment réagir et je lui ai dit et répété que je m'en foutais. Honnêtement, c'est faux. Je suis très jalouse, très emmerdée parce que j'ai l'impression qu'on a cherché le clash tous les deux et qu'il y a des kilos et des kilos de choses qui n'allaient pas dès le début, de mon côté comme du sien. On va même les lister:
- sa peur de l'engagement
-ses réminescences de son ex
- son irrégularité, son mode "tout ou rien"
- mes coups de nerfs violents
- ma façon terriblement brutale d'être avec lui
- le fait qu'il n'ait jamais posé aucune limite à mes façons de faire
- le fait de l'avoir voulu tout de suite pour moi seule, en entier, comme il faut et comme un vrai couple
- alors que notre postulat de base n'était pas du tout ça
- le fait qu'on se soit attachés aussi vite, que moi j'étais prête à gérer, et pas lui
- par rapport à sa tromperie, le fait d'avoir trouvé sa nana au lit avec lui ne m'aide en rien et me donne une envie de le décapiter furieuse
- la situation est d'ailleurs très curieuse parce que, comme l'a très bien dit ma mère, c'est l'histoire du masochiste (Pierrick) qui dit "frappe moi, je le mérite", et le sadique (moi) qui sera sadique jusqu'au bout en disant "non, hors de question" et qui regarde l'autre souffrir, c'est exactement ce qui s'est passé
- ha je lui ai aussi fait remarquer qu'il aurait au moins pu choisir une belle fille, je sais c'était vraiment nul et petit de ma part mais putain, il me cherche, il me trompe, il me montre la nana avec qui il le fait, il me dit à quel point il veut que je lui en veuille : et quand je lui ai dit ça il m'a sorti un truc du genre "ha mais non mais je te permets pas" d'un air outré: pour le coup il aurait mérité ses baffes
- sans parler du fait que par rapport à Vianney lui s'est déjà fait des kilos et des kilos de films alors qu'il ne s'est jamais rien passé
- je lui en veux d'ailleurs pour la jalousie excessive dont il a fait preuve à mon égard, jalousie qui m'a poussé à lui être fidèle
- en ce qui me concerne je me dis que j'aurais mieux fait de faire la bécasse depuis le début, histoire de le faire complètement courir et d'avoir, moi, la paix
- je m'en veux de l'avoir tant fait chier, tant poussé à bout, et je lui en veux d'avoir joué ce rôle masochiste avec moi - parce qu'il revenait toujours
- je lui en veux en même temps un peu de m'avoir dit qu'il m'aimait seulement aujourd'hui
- il a tout de même ajouté que, connerie ou pas connerie, en imaginant qu'un jour on passe outre, ça ne changerait sûrement rien au fait qu'il flippe autant et qu'il soit autant fuyant
- d'ailleurs le cas échéant (= on se remet ensemble), je sais d'avance que moi je me conduirais comme une harpie sauvage, que je lui ferais des crises de jalousie monstrueuses, que je ferais tout pour lui en faire voir de toutes les couleurs, jusqu'à ce que je craque (ou lui) et j'avoue n'avoir aucune envie de me retrouver dans ce rôle là
- ni non plus dans le rôle de la bonne patte qui pardonne, parce qu'ici le problème n'est pas qu'une question de pardon: si on replace les choses dans leur contexte, ça fait très longtemps, depuis le début, que c'est chaotique, et ce truc arrive à point nommé pour me blaser encore plus (d'où le "je m'en fous" du début - je me doutais bien qu'il ne durerait pas longtemps), pour me montrer à quel point on a été dans l'erreur tous les deux et que je me dis qu'il est donc grand temps d'arrêter là les frais
- ha je voulais dire aussi qu'un truc qui m'emmerde c'est d'être dans cette position de celle qui décide, tout le temps, de gré ou de force, je le sens d'une passivité totale et du coup je me retrouve à prendre les rênes, bien malgré moi. mais lui semble parfaitement incapable de prendre cette place là, de mec.
- alors bon je me demande à quoi bon continuer, le seul hic c'est que bin... j'ai pas envie de l'imaginer coucher avec d'autres, j'ai pas envie de ne plus le voir, j'ai besoin de sa présence, et en même temps, si ça arrivait (de le revoir) je ferais la harpie de A à Z.
Bref en conclusion, si c'était arrivé dans un ciel bleu, que le mec aurait culpabilisé mais m'aurait assuré de son amour, de son désir de continuer notre si belle relation, du fait que c'était une erreur, qu'il ne la refera pas, bref un truc un peu plus construit, j'aurais pardonné sans hésiter: mais là, le problème est beaucoup plus vaste. ET merde.
Alors je crois que je vais lui envoyer un texto où je dis un peu tout ça, genre que la place dans laquelle il me met (le souffreteux martyr et moi la tyrannique petite amie) j'en veux plus, que ça s'arrête là, qu'on en reparle dans un moment, genre plusieurs semaines, que d'ici là moi je vis ma vie, que je regrette d'être rentrée dans ce rôle de harpie mais que lui il peut regretter sévèrement de ne pas s'être conduit plus comme une femme (aléatoire, peu sûr et changeant) que comme un homme digne de ce nom, ou du moins, un homme près duquel je trouverai une épaule et des limites. ça me paraît bien. L'ennui, c'est que j'ai peur qu'il rappelle, histoire de se faire battre encore un peu. Et puis re- merde.
Hum, juste pour en garder une copie, voilà le texto que je m'apprête à envoyer:
"dsl j'avais plus de batterie. Je crois qu'on est partis dans l'erreur dès le début toi et moi et je crois aussi qu'il est grand temps d'arrêter ce jeu sadomaso dans lequel on est entrés. Ta façon de faire me pousse à jouer la harpie et c'est un rôle dont je ne veux plus: si tu veux encore te faire martyriser, cherches-en une autre. Moi je veux quelqu'un qui tienne la route, je n'aime pas faire la pseudo femelle dominante que tu me donnes l'impression de rechercher. Le problème n'est pas tant que tu aies eu une aventure mais plutôt tout ce que ça implique. Je ne veux pas te voir pour jouer à la jalouse, d'autant plus que je crois que ça te plairait bien. Va quand même falloir apprendre à se conduire comme un homme hein. Alors bonsoir ms'ieur. Je regrette toutes les choses violentes que j'ai pu dire et t'en demande pardon."
Voilà. ça fait une sacré tripotée de grands sentiments, mais je crois que ma mère a tapé très fort en parlant de cette histoire de sadomaso parce qu'elle a vraiment mis le doigt exactement là où il fallait: ce mec tend le bâton pour se faire battre et plus le temps passe, plus il me demande de le frapper fort. Tout à l'heure il m'a tout de même dit qu'il avait envie que je le tue tellement il culpabilisait. Je crois que je l'ai complètement scié de refuser, de ne pas lui faire une scène, de ne pas lui mettre une gifle, et qu'au fond, ce que je lui inflige présentement est dix fois pire.
Alors c'est pas plus mal.
*contente d'être arrivée à une conclusion viable*
Et sur ce, il faut que je me sappe et que je fonce chez Sarah la pote à Vianney. C'est pour une soirée déguisée mais je ne suis pas habillée et ... je n'ai pas mangé non plus. Je crois que je vais prendre un truc sur le chemin. Et pour les fringues, bin... je sais pas. J'ai pas franchement eu le temps de chercher d'un autre côté.
Bon, je suis assez contente de moi : je viens de faire la geek pendant... heu, deux heures? trois? moins? aucune idée. Bref. J'ai essayé de virer plein de merdes qu'il pouvait y avoir sur mon pc, à l'aide de HijackThis et d'une bonne dizaine de forums pour interpréter tout le merdier, et, après redémarrage, il semblerait que tout fonctionne correctement. J'espère que Mozilla ne se remettra pas à planter comme la dernière fois (il reste encore un truc à fixer, truc qui a pour nom 10: Unknown File in Winsock LSP mais là il va falloir télécharger un petit logiciel pour l'analyser correctement et j'ai pas le courage pour ce soir) mais en tout cas je suis satisfaite. Et j'ai appris plein de trucs intéressants, notamment que Realtek (pilote de carte audio) s'installe avec un spyware pour récolter des informations sur l'utilisateur du-dit pc. Je l'ai donc viré.
Sinon, j'ai passé un très bon week-end en compagnie de Pierrick, avec qui nous avons bien discuté, même si c'était pas toujours agréable d'entendre ses doutes et tout, il les a tout de même exprimés sous une forme acceptable pour mes petites oreilles sensibles. Et sinon hier soir Seb infirmier a appelé mais comme Pierrick arrivait, et que je sais qu'avec Seb on parle beaucoup et sur tous les sujets, je me suis dit qu'il valait mieux couper court et je lui ai demandé s'il pouvait rappeler ce soir.
C'est con, mais j'attends son appel avec impatience. Je suis aussi un peu emmerdée parce que dans le texto que je lui avais envoyé je lui avais demandé s'il avait envie de me voir avec un air de doute (étant donné que j'avais pas de nouvelles ni rien je doute un peu) et bon, il m'a dit qu'il courait encore de partout, et qu'il avait hésité à me demander de l'accompagner dans sa recherche de cadeaux de noël mais qu'il s'était dit qu'il m'épargnerait ça. Enfin n'empêche que j'ai envie de le voir, surtout que ça traîne depuis cet été en fait. Je me demande s'il appellera. Ce mec semble avoir une vie à quinze mille à l'heure, sinon c'est pas de la vraie vie, c'est très impressionnant, je me demande comment il fait pour s'y retrouver.
Enfin. Demain je vais avoir une journée chargée je crois: j'ai rendez vous à la mission locale à 16h30, puis je vais à DTG faire un coucou à Annie et Eric (Annie m'a dit qu'ils pourraient m'offrir le café, trop bien)(et elle a dit bisous à la fin de l'appel, aussi), puis je chope Christian en sortant et on pars manger ensemble quelque part. Je suis en train d'écouter des flûtes celtiques adorables et ça me fait fondre de bonheur. Quelques fois je me demande si je suis pas en train de devenir de plus en plus sensible à la musique: je ne peux plus m'en passer et je m'enorgueillis d'avoir sur mon pc, du hardcore, du black métal, de la musique celtique, des chants indiens, militaires, de la pop, du punk, du rap, du rock, de l'opéra, des bandes originales de film, du piano, du dub, du dijdéridoo etc. Je te jure, la cornemuse accompagnée de tambour ça me rend à moitié dingue, ça me survolte comme si j'écoutais du black métal. ça craint non?
Je crois pas que je pourrai partir pour la Bretagne, cela dit. L'AFPA n'a pas de formations là-bas avant l'année prochaine, et moi je refuse d'attendre si longtemps pour partir. Vendredi, je vais donc négocier avec la psy du travail de l'AFPA pour partir à Caen. Pierrick a dit qu'ils n'avaient aucun droit pour me le refuser, mais je suis pas aussi optimiste. Surtout au niveau des centres d'accueil, mais en même temps, je doute pouvoir y avoir accès: j'ai beaucoup trop de bazar pour arriver à survivre dans 9m², et le chat a déjà du mal dans mon studio, alors si on réduit encore la place... et je doute d'ailleurs qu'ils acceptent que je vienne avec un chat. Alors je crois bien que je vais devoir louer quelque chose là-bas, et j'espère pouvoir trouver un sympathique propriétaire, qui m'empêchera de payer des frais d'agence et autres horreurs, pour lesquelles je n'ai absolument pas les moyens. Je sais bien que le mieux serait de bosser un maximum avant de partir, histoire de pouvoir s'occuper du déménagement l'esprit serein, louer un camion pour tout emmener là-bas, avoir un peu d'avance sur les loyers, le train... d'ailleurs en parlant du déménagement je suis un peu emmerdée parce que, si j'aurai des gens ici pour m'aider à charger le camion, pour le décharger ça risque d'être une autre paire de manches. Et je me vois mal demander à tous mes potes et à mon éducatrice de m'accompagner jusqu'à Caen pour ça. Donc bon. ça me paraît assez emmerdant comme histoire, surtout que faire un déménagement avec juste ma mère bin ça me paraît aussi assez tendu. (Déprimant serait le mot exact.)
A la limite, si je suis très motivée je peux essayer de demander à mon père : Paris-Caen, ça fait tout de même moindre que Grenoble-Caen.
Soupir. ça me déprime un peu de parler de ça, j'ai peur de partir mais en même temps Grenoble me paraît tellement dénué d'avenir que je supporterais pas l'idée de rester ici. Et puis le fait d'avoir vu Benoît jeudi dernier m'a aussi fait un sacré coup au coeur; sans parler du fait que le lendemain je me suis retrouvée dans le même bar que tous les bébés skins, dont Alex, et que ça a ajouté encore à ma nostalgie. Bref. Je vais changer de sujet et aller manger. J'aimerais bien que Seb appelle. S'il avait un fixe je pourrais le faire moi-même.
soir.
Juste envie de faire le point rapidement avant d'aller me mettre au lit, et je peux pas utiliser ma clé usb parce que mon portable est en charge sur le pc actuellement.
- Vu Ariel, qui a pesté avec moi sur les incompétents à la mission locale
- ai appelé en sa quasi présence Séga, pour leur dire que j'étais disponible: ai appris qu'en ce moment ils recrutent surtout pour des missions de quelques semaines et pas trop de gros contrats; j'ai dit qu'il ne fallait pas qu'ils hésitent à appeler j'étais disponible quand même, et elle a dit ok avant de me souhaiter une très bonne journée ; j'ai reconnu le ton à la fois aimable et machinal de la pure hôtesse d'accueil et je me suis empressée d'y répondre avec la même courtoisie. Au fond, j'ai beau râler, ça m'a rassurée qu'elle me parle de CDD : je suis un peu en train de me dégonfler pour les gros contrats honnêtement, et cette boîte et leurs uniformes m'effraient.
- semble être en pleine osmose avec Pierrick: on se voit presque tous les jours, on prend plaisir à se voir, ça se passe de mieux en mieux. Et je dors chez lui ce soir, enfin, disons qu'avant et après le boulot il sera mon point de chute. ça va être bizarre de travailler de nuit, mais je m'attends à ce que ce soit plus calme et plus paisible qu'en journée. J'ai juste peur de la fatigue physique et je me prévois mentalement à boire et à manger.
- ha oui bin du coup: je bosse cette nuit au centre de tri de la Poste, de minuit à six heures du matin. ça va être une première en tant que travail de nuit. J'aimerais bien que Pierrick m'accompagne de chez lui au centre... un peu le trac dans la zone industrielle de Fontaine, avec toutes ces voitures. Me demande comment m'habiller.
Et puis là vais aller me faire une petite mini sieste, alors bonsoir et à bientôt.
- Ha non, pas fini finalement. Me suis pesée tout à l'heure. 56 kilos. Je repars de là où tout a commencé, mais je me vois beaucoup moins grosse que quand j'en faisais... 57. Ai l'impression que la boulimie n'a été qu'un passage cauchemardesque, dont je doute parfois de la véracité.
.. Merde. Viens de recevoir appel de Pierrick, qui ne sait pas du tout où il sera un peu avant minuit parce qu'il a rencontré des potes sur son chemin et qu'il aimerait bien rester avec eux. Je comprends tout à fait mais... moi ça m'arrangeait bien de n'avoir à faire, à minuit, que le trajet chez lui-> centre de tri plutôt que chez moi-> centre de tri. J'ai soudainement envie de pleurer, j'ai l'impression de ne voir que lui en ce moment et être aussi seule quand lui est aussi entouré me pèse. Et dire que Vianney est parti pour Strasbourg. Merde.
Aujourd'hui, je m'apprête à aller au centre de recrutement de l'armée le plus proche et leur dire que je veux être réserviste. et comme prévu, j'angoisse et je m'imagine les pires scénarios, du "revenez dans six mois" au "on ne recherche que des bac +6" en passant par "signez là je vous embauche combien de temps voulez-vous rester?". J'ai aucune idée de comment ça peut se passer quoi. Je ne sais pas du tout comment ils recrutent les réservistes, si ça prend du temps, s'il y a des tests d'entrée, s'il faut faire du sport là aussi, s'il y a des dates précises à respecter, qu'est-ce qu'on leur fait faire, est-ce qu'on peut bosser à plein temps, pendant combien de temps etc.
Bref, j'y vais pour éclaircir le flou total qu'il y a dans ma tête, tout en pensant qu'à l'heure qu'il est, la moitié de mon entourage serait en mode grand étonnement de savoir que j'y vais. Aussi, personne n'est au courant parce que je refuse qu'on me dise quoi que ce soit qui puisse me décourager.... ou me donner trop d'espoir. Moi, je prie pour que ça marche, qu'on me trouve un job de débutante dans lequel je puisse évoluer, et surtout, que ce soit ouvert aux longues durées.
D'après mes réminescences de la journée d'Appel, c'était vraiment très souple et ils prenaient un peu n'importe qui, mais le but entier de cette journée était de recruter alors ce qui est vrai ou pas dedans... va savoir. Ce qui m'emmerde aussi c'est que j'ai aucune idée de la personne à qui je vais m'adresser: hôtesse d'accueil revêche ou vieux colonel bedonnant? qui aura bien pu être mis à l'accueil d'un centre de recrutement... de l'armée? je n'en ai vraiment aucune idée. Je me demande aussi s'il y aura beaucoup de monde (je sais pas, des groupes de touristes japonais, de jeunes délinquants qui veulent se refaire une conduite, le ptit Alex des JI qui voulait s'engager.. que sais-je) ou si ce sera le calme plat, si on me prendra en entretien individuel, si on me collera un papier à remplir dès que j'aurai dit je veux être réserviste et qu'on me dira qu'on me rappellera plus tard (à vrai dire je détesterais ce cas de figure), bref je ne sais RIEN.
Et évidemment j'angoisse.
En fait, c'est surtout le moment où je vais me tenir devant le portail, avant d'entrer dans la zone : voilà, ce moment là me fait peur. Surtout que me connaissant, je serais tout à fait capable de passer devant et de continuer mon chemin comme si de rien n'était, les tripes tordues d'angoisse. C'est curieux, je constate souvent que dans les moments où je suis mal à l'aise, c'est mon corps qui ne sait plus où se mettre, quelle contenance prendre, que faire des mains, des bras et des jambes qui dépassent, et généralement dans ces cas-là je suis en mode sauve qui peut parce que c'est l'horreur. Mais c'est vrai que j'ai souvent l'impression d'être encombrée par mon corps.
Bon on va souhaiter que ça n'arrive pas. Et aujourd'hui, mis à part l'armée, il faut que je passe à RAS, à Védiorbis ce serait pas mal, et que j'appelle les Assedic (viiiiiite) et ce soir je vois Charlotte. Je crois que Pierrick fait toujours la gueule, à cause du fait qu'hier je lui ai dit que je préférais rester toute seule un moment [plutôt que le voir]. Je sais que j'ai pas été diplomatique du tout (il eut mieux valu mentir et dire que j'étais loin ailleurs chez des potes) mais en même temps ... oh merde. J'aimerais bien qu'il comprenne que lui comme moi on a besoin d'air dans le couple qu'on forme, que c'est comme ça pour tout le monde et que c'est pas pour autant qu'il y a un grave problème, merde. Et qu'en même temps, prendre l'air ça ne veut pas dire non plus "abandonner l'autre" ou rompre tout contact. Et alors ça il ne sait pas faire du tout. Soupir. On verra bien. Enfin ça me paraît pas irréparable, comme embrouille en tout cas. Je crois qu'on a fait pire.
Passé journée toute seule et ne suis pas encore sortie de chez moi, étant donné que rien à faire, et par conséquent, je suis un peu larguée. J'aimerais vraiment que Bastrenta soit de retour, mais finalement je vais encore devoir attendre un mois... Enfin je suis malgré tout pas trop insatisfaite de moi-même aujourd'hui étant donné que j'ai dernièrement eu trois réponses pour des jobs - d'ailleurs il faudrait que j'envoie une réponse à l'une d'entre elles c'est important - et que j'ai réussi à aller une première fois en agence d'intérim. Où il faut aussi que je retourne. Pas trop insatisfaite non plus côté Pierrick, parce que même si ce que je lui dis a parfois l'air de le heurter violemment, et bien malgré tout il en prend compte. Doucement certes, mais un peu quand même. ça a vachement aidé de l'envoyer sur mon blog je crois.
A part ça je n'ai pas encore mangé aujourd'hui et j'ai la tête qui tourne. N'empêche. Y a du mieux: il est presque 7h du soir, et avant je ne tenais pas plus tard que quinze heures. Enfin c'est pas une raison pour continuer, tu me diras, mais je constate tout de même que le corps a dû reprendre un peu de résistance et de tonus, pour arriver à tenir si longtemps. Je me prépare doucement en tout cas pour une virée courses et achat de pain en chemin (parce que je crains malgré tout de ne pas tenir le trajet à jeun). Bon le seul truc qui me perturbe un peu là-dedans, c'est que ce que je fais en ce moment ressemble pas mal à mes idées de je me laisse crever de faim toute seule chez moi sans personne pour m'emmerder, mais comme je sais que ce n'est pas volontaire je n'y pense du coup pas trop. Aucune idée de combien je pèse, et d'ailleurs je ne veux pas savoir parce que j'ai sans doute dû reprendre un peu de poids. Enfin, physiquement moi je vois rien, et d'ailleurs je touche rien de différent non plus au niveau des os, mais je trouve malgré tout que j'ai repris un peu des joues, suivant les photos sur lesquelles j'apparais. (Je ne m'étalerai pas sur le fait que je trouve ça moche hein).
Quoi d'autre. Vais peut-être rappeler Vianney d'ici pas trop longtemps, je lui ai envoyé un texto auquel il a pas répondu, alors je me dis qu'il n'a peut-être plus de crédit. Ai aussi envoyé des textos à Corinne et Magali, en désespoir de cause, mais j'ai zéro réponse. On verra bien plus tard; de toute façon, je leur ai envoyé des messages autant au pif que mes dernières candidatures de boulot. Demain il faudrait cela dit que je vois du monde et que je fasse un truc encore pour le boulot. Pour la recherche de boulot, disons. Je sais plus trop si je veux postuler pour des trucs d'accueil; je continue par habitude bête et méchante mais j'ai, oh, téléphone. (C'est Pierrick. )
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Hum, je vais passer la soirée chez lui finalement. C'est cool. Putain. Il fait plein d'efforts quand je lui dis que je souffre, maintenant, c'est cool. Et marrant: il a lui aussi passé une journée en mode geek complet, sauf que lui c'était sur un jeu vidéo. Et un pompier vient de sonner à ma porte pour me proposer un calendrier. Bah il était gentil, mais j'aurais pas l'utilité d'un calendrier en fait, j'ai déjà suffisamment de bordel chez moi. L'était pas moche en tout cas. Je vais décoller et me mettre en quête d'un truc à manger, bonsoir.
Dimanche, j'émerge de deux jours de fiesta. Vendredi soir, soirée à l'Adaep avec Vianney, hier soir, fêtage de l'anniversaire à Maureen chez elle. Bien sympa les deux, c'est juste le retour à la réalité qui cloche. Demain c'est la rentrée il paraît, et ça me botte pas franchement. J'en ai marre de ne rien faire et de ne pas trouver de boulot. En même temps, je rappelle jamais les entreprises auxquelles je postule alors évidemment... ça aide pas.
Grosses cogites sur Pierrick, je sais pas trop où j'en suis avec lui. Putain, je me demande quand est-ce que je vais arriver à reposer mon cerveau. Enfin, c'est pas que je sais pas où j'en suis avec lui, c'est juste que je sais pas sur quel pied danser avec lui et ça me perturbe vachement. Parce que de mon côté c'est très simple, au fond: je suis attachée à lui, vraiment, et j'aime le voir et passer du temps avec lui, point barre. Mais alors lui... j'en sais foutre rien. Il m'aime bien, ok. Il me trouve belle et attirante et douce et sympa, ok aussi. Mais alors là où ça se complique, c'est que je sais pas du tout quel statut j'ai auprès de lui: je refuse de lui courir après et pourtant c'est ce que j'ai l'impression de faire constamment; et surtout, je crois qu'il se rend absolument pas compte de comment sa façon de faire avec moi peut être ambigue, limite contradictoire. Et surtout, sa façon de faire m'angoisse terriblement. J'ai du mal à me l'expliquer, mais par exemple, la dernière fois qu'on a parlé de nous deux il m'a à peu près fait comprendre qu'il aimerait bien passer à la vitesse au-dessus parce que là ça rame un peu; et moi je suis d'accord; mais après ça, il refuse d'aller en soirée avec moi, me dit que je l'abandonne, veut me voir, appelle rarement (je crois), est capable de rester avec son portable débranché pendant 24h, donne peu de nouvelles, me demande s'il me manque, me tire des tronches d'enterrement quand je vais voir ailleurs ce qui s'y passe. Allez y comprendre quelque chose. J'ai l'impression qu'il me demande de le rassurer et de le prendre en charge un peu comme si j'étais sa mère, sans tenir compte du fait que ce qu'il me dit peut avoir d'angoissant, parce que si, comme sa mère, je dois m'inquiéter pour lui, j'aimerais qu'il y ait un minimum de répondant derrière. Et j'ai l'impression aussi que, vis à vis de moi, lui n'éprouve ni angoisse, ni inquiétude (et ça, ça m'emmerde).
Des fois j'ai envie d'aller voir ailleurs, ne serait-ce que pour être rassurée. Mais en même temps, si je me prends la tête avec un mec, c'est pas d'en avoir deux qui va calmer mon cerveau pour autant. Alors bon. Putain, j'ai un espèce d'embrouillamini dans le crâne, j'ai vraiment besoin de parler à ma psy mais elle est pas disponible avant mercredi 13 novembre, soit dans dix jours. Je me demande ce qui lui est arrivé. Bref et donc d'ici là on va faire ça à l'instinct, comme d'habitude.
A chaque fois que je reviens d'avoir vu Pierrick, je me dis qu'il faut attendre le maximum de temps sans lui donner de nouvelles. Et à chaque fois, j'ai du mal, bordel. C'est juste que j'ai l'impression que si je me jette dans ses bras et si je lui colle aux basques il va se barrer purement et simplement. D'où le fait de partir un peu, même si j'en ai pas envie. Enfin c'est juste que j'aimerais bien qu'il sache ce qu'il veut: s'il me fait une vraie place de copine, ou s'il me préfère hors de sa vie, mais là en fait on fait une sorte de mélange entre les deux qui me convient pas tellement. Ce qui m'emmerde aussi, c'est qu'il ne comprend foutre rien à mes peurs, qui ressortent en puissance maxi quand il me taquine ou s'amuse à me faire chier. Bon. La différence aussi, entre lui et moi, c'est que moi je suis peut-être en train de tomber amoureuse et lui pas.
Auquel cas, mieux vaudrait effectivement battre le terrain autour pour préparer une sortie, plus communément appelée fuite. Et merde. J'entends déjà d'ici les hurlements de mes trois mères, ma psy, Nuny et Arielle, qui vont me dire de laisser du temps, bordel. Chose que je n'ai pas du tout l'impression de savoir faire, c'est un peu chiant d'ailleurs: avec moi, c'est soit à mon rythme soit rien. Trois fois hélas : je vais vite.
Pff. Plus je cogite et plus j'arrive à la conclusion qui est que, avec lui, il faut absolument que je me protège, parce qu'en continuant à ce train là moi je vais vraiment tomber amoureuse, lui va rester dans le flou mais il aura une nouvelle nana à sa botte (je n'en suis pas bien loin d'ailleurs), et je vais réellement souffrir. Il faut donc prendre de la distance.
Soir, fond sonore: BO de Himalaya, (c'est bouleversant)
Bon bon bon bon. ça va. Non franchement, ça va. Juste beaucoup de cogites par rapport au futur, à la fac, au boulot, à l'argent et compagnie, mais globalement, ça va. Disons que les jours où je vois du monde ça va très bien, et les jours où je vois personne je suis obligée de me rappeler que j'ai foutu dehors toutes mes plus anciennes connaissances, qui étaient hélas aussi celles que je fréquentais le plus, du type de Benoît (dernier représentant disparu de son espèce), Yvann, ou encore Steve (parfois je le regrette). Mais bon, après je repense à toutes les choses pour lesquelles je leur en ai voulu, et ça ne diminue pas ma solitude mais ça me calme au moins un moment. Et puis je suis en train de ramener plein de gens nouveaux à moi (laissez venir à moi les petits enfants a dit Jésus): Vianney et Pierrick depuis quoi, six mois à tout casser; puis très récemment, dans les jours précédents, j'ai eu les numéros de téléphone de Cindy, une copine à Maureen, Hamir Adghar, un mec de la DTG que j'ai revu dimanche et avec qui j'ai suffisamment bien parlé pour qu'il me file son numéro (c'est bon on est tranquilles, j'ai casé la fatidique phrase du mon copain et il me l'a filé quand même après), et il y a Jackie aussi avec qui j'ai passé une bonne partie de ma matinée, pour la première fois, et ça c'est très bien passé parce que je crois qu'on a un peu vidé notre sac toutes les deux, dépassé un peu nos défenses, et au final c'était très agréable, on est même allées faire du shopping ensemble. Ah oui et il y a aussi le technicien Numéricable qui m'a refilé le sien avec force courbettes, mais putain lui ça m'étonnerait vraiment que je le rappelle (comment peut-on oser prétendre que cette personne que l'on vient de rencontrer va encore nous plaire dans deux semaines???)
Bref. Mes pensées partent dans tous les sens, je suis un peu crevée. Même si cette idée pourrait avoir quelque chose de cocasse, j'espère que je ne suis pas enceinte de Pierrick parce que ça aurait beau être rigolo ce ne serait au fond pas drôle du tout. Bordel j'ai repris une activité sexuelle que je ne dirais pas "débridée" mais enfin, heu, "régulière et intense". A vrai dire j'avais jamais utilisé une boîte de capotes aussi vite, dans le temps. Bon sang, Pierrick, si je m'étais attendue à ça. Il a strictement, mais alors strictement rien à voir avec Benoît et c'est sans doute ça qui me fait rire. Je suis passée d'un (excuse-moi) facho pantouflard, peu débrouillard, conservateur, voire rigide, surprotecteur, avec les cheveux rasés, de la brioche, des fringues noires qui annoncent clairement que la bête est prête à charger si manifestation d'un signe d'hostilité de la part des interlocuteurs; bref je suis passée de lui à un hippie convaincu, fils de soixante-huitards, avec les cheveux mi-longs, presque maigre mais avec néanmoins des muscles bien dessinés, des fringues trouées, rapiécées, empilées; capable de bosser, plus jeune, moins alcoolique mais plus toxico, avec des avis d'extrême gauche très tracés et qui lit du Nietzsche pour s'endormir le soir. J'aurais sans doute pas pu faire pire.
Et sur cette dernière idée réjouissante, je crois que je vais me caler devant La Momie qui est plein d'acteurs superbes, hommes et femmes, et je vais me rincer l'oeil pendant une heure et demi, heure à laquelle je pourrais ensuite aller rattraper mon sommeil en retard j'ai dormi moins de quatre heures cette nuit.
Blues. West Side Story en fond sonore, ça n'aide pas. Bon. Dès que je sors du boulot, j'ai le moral qui chute semble-t-il. Peut-être parce que mes cogitations horribles sur Benoît peuvent reprendre d'un coup. J'ai envie de pleurer, je te jure. Hier on a passé une soirée excellente, et je vois à quel point il a envie de me garder aux efforts qu'il fait... pour hier soir, dîner aux chandelles, réussi, joli, et romantique. Et putain, je sais pas comment faire, je me sens horrible de le laisser être aussi fou de moi. En même temps, je peux pas dire non plus que je l'aime pas, mais c'est vrai que depuis mon méga coup de déprime de la semaine dernière, dire que je l'aime est devenu un peu... exagéré, je sais pas. Je sais plus trop si c'est de l'amitié très forte ou de l'amour, tu vois, je me sens mal quand je dis "je t'aime", et en même je me sentiras mal de pas le dire non plus. Horrible, tout simplement horrible. Je suis terrifiée à l'idée de lui faire du mal, et en même temps ça me semble ineluctable. Peut-être que je me trompe, mais j'ai toujours cette certitude qu'on fonce droit dans le mur. Putain, je me dis ça tous les jours quand je le vois, mais j'aurais peut-être dû prendre le numéro à Julien et aller boire un verre avec lui cette aprème. Ne serait-ce que pour clarifier la situation de l'autre côté - et me changer les idées. Soupir. J'étais pourtant tellement de bonne humeur ce matin, tout s'est bien passé. Sourires et visite de Julien, sourire de W.A., technicien de la porte tout à fait charmant, de même que le livreur de C. Bouilloc, qui est lui-même plutôt plaisant, etc. Peu de téléphone, beaucoup de gens, des problèmes à régler, et je m'entends bien avec Nino de Sécuritas, que je trouve rigolo, intelligent et gentil. Tiens en parlant de mecs infâmes parce qu'ils sont attirants, y a aussi Gerald Ostengo qui revient la semaine prochaine - ô damnation. Je vais finir par plus savoir où donner de la tête et faire sérieusement de la merde. Prions pour que je garde le self-control, mais il est vrai que des fois y a un peu du laisser-aller, avec Julien notamment.
putain mais quelle merde! comment est-ce que je vais me sortir de là? comment expliquer à mon mec que je suis de moins en moins sûre de l'aimer, hein? faudrait que je commence par faire les signaux d'alertes, genre ne plus appeler, être moche, pas épilée, tirer la tronche (remarque depuis le temps... c'est pas ça qui le rebute), parler d'autres mecs, être chiante, pleurnicharde, de mauvaise humeur, l'envoyer chier... pfff. quelle merde, quelle putain de merde, quelle saloperie de bordel de merde. je sais pas quoi faire. je sais pas si je suis encore vraiment amoureuse. tiens et hier, encore un truc qui m'a fait reculer (il y en a eu qu'un mais je l'ai trouvé assez grave). On était en plein repas amoureux, on parlait du dodo, et il me fait, tu veux dormir dans mon lit ou dans le lit de mes vieux?- je crois pas qu'il se soit rendu compte de à quel point c'était glauque, ce qu'il disait. Comme si sa copine pouvait avoir envie de dormir dans le lit de ses parents à lui. J'ai été horrifiée, et en même temps, ça c'est juste ajouté à la somme de tout ce qui cloche, de tout ce que j'ai mis de côté pour ressortir avec lui, tout ce que je lui pardonne, par passivité, par résignation - par dépit.
Et ça me tue parce qu'il y aurait pas ces problèmes avec lui, je serais grave de bonne humeur en ce moment. Je suis trop bien quand j'y pense pas... et qu'il y a d'autres mecs autour. Je voudrais tellement ne pas le faire souffrir.
bordel, et en attendant, tandis que je te parle, c'est moi qui morfle, encore. Faudrait que j'appelle quelqu'un, une nana, j'ai besoin de parler. Si seulement Nuny ou Bastrenta était là.