Wow
22/05/2009 19:21 par lalignenoire
Eh. J'ai honte, je suis en train d'écouter le nouvel album de Manson, heu, trois jours avant sa sortie officielle et gratuitement. :s Téléchargement power, bonjour. Bon, y a du bon dans cet album, apparemment. Un peu la honte de faire ça à un artiste que je respecte sincèrement, mais hé, attendre d'avoir l'argent pour acheter l'album signifiait, en gros, ne jamais l'écouter - soit un autre manque de respect, probablement.
Bon. Plane totalement par rapport à Pierrick, toujours un mal fou à réaliser qu'il m'aime, qu'il me désire et envisage sérieusement de rester avec moi, me rendre heureuse, se rattraper et tout ce que tu veux. Il est si adorable, j'ai du mal à croire à ma chance. C'est juste chaud de gérer la relation pour garder la bonne distance d'une part, mais aussi pour gérer les autres et leur avis, d'une autre part. Parce que bon. Vu ce que j'en ai raconté, y a pas tout le monde qui est enchanté de me voir fricoter avec lui à nouveau (Marie et Christian par exemple). Mais bon, j'essaie d'y aller mollo : pour le moment, je regarde comment ça se passe et je dis très doucement et petit à petit à l'entourage que Pierrick fait son come-back. J'évite encore soigneusement de laisser traîner ça à des oreilles proches de Simon, de qui j'ai toujours très peur du retour. A vrai dire, je suis terrifiée à l'idée de le croiser avec Pierrick à côté; et j'ai aussi très peur qu'il rappelle avec de nouvelles revendications et de m'en prendre encore plein la gueule. En fait, si je m'écoutais, je te dirais que je hais Simon, véritablement, parce que je me suis sentie totalement manipulée et stupide, et même si je sais que la faute m'incombe aussi, il n'empêche qu'il s'est pas gêné pour pousser la machine, et ça me dégoûte proprement. A vrai dire, toute notre relation, tout ce qui a pu se passer avec lui me dégoûte, et j'ai probablement jamais regretté autant d'être sortie avec quelqu'un - et aussi, d'avoir baisé avec. En parlant de ça, c'est dingue comme les rapports avec Pierrick me semblent naturels, normaux, alors que penser à baiser avec n'importe qui d'autre me cause encore un dégoût profond, voire une incompréhension totale de la chose. Etrange non?
Enfin. Je dois aller rejoindre Alice en ville, il serait temps que je me prépare. Suis un peu crevée, vais probablement pas faire long feu.
lācher prise?
25/04/2009 11:09 par lalignenoire
Samedi matin, réveil.
Hier j'ai passé une soirée formidable avec Candice et sa copine Nanou (Anne), puis juste avec Candice. Il semblerait qu'on soit parties pour vraiment bien s'entendre toutes les deux. Bon et ce matin ça gamberge sévère, peut-être parce que hier en rentrant on s'est mises à parler de Pierrick et que, comme d'habitude, ça m'a brisé le coeur. A vrai dire, j'ai déjà envie de pleurer en y pensant. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi Bastrenta et Nuny passent leur temps à me dire que cet amour a quelque chose d'impossible, et que c'est ce qui le rend si difificile à lâcher; je n'arrive pas bien à voir d'où provient cette impossibilité, et en même temps, elle saute aux yeux. N'est-ce pas? Est-ce que Pierrick ne m'a pas prouvé, depuis le début, sa terreur de l'engagement, sa terreur tout court, son instabilité, ses sautes d'humeur (si on peut les appeler comme ça...), sa jalousie, ses phrases blessantes, son incapacité à prendre en compte les sentiments d'autrui, sa peur à l'idée d'être engagé quelque part? Est-ce que tout ça n'aurait pas dû me décourager depuis longtemps? Alors je comprends pas bien cette notion d'impossibilité mais je peux pas nier qu'elle est là, et que je me ronge à espérer qu'il se passe le contraire.
Alors, pour la première fois peut-être, je me dis que je devrais, éventuellement, lâcher l'affaire. Je crois que cette idée ne m'avait pas encore effleurée la tête, au fond. Je suis juste passée par tous les stades préliminaires à ça : la colère, la tristesse, le manque, l'incompréhension, le vide, l'espoir - reste le plus dur à passer, le renoncement. Je crois que je vais encore morfler moi. Parce que j'ai pas envie de le faire.
En même temps, à quoi ça servirait d'attendre, de faire comme si tout allait s'arranger? J'ai aucune preuve de ça. Pour l'heure, Pierrick est sous neuroleptiques et sous cyclothymiques, vivant chez ses parents, incapable de travailler, de faire des efforts quelconques parce que trop vidé. Et s'il pense à moi, à quoi bon? Il faut surtout qu'il pense à lui. Il n'est pas disponible pour une relation de couple, ni maintenant ni dans trois mois, et s'il se trouve une copine d'ici là ça risque de péter des flammes, à priori. Alors que faire? lui dire que je l'aimerais toujours et que si un jour il se sent mieux dans ses pompes, il pourra venir me voir, je serais là avec les bras grands ouverts? et puis tourner la page?
Merde! Et puis en imaginant qu'on se remette en couple maintenant, il se passerait quoi d'abord? Il risque d'être sous neuroleptiques pour un moment alors quoi? Est-ce que j'ai envie de rester à côté de lui, même défoncé, marchant à deux à l'heure, capable seulement de me serrer dans ses bras? ok oui, j'en rêve (qu'il me serre dans ses bras), mais le reste est tout de même franchement badant. Il serait sans doute aussi très angoissé, parce que vu ce qui s'est passé il ne peut qu'avoir la pression - rien que le fait de me voir lui fout la pression alors... - on serait probablement incapables de baiser à cause de ses médocs, il est tellement vidé qu'il va pas franchement sortir, faire la fête et bosser avant un sacré bail non plus. Et faut que j'arrête de me leurrer, il va pas guérir en trois semaines, galvanisé par ma seule présence. Faut pas rêver non plus, je sais ce que c'est en plus non? Est-ce que moi ça n'a pas pété avec Benoît? Est-ce que j'ai pas été d'une instabilité complète avec tous les mecs que j'ai rencontré pendant un an après l'hosto? Bien sûr ça m'a pas empêchée d'aller me faire sauter à droite à gauche, mais à part ça bordel, j'étais pas foutue de faire grand chose; je me raccrochais à mes mecs avec le désespoir le plus complet sans être foutue de m'occuper un minimum d'eux en retour. Lui c'est exactement pareil. On se ressemble trop pour que ça ne se passe pas exactement pareil.
Je devrais le savoir.
Seigneur. ça me donne envie de le voir et de parler avec lui, tout ça. J'aimerais bien lui dire qu'il faut pas qu'il croie que je l'aime pas, que c'est tout le contraire, mais que effectivement, c'est impossible, et que j'ai pas à lui foutre la pression encore une fois, et que je le ferai pas. Juste qu'on a été deux à se faire des films, au fond. Que si un jour il veut revenir, il peut. Mais que pour le moment, il faut qu'on arrête tout...et en même temps, à quoi bon dire ça. Lui le sait déjà, qu'on arrête tout, puisque je lui ai dit que j'avais quelqu'un d'autre. Mais je crois que c'était surtout pour me sauver de lui, que je suis restée avec Simon. ça n'était vraiment qu'une passade. ça fait 4 ou 5 jours qu'on a rompu, et pour l'heure, il ne m'a presque pas manqué. C'est tout juste si j'ai pensé à lui.
...
Non au fond, ce que j'ai envie de lui dire c'est que s'il le sent, il est libre de revenir. Un jour. Mais je sais pas si c'est vraiment une bonne idée que de dire ça. D'un autre côté, je serais malade à l'idée qu'il pense le contraire et qu'il finisse par se caser avec une nénette qui soit pas moi, le jour où il sera mieux dans ses pompes. Ce serait un peu comme prendre un ticket pour l'attente.
psykoze
14/04/2009 12:33 par lalignenoire
13h14.
Je me suis réveillée il y a un petit moment et je suis en plein trip Pierrick. C'est dingue comme je cogite encore sur lui, des mois après ce qui a pu se passer. Faut dire que je l'ai vu la semaine dernière et que j'ai eu plein de nouvelles ô combien intéressantes et déprimantes.
Bref, je me retrouve à faire des recherches de témoignages/blogs sur l'amour à la psychotique, quoi. Et franchement, il n'y a rien. Que dalle. J'aurais bien aimé pourtant trouver des témoignages de gens qui auraient vécu un peu comme Pierrick, un épisode délirant, un passage à l'hosto, un amour quelque part au milieu, et l'Après. J'aurais bien voulu trouver ça, mais il y a rien. Tu m'étonnes. Non j'ai juste trouvé deux/trois blogs écrits visiblement par des personnes, soit totalement défoncées, soit délirantes. Salades de mots, logorrhées, propos parfaitement incompréhensibles, et ça se suit dans le temps. Terrifiant. Je vais te mettre les adresses au cas où, mais je sais pas si ce serait une bonne idée d'y retourner - de toute façon, ces personnes sont très probablement suivies.http://jectile.blogspot.com/ et http://selectionderejet.blogspot.com/
qui sont tout à fait fascinants.
Dommage que ça ait un peu un air de ressemblance avec les trucs que Pierrick pouvait écrire, à l'époque. Bon lui c'était tout de même plus compréhensible, mais alors bon, ça partait loin quand même. J'ai envie de pleurer. Je déprime aussi à l'idée d'aller au boulot ce soir, pas motivée. J'ai l'impression de faire l'objet au taf et ça me rend malade. Je crois aussi que c'est pour ça que j'ai démissionné si vite du boulot de femme de chambre, du service au Pain quotidien : je disais oui à tout et je n'existais plus. Je suis en train de faire pareil au Riad. Génial. Bordel, j'aurais pas dû attaquer ma journée avec des lectures psychotiques, c'est vraiment déprimant et ça aide pas à se foutre dans les rails de la sociabilité. Je dirais même plus, je me sens complètement désorientée et vidée. En fait, j'ai hâte d'aller voir ma psy. Je sais plus si j'ai rdv à 16h ou 17h.
Hm. j'aurais bien aimé trouver aussi des infos sur le rapport entre trouble bipolaire et sexualité (des fois que ça m'explique pourquoi il voulait se mutiler la bite). Au fond je crois que mon problème, avec Pierrick, outre le fait que je suis toujours très attachée à lui, c'est que je cherche désespérément à humaniser ce qui a pu se passer entre nous. A être rassurée quelque part que ça n'est pas de ma faute, ni de la sienne, et que malgré ce qui s'est passé, il m'a vraiment aimée. Je crois que c'est vraiment ce dont j'aurais besoin, mais en même temps c'est pas de ma faute s'il était un peu malade et mal dans ses pompes. J'aimerais juste être vraiment persuadée qu'il m'aimait, quand même.
Au fond, je sais pas si ça rime à grand chose de se poser la question. Je connais la réponse, à priori. Est-ce qu'il ne l'avait pas dit, qu'il m'aimait? alors ok, c'était le jour où il m'avait trompée. Et la fois suivante où il l'avait sorti il était en plein délire et il me proposait de m'épouser et de vivre ensemble. Je suppose qu'on peut interpréter ça de la même façon que quand quelqu'un nous parle et qu'il est bourré : ça sort des tripes. Enfin ça fait très mal quand même. Mais bon, la semaine dernière il était ni bourré ni défoncé ni délirant. Juste sous neuroleptiques. Et il a dit qu'il avait rêvé qu'il cassait la gueule à mon nouveau mec, pour prendre sa place auprès de moi. Toujours si lyrique, ce garçon. Il a aussi dit qu'il ne regrettait pas ce temps passé avec moi, et que quand il était à l'hosto il pensait qu'on se remettrait ensemble, plus tard.
On ne pourrait pourtant nier que son attachement à moi a quelque chose de très singulier.
lll
01/03/2009 18:02 par lalignenoire
Mouais. Méga ras le bol aujourd'hui. je pars voir David dans pas longtemps. Parlé à Seb sur msn tout à l'heure, il a été très gentil. A dit en gros qu'il fallait que j'arrête d'en attendre trop des gens. Passé hier soirée à rallonge. Vu mon chouchou Christian, puis Bruno et Yolande, puis Candice et toute sa bande de potes (ça c'est vraiment bien passé, et j'ai compris pourquoi elle voulait arrêter les grosses soirées techno à la con : je pense comme elle aujourd'hui), notamment pas mal de métalleux, c'était bizarre de se retrouver de nouveau avec des mecs à la testostérone. enfin tout le monde m'a plutôt bien accueillie, gens chaleureux et gentils. Puis partie à l'Adaep. Et là, mis à part Cindy et Nico le militaire, tout le monde m'a soûlée. Sarah, Vianney, Yannick et Amaury m'ont méchamment gavée. Ils étaient tous sous prods : trips ou coke ou les deux. + alcool. Tout le monde courait après sa came et son salut, sans plus aucun respect pour les autres. Nico et moi on en avait trop marre. On a d'ailleurs échangé les numéros, parce qu'il est d'accord pour demander s'ils prennent des stagiaires à l'armée dans le service informatique. Il bosse dans les réseaux, lui. Je dois le rappeler dans la semaine pour lui en parler. A ce propos je me sens vraiment coupable de n'avoir pas fait plus de candidatures dans des entreprises différentes. J'ai vraiment rien foutu. J'ai honte et j'ai envie de changer la donne, et je crois que j'ai besoin d'aide pour ça.
Et puis Pierrick me manque atrocement. J'en rêve la nuit et je chiale dès que je pense au mot "rupture" un peu trop fort. Tendance à beaucoup m'évanouir ces temps-ci.
aphex twin, 2
14/02/2009 01:37 par lalignenoire
nuit, retour de chez Bruno où j'ai passé une très bonne soirée en sa compagnie et celle de sa copine - j'ai honte, je suis incapable de me rappeler son nom.
Je me sens horriblement mal et j'ignore pourquoi. j'ai envie de pleurer. je comprends pas où je vais, ce que je fous, j'ai l'impression d'être une conne, je me sens seule, j'ai le blues de Pierrick, je sais pas ce que je fais ce week-end, j'angoisse, j'ai envie de me défoncer, j'ai l'impression que tout va plus vite que moi et je suis terrifiée par ma "tête ailleurs" qui commence à me faire demander où il est, mon problème, pourquoi je ne pense à rien de logique, pourquoi je suis incapable d'agir raisonnablement en ce moment, pourquoi je n'ai aucune suite dans les idées, qu'est-ce qui a provoqué ça, je me demande comment je vais vivre les prochains mois (plus de thunes!), pour ne pas dire, les prochaines années, j'ai peur de ce passage à l'âge adulte qu'implique les recherches de stage, la politesse et compagnie, j'ai l'impression de tout foirer, je ne sais plus quoi dire à qui et j'ai terriblement envie de chialer sauf que ça ne sort pas. j'aurais sûrement besoin de parler à quelqu'un, mais j'ai peur d'appeler Vianney, qui est aussi mal que moi en ce moment, je me sens à la fois vide, absente, égocentrique, stupide, bornée, stupidement effrayée, bloquée quelque part où je ne comprends rien. peut-être vais-je avoir droit à de nouvelles révélations psychiatriques dans les prochaines semaines, qui sait.
en attendant, pour ce soir, j'ai envie de fuir escarmouche qui est en chaleur; d'avoir un apparte trois fois plus grand en fantasmant sur la future éventuelle paie que j'aurai si un jour je deviens développeur logiciel (mais c'est pour dans longtemps), en fait j'ai envie de partir zoner en ville avec une bouteille de rhum et des fringues de clodo - mais seule, bonjour la loose, sans parler du fait qu'on est dans les degrés négatifs ces jours-ci.
je me demande qui je pourrais appeler. et putain, j'ai rien de prévu pour ces prochains jours mon dieu. peut-être devrais-je demander à Morgane ce qu'elle fait demain soir, ou bien à Cindy qui voulait peut-être aller à l'Adaep, mais bordel, je claque beaucoup trop de thunes en ce moment et ha oui penser à appeler ma mère pour lui demander ses impôts 2007 c'est important. merde merde merde.
aphex twin
11/02/2009 02:40 par lalignenoire
Chez Seb. Situation étrange en vérité : je suis venue le rejoindre, et il est parti voir un pote. A la base j'étais censée regarder la télé, et ce programme me convenait tout à fait ... si la télé ne m'avait pas plantée au bout de dix minutes, avant même d'avoir pu trouver un programme potable. Bon.
Je suis un peu crevée alors je me suis dit, je vais me mettre du Aphex Twin dans les oreilles grâce à Deezer, et je vais dormir comme une merde.
Sauf que l'Angoisse monte, et que je déteste ça, qu'elle m'arrive dessus sans même que je puisse comprendre pourquoi, qu'est-ce qu'elle fout là, qu'est-ce qu'elle essaie de me dire, d'où elle vient. L'angoisse : juste elle. C'est chiant. En ce moment je commence à penser que je devrais me balader avec mes paquets de calmants, parce que quand ça commence à monter, je vire boule de nerfs et c'est difficile à stopper. Un peu comme une belle migraine en sorte. Bref. J'admets que là, un petit euphytose, atarax ou le dernier truc en date qu'on m'a prescrit, serait agréablement passé. Quelle merde que de devoir arrêter les somnifères. J'adorais ça. (Un peu trop en fait, d'où l'arrêt.)
ça me gave. A chaque fois que j'écoute du Aphex Twin, je replonge dans la petite chambre de Pierrick plongée dans la pénombre - et ça me démoralise complètement. Ce qui est très regrettable, car Aphex Twin est sans doute une des plus belles choses qu'il m'ait fait découvrir et que j'y suis rapidement devenue accro. Il m'a appelée l'autre jour, Pierrick. Depuis son hôpital. Il voulait apparemment savoir comment j'allais, et j'ai répondu de la façon la plus plate et la plus inexistante qui soit : j'ai en gros dit ce qu'il voulait entendre et au fond, je n'ai rien dit. J'aimerais qu'il arrête de jouer la victime constamment. J'aimerais aussi qu'il arrête de faire comme s'il était foutu de prendre soin de moi, parce que je suis arrivée à la conclusion que c'était faux. Bref.
Demain, lourd programme. Aller à RAS, au centre Hauquelin, trouver un cadeau pour Clara (je pensais lui prendre le bouquin L'art de la joie), voir Jackie, voir Charlotte, et peut-être Vianney en même temps. Et appeler le mec de Alma pour parler de ces histoires de stages. Il paraît d'ailleurs que j'ai trouvé un lieu pour mon stage découverte, étant donné que DTG n'a pas dit non, plutôt oui.
Quoi d'autre. Je déteste l'angoisse. Je déteste les questions qu'elle me fait me poser. Du style "où suis-je? Qu'est-ce que je fous là? est-ce que j'y ai vraiment ma place? (chose qui n'a pas vraiment de sens, au fond, puisque c'est moi qui ai choisi de venir) Est-ce que je dérange? est-ce que j'ai tort (le Tort étant admis dans sa valeur générale, culpabilisante, et ne portant sur rien de précis mais tout en particulier) ? Est-ce qu e je devrais avoir honte (tu vois comme l'Angoisse est perverse)? Que va-t-il se passer demain? Et si tout s'écroulait? Et si j'étais irrémédiable? Et s'il n'y avait pas de solution? Et si TOUT était irrémédiablement mauvais, pourri, retors, trompeur? Et si tout était une erreur incroyable? etc.
Usant. Vraiment usant. Surtout que la moitié de ces questions est parfaitement inutile. Je suis là parce qu e ça me faisait plaisir de voir Seb. Alors ok, il n'est pas là, mais il va revenir. Il a bien le droit de faire sa vie, et si ça m'emmerdait, je n'avais qu'à le dire tout à l'heure, là c'est trop tard. Et je me moque de ce que les autres peuvent en penser. Ou du moins, je devrais. Pierrick est bien gentil, mais il m'aime si mal et si douloureusement que je ne pouvais pas rester avec lui. Reste plus qu'à se battre contre ses souvenirs. Ce n'est pas que je n'ai pas envie de me rappeler de lui, mais plutôt que chaque souvenir de truc avec lui me fait horriblement mal, étant donné l'ampleur de sa trahison, et ça me mène à me défendre contre le reste, contre les autres (contre Seb) encore plus fort.
D'où cette envie quasi furieuse de fuite, où je me mets à me dire que je n'ai pas ma place ici, que c'était une erreur que de venir, que je devrais être seule etc. Chose qui n'est d'ailleurs absolument pas inhérente à Seb : je l'ai ressentie avec tous mes ex à vrai dire : Benoît, Seb au début et maintenant, Pierrick. Ok, ça ne fait pas "tous" mes ex, mais bon, on va dire, les principaux. (oui on remarquera que les principaux changent suivant l'angle auquel on se place, et alors).
Bon je me fumerais bien une autre petite clope, encore, mais ça implique retourner au salon, blablabla, et j'ai la flemme.
Je crois que je vais changer de musique, et opter pour du Denez Prigent. Au moins. Ou quelque chose d'aussi calme, mais qui ne vient que de moi. Sans souvenir douloureux. Bonsoir.(putain. Il est presque trois heures du matin).
womanizer
07/02/2009 13:49 par lalignenoire
OUi je suis en train d'écouter du Britney Spears, et alors.
Va savoir pourquoi, écrire dans mon journal privé et sur pc me gave, en ce moment; j'aime pas cet espèce d'isolement qu'il y a. Peut-être ai-je fini par intégrer les râleries de Pierrick sur le sujet.
Bref. J'ai une sacrée patate aujourd'hui, bien qu'il fasse un vrai temps de merde (il pleut, il fait gris). Mais bon. Hier je me suis fait une sieste monumentale, puis je me suis couchée vers 2h du matin et j'ai émergé à 11h. Hallucinant. Faut croire qu'il y en avait besoin.
Bon sinon, ce soir je suis d'anniversaire, et là je me prépare mentalement à aller affronter le froid et la pluie pour aller faire des courses et acheter un petit cadeau à Sarah. J'ai l'impression d'être une véritable ruine financière en ce moment, ça craint. Bon, merde hein.
SInon je cogite un peu parce que hier je me suis pris la tête de façon tout à fait débile avec un mec sur msn, qui a dit 's'inquiéter pour moi" parce que j'avais pas rompu avec Pierrick et que j'étais déjà dans le lit de Seb et que c'était mal. Il a aussi dit que je me "voilais la face", chose que j'ai toujours détesté entendre. En fait ça m'a vraiment chier, qu'il me sorte ça. Je n'arrive pas à comprendre comment le fait de vouloir aimer des gens puisse être mal ou dangereux pour moi, surtout quand tous les partis en situation connaissent un peu tout ce qui se passe et que le contrat est parfaitement clair entre tous les participants (Pierrick sait que je romps, du moins, je l'espère; et Seb sait que je romps, du moins, il l'espère). Et je comprends vraiment pas d'où ça sort, cette histoire de se voiler la face. Pour moi, déjà je fais tout complètement à l'instinct, quitte à me planter. Je vais là où je sens que ce sera bien pour moi, et si c'est pas le cas, bin je m'en vais, c'est aussi simple que ça. Ensuite si je me plante, c'est pas bien grave non plus - pour moi y a toujours moyen de demander pardon ou de se barrer, alors merde. Enfin, je crois avoir toujours été d'une sincérité totale avec mes mecs, alors je ne vois pas en quoi je me leurre. Non vraiment, je n'ai pas compris où il était son problème. Il m'a dit que, en agissant comme ça, si je rencontrais un "mec bien", je risquais de le faire fuir.
Non en fait ça m'a complètement tuée, son raisonnement. Comme si tous les mecs dont je m'entourais à présent étaient des mecs "pas biens", comme si on pouvait classifier aussi simplement les gens, entre biens et pas biens. J'aurais sans doute pas dû lui parler de tous les énergumènes avec qui je suis sortie, parce qu'il n'aura entendu d'eux que le côté ultra violent, et pas le côté où, justement, je trouvais que c'était des mecs "biens" malgré ça. Merde, Benoît aura beau être d'extrême droite et violent à ses heures, je persiste à croire que c'est quelqu'un de bon et de loyal, sur qui on peut compter. Comment est-ce que je pourrais me mettre à leur cracher dessus aussi facilement? Et au nom de quoi est-ce que je le ferais, d'abord? Qu'est-ce que c'est que cette logique manichéenne? Si j'ai confiance en Seb, où est le problème?
Et ce qui m'a bien fait chier aussi, c'est que pour moi, discuter sur msn avec quelqu'un, c'est une discussion intéressante justement PARCE QUE les deux partis en présence n'ont pas à s'investir nulle part. Je pars du principe que nous pouvons nous raconter tous les détails de nos petites vies, parce qu'on ne se connait pas et qu'on est loins, et que cette distance nous permet justement de dire tout et n'importe quoi. Je déteste qu'on me dise "non reste encore connectée un moment" parce que c'est comme si MSN devait remplacer ma vie réelle: je trace une ligne presque infranchissable entre ma vie sur msn et ma vraie vie, dans laquelle je compte m'investir un peu plus, tout de même. Il n'y a qu'avec Alonso que je franchirais volontiers la ligne, parce que ça fait déjà plusieurs années qu'on parle (en fait, il a été un de mes premiers contacts msn), et qu'on a toujours l'air d'être vraiment sur la même longueur d'ondes. Ce qui est très agréable. Bref je trouve que le petit Julien d'hier soir, il aurait pu garder sa langue dans sa poche avant de me juger, moi, et mes ex. Bordel. Sans parler du fait qu'à la base, si je lui ai dit que j'étais pas seule dans mon lit, c'est parce qu'il commençait à exprimer un peu trop son désir d'y être.. avec moi. Alors merde. Et puis j'ai un peu trop eu l'impression qu'il parlait de lui quand il disait "tu peux rencontrer un mec bien blablabla". Ce qui est drôle, c'est que quand il m'a dit que je risquais de faire fuir "un mec bien", je lui ai dit "et bien il fuira, peu m'importe", et peut-être l'ai-je vraiment vexé à ce moment là. Mais bon ça va, faut pas faire chier non plus, ça fait qu'une semaine qu'on parle sur msn bordel.
Quoi d'autre. Oui à vrai dire je déteste quand on me dit que je me voile la face ou que je fuis. Déjà, parce que ça me fait terriblement douter de moi quand on me dit ça. Ensuite parce que je n'arrive pas à voir en quoi je fuis. Qu'est-ce que je fuis. J'admets que quand je prends des calmants, de l'alcool, des somnifères ou des joints, c'est de la fuite. ça je l'admets totalement. Mais il ne parlait pas de ça, et Pierrick non plus, et Bilel non plus. En fait quand on me dit ça je déteste parce que je trouve ça terriblement intrusif, au fond. J'ai envie de dire, foutez moi la paix, c'est MON mode de fonctionnement, et je vous EMMERDE. Mais là je serais accusée de les agresser, ce qui ne serait pas mieux. Mais alors à leurs yeux, qu'est-ce que je pourrais bien fuir? Ils ont tous eu l'air de dire que je cherchais la facilité, Pierrick parce que je refusais d'entrer dans le mode d'affrontement qu'il aurait voulu pour notre couple, Julien parce que je me jettais dans les bras d'un mec qui lui semblait être le premier venu, Bilel, Bilel lui n'avait peut-être pas tellement tort parce qu'on s'engueulait au niveau de la bouffe et que ma psy m'a fait le même reproche plusieurs mois après, donc bon il aura au moins ça pour lui... c'est juste que j'étais incapable de le voir à ce moment là.
Non non, moi ce que je crois c'est que Pierrick, là où il voit de la fuite, c'est parce que je n'ai pas envie d'aller dans les extrêmes où il me demande d'être : et moi j'appellerai plutôt ça de l'autoconservation, je n'ai pas à crever pour ses beaux yeux. Quand à Julien, bin je comprends pas. Qu'est-ce que ça peut faire que je me jette dans les bras du "premier venu"? Seb n'est pas le premier venu, on est déjà sortis ensemble. On se fait confiance, on s'aime bien, il veut bien être là un peu pour moi et moi j'essaie aussi d'être bien pour lui. ça me paraît un bon accord. Pourquoi est-ce que j'aurais refusé d'aller dans son lit, au nom de quel principe moral ? parce que je n'avais pas encore tout terminé avec Pierrick? Mais ça fait des semaines que c'est terminé! Est-ce que j'aurais dû rester "fidèle" à un garçon qui m'a lui-même trompée, qui m'a insultée, traînée plus bas que terre, a projetté toutes ses angoisses sur moi, m'a fait tourner en bourrique pendant plusieurs mois? alors ok il n'a jamais eu que des bonnes intentions vis à vis de moi, c'est juste qu'il est dans un mode de relation à l'autre complèment tordu. Mais est-ce que ça le pardonne pour autant?
Bon et ça n'a rien à voir, mais David m'a fait passer des morceaux qu'il a mixé avec un pote à lui, et je suis très agréablement surprise du résultat - je trouve ça vraiment bon. Carré quoi. Et créatif. Et j'aime bien comme les parties mélodiques se mêlent à la boîte à rythmes. Non vraiment c'est bon.
Bon bref. j'ai conclu mon autodébat sur Julien : il est bien mignon, bien gentil, mais j'ai raison, il a tort, et je fais ce que je veux de ma vie, accessoirement. Le rustre. Il m'a quand même presque fait sentir coupable de voir Seb et de l'apprécier.
Non finalement j'ai pas terminé mon débat. En fait j'ai l'impression qu'il a un peu trouvé que je me conduisais comme une salope, et ça ça m'emmerde. C'est comme l'autre jour, on parlait avec Cindy et j'étais vaguement en train de lui dire que moi, sans jamais faire vraiment gaffe, bin je passais vraiment d'un mec à l'autre. Elle a commencé à me sortir des phrases telles que "tu es dépendante sentimentalement" "c'est un manque affectif", et ça m'a bien fait chier aussi. Tellement que j'en ai parlé à ma psy après. J'ai dit que je ne trouvais pas quoi que ce soit de mal au fait d'aimer des hommes, surtout quand il me semble que je les respecte et que dans l'ensemble, ils me respectent à peu près aussi. J'ai l'impression qu'on me demande de rester seule, mais sans qu'on puisse bien m'expliquer pourquoi je devrais faire ça. Au nom d'un sacro saint principe de, je sais pas, rester célibataire un moment le temps de se remettre d'une relation? j'admets que parfois je peux aller un peu vite mais... je sais pas. Ma psy l'autre jour me parlait d'un espèce de truc bizarre, l'urgence de la rencontre dans laquelle ma mère avait l'air d'être, et je n'ai pas compris. Je n'ai pas l'impression que ma mère ait tant couru après les mecs que ça non plus. Il me semble qu'elle aussi, elle a juste suivi son coeur et ses impulsions. Même si elle n'est pas toujours allée vers des mecs qui allaient la faire se sentir bien dans ses baskets, mais c'est sa vie. J'ai eu l'impression que ma psy me disait que j'étais un peu en train de faire la même chose, mais peut-être me suis-je trompée? Non vraiment je ne comprends pas. Quand je rencontre un mec, je crois pas me sentir dans une espèce d'urgence. ça va juste progressivement : je l'aime bien, je l'aime un peu plus, puis j'ai besoin de le voir, puis j'ai besoin de plus. Et le mec est généralement tenu au courant de toutes les évolutions qu'il peut y avoir dans ma tête, ce qui fait que généralement, on en arrive à peu près au même stade au presque même moment, et ... voilà. Je vois pas ce que je devrais changer. Ou pourquoi.
Et puis qu'est-ce que ces conneries de manque affectif ou de dépendance morale? je vous emmerde! (d'ailleurs Bastrenta a aussi dit que c'était de la merde). ça n'a pas de sens. On est toujours dépendant des autres, on a besoin d'eux pour vivre, pourquoi s'en priver? Et d'abord pourquoi est-ce que ça me fait tant douter, ce que me disent les autres? J'ai l'impression d'être attaquée sur l'un des rares sujets où j'ai tendance à me sentir vraiment à l'aise en fait. Comme si on mettait à défaut quelque chose où je suis sûre de moi... la séduction. ? merde, ça me fait chier cette histoire. Maintenant je me sens coupable d'avoir cette relation avec Seb. J'ai l'impression que je devrais prendre mes distances avec lui pour ... je sais pas, me "ressourcer"? mais pourquoi, puisque ça me fait plaisir de le voir? Puisque le voir me permet de me ressourcer, justement?
bon c'est incompréhensible et ça me prend la tête quand même. Du coup je viens d'envoyer un message à Marie. J'espère qu'elle me soutiendra, elle.
le retour du refoulé
28/01/2009 00:08 par lalignenoire
Fond sonore, BO de Twilight
Je suis horriblement mal et je ne sais plus quoi faire pour me délivrer de toute cette douleur. Je dois rompre avec Pierrick : ça n'est même plus de moi que la décision relève, mais des autres et de tout ce qu'on me dit.
Je dois le faire.
Ma psy a prononcé tout à l'heure le seul mot qui pouvait me faire me sentir en danger avec lui: il est dans la pulsion. Alors effectivement il faut que j'arrête tout. Je souffre horriblement, et à ça s'ajoute encore des grosses auto-prises de tête sur ma famille et leur étrange façon d'aimer. Et à ça le fait que je sois complètement épuisée, et que je ne rêve en ce moment que de toutes les défonces possibles et imaginables pour fuir. J'ai beau dormir douze heures par nuit, je ne me sens jamais reposée. Je ne sais plus quoi faire pour ne pas penser, honnêtement. Quand je suis accompagnée, ça va, mais alors là ça ne fait que cinq minutes que Jackie vient de partir, et je suis déjà repartie, moi, pour les tréfonds des abysses. J'ai juste horriblement mal. Je ne sais plus quoi faire pour me vider et je me refuse à repartir dans mes vieux travers, boulimiques ou automutilatoires. Alors j'opte pour les cachetons et l'alcool, que je considère comme moins pulsionnels et moins dangereux, tant que je ne les mélange pas. (la dernière fois que je l'ai fait je l'ai senti passer le lendemain). Je me sens terriblement angoissée, aussi, j'ai la tête complètement ailleurs. Je frise les crises d'angoisses.
Hier soir c'était tellement la catastrophe, surtout après conversation harrassante avec ma mère, que j'ai fait toute ma lessive : deux jeans, un pull, un keffieh, d'innombrables chaussettes, strings, soutien-gorges, débardeurs. Puis j'ai dansé un peu pour me passer les nerfs. et puis je me suis droguée. Je me suis réveillée en sursaut ce matin, vers dix heures, et il n'a plus été question de dormir à peine ai-je eu conscience que j'étais réveillée.
Je suis juste horrifiée par tout ce qui s'est passé, et ça ne fait qu'accentuer mon sentiment de sortir d'un champ bourré de mines.
à la limite, plus que de paroles, j'ai besoin de réconfort. Je crois que j'aurais vraiment besoin de pleurer un bon coup sur l'épaule d'un mec qui me fasse des câlins. Mais rien de plus. A vrai dire je suis terrorisée à l'idée qu'on puisse me désirer encore. Je me dis, qu'est-ce qui va encore me tomber sur la gueule cette fois-ci. Je suis aussi malade à l'idée de samedi.
Samedi, je mettrai les pieds en HP pour la première fois de ma vie. Et la dernière fois, espérons-le. Samedi, je vais voir Pierrick pour rompre, et Vianney et Christian m'accompagnent.
Je sais d'avance que les quinze prochains jours seront plus que difficiles, mais j'espère que ça s'améliorera après avoir remis les choses au clair avec lui. Je prie pour que ça se passe sans violence, je crois que ça me rendrait vraiment malade (d'ailleurs, je suis malade) que ça se passe mal. Il est pourtant vrai qu'il n'y a aucune raison pour que ça se passe bien.
Je sais plus quoi faire non plus pour dormir. J'ai aussi vraiment mal à la gorge, je croyais à la base que ça allait faire la bonne vieille laryngite, mais là ça fait trois jours à présent et je commence à craindre l'angine... bien que pas de fièvre.
Je crois aussi que j'ai recommencé à mal manger : d'abord les règles ont traîné à arriver, ensuite les tremblements et diverses faiblesses m'ont reprise, sans parler du coeur qui recommence à taper fort. Je fais pourtant des efforts monstrueux pour avaler des trucs et je passe mon temps à manger avec des gens.
A ce propos - et c'est sans doute l'une des choses les plus positives de cette période - je suis très très entourée en ce moment alors j'en profite un max. Là il y a Jackie qui est venue chez moi, elle avait préparé à manger, un petit apéritif, de l'alcool, et elle m'a même offert une petite bougie parfumée. J'ai trouvé ça adorable. Il y a aussi Christian et Vianney qui sont aux petits soins, et ma mère qui fait ce qu'elle peut. Par contre j'ai un peu les chocottes d'appeler Marie, parce que je lui ai toujours pas dit que Pierrick m'avait menacée et que j'ai vraiment la honte de le lui avouer. Charlotte non plus n'est pas au courant, à la réflexion.
Je me sens stupide de n'avoir pas réussi à voir la pulsion avant qu'on me la nomme, vraiment. Je me dis, quand même, j'aurais pu la sentir venir de loin. Et au lieu de ça, j'ai complètement fait l'autruche et j'ai foncé dedans à bras ouverts. Allez donc savoir pourquoi. Je suppose que la Pulsion m'attire toujours. Qu'elle soit chez moi ou chez les autres, c'est le même problème. ça me rend malade. Tout me rend malade. Et très honnêtement, j'ai encore envie de me mettre la tête ailleurs cette nuit. Je sais bien que je prends des mauvaises habitudes. Soupir. Je devrais pas recourir aux médocs ou aux produits systématiquement quand ça va pas, quand l'angoisse me paraît ingérable et le sommeil, un cauchemar.
La nuit dernière, cela dit, j'ai fini sur un joli rêve. J'étais plaquée contre le torse nu de Hamir Adghar, ce mec de DTG : et ce n'est pas vraiment qu'on faisait l'amour, ni vraiment érotique non plus, mais plutôt que je sais pas, je trouvais un apaisement quelque part quoi. Son corps était parfait, musclé, doré, et chaud. Juste d'une teinte plus olivâtre que celle de Pierrick. Et merde. Enfin en parlant de lui, on verra bien plus tard ce que ça donnera (je parle de Hamir Adghar. Bon dieu ce que son nom peut sonner bien). Il faudrait déjà qu'il réponde au téléphone, pour les rares fois où j'ai essayé d'appeler.
J'aimerais tellement être débarrassée de mes angoisses. J'écris de façon compulsive, je dessine, je chante, je danse, je fais du ménage à tire la rigo, j'invite des gens, mais ça ne part jamais. J'ai l'impression de me faire tromper sur la marchandise, parce que je fais tout ce qu'il faut faire dans ces cas là (du moins je crois) et que ça ne change rien.
Sans doute devrais-je être plus patiente. Avec le temps, ça ira mieux.
En attendant, je morfle sévère.
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19/01/2009 17:59 par lalignenoire
Bon bon bon. Je viens de rentrer de tournée paperasses et courses et je me sens pleine d'une énergie que je n'avais pas ressentie depuis longtemps. Peut-être est-ce dû à la longue conversation que j'ai eue avec Bruno tout à l'heure sur msn: il a été avec moi d'une tendresse presque hallucinante, m'a assuré de son soutien envers et contre tout, m'a expliqué deux trois trucs en programmation, m'a dit que je méritais de trouver un meilleur mec que Pierrick etc. Je crois que ça m'a mis la patate. Du coup pour ce soir, même si j'ai rien de prévu, je me suis dit que 1) j'allais ranger mon apparte 2) j'allais me faire un bon petit goûter avec thé et galettes de blé au miel (il faut absolument que je me redonne envie de manger, je suis de nouveau en perte de poids) 3) je vais de nouveau me pencher sur le site du zéro et continuer mon apprentissage du C. Ha! et j'ai une nouvelle carte d'identité. Et j'ai toujours pas de rendez vous pour passer les tests psychotechniques de l'Afpa, et j'ai toujours pas bouclé tout ce que je dois envoyer aux Assedic, et j'ai pas de nouvelles de Pierrick, et on s'en fout de tout ça, parce que j'écoute du Béru et que c'est vachement bien, voilà tout.
Ah oui! et la chatte a ses premières chaleurs.
pierrick et compagnie
14/01/2009 16:28 par lalignenoire
Je m'apprête à décoller pour aller à l'ANPE, la LMDE et faire des photocopies et envoyer des lettres et je me fais un petit goûter avant en écoutant du hardcore.
ça m'aura évité de penser au fait que Pierrick, après avoir menacé dimanche de me casser la gueule, s'est fait interner hier en HP. putain, la nouvelle me choque un peu... mais j'ai malgré tout l'impression de prendre ça très bien, par rapport à la situation. Je veux dire, je suis pas en larmes toute la journée, je me suis pas totalement effondrée ni rien, même si j'ai un peu le cafard quand j'y pense et que dans les rues de Grenoble c'était un peu la paranoïa hier et aujourd'hui, non je crois vraiment que ç'aurait pu être pire. Alors ça me fait penser que, peut-être, les divers bordels que j'ai dû passer m'ont servi à quelque chose. Je veux dire, en l'espace d'un mois, la même personne m'a tout de même trompée, puis a essayé de se tuer (certes, ça, ça m'a foutu dans un état horrible), puis m'a parlé mariage dans un état de confusion extrême, puis m'a dit qu'il voulait me taper dessus (là aussi j'ai flippé). Y aurait sans doute de quoi péter un plomb, mais jusque là je me félicite d'avoir pété mes plombs tout ce qu'il y a de plus sainement: j'ai pleuré, psychoté, tremblé de tous mes membres, claqué des dents, mais point de coupure, point de vomissements, point d'enfermage toute seule chez moi à ruminer (pour le moment en tout cas). Alors ça viendra peut-être plus tard, mais pour le moment, ça se gère.
J'ai juste tapé dans un mur quand je suis partie chez Christian mais à part ça, que dalle.
Je parlais tout à l'heure avec le gentil Simon qui était en psycho avec moi en 1ère année et qui vit présentement en Australie et il m'a dit que j'allais vite retrouver quelqu'un d'autre, que j'étais très belle, même sa copine se rappelait de moi pour ça, et qu'il fallait que j'arrête de rechercher des mecs barjo (il paraît que j'ai apparemment eu les mêmes plaintes de mes mecs à l'époque, même si j'oscillais entre Benoît et Seb. Bon d'un autre côté, eux ne m'ont jamais fait tout ça et du coup je les estime beaucoup plus sains finalement). C'était très gentil, très sympa de ravoir un peu de ses nouvelles. Yvan par contre était tout choqué parce que son mec doit partir en Israel ce week-end, pour y rester deux semaines, et que ça chauffe là-bas en ce moment. Pas cool. Parlé un peu vite fait à Sarah, envoyé un mail à Morgane, un autre à Bruno. J'ai aussi rappelé mon chef de l'auto-école parce que je trouvais pas d'attestation Assedic pour le travail fourni chez lui alors il a dit qu'il me l'enverrait bientôt.
Je me demande souvent comment je me démerde pour laisser autant traîner la paperasse, mais au fond c'est sans doute parce que je déteste ça.
Ce week-end, fiesta rebelote, on va fêter l'anniversaire de Charles avec Maureen et ... plein d'autres. En ce moment je m'évertue à accepter toutes les invitations à des soirées où il y aura des gens que je connais pas; et si je me sens pas forcément beaucoup d'assurance, je finis toujours par boire et taper la causette à tout le monde. J'admets à ce propos que ces dernières semaines j'ai beaucoup bu (du moins, pour moi), et que j'ai aussi un peu fait des mélanges bizarres, genre vin/somnifères, qui m'ont fait me réveiller avec une tête dans le cul géniale.
Quoi d'autre. Pierrick m'a un peu choquée dans l'ensemble, quand même. D'abord la semaine dernière j'ai passé mon temps à l'imaginer pendu ou la tête arrachée et ça c'était vraiment glauque. Et cette semaine c'est pareil sauf que je l'imagine en HP, camisolé, ou bien seul sur son lit, à gamberger, ou bien assomé par les médicaments; je le vois faire des rencontres psychiatriques au coin fumeur, prendre ce genre de bonnes résolutions qu'on prend toujours quand on est hospitalisé ("c'est fini, je retouche plus jamais à ce produit, j'essaierai plus jamais de me suicider") et qu'on ne tient pas, parce qu'on est trop mal au fond, et que les problèmes se règlent pas parce qu'on a vu trois fois un psy et rencontré des gens qui nous comprenaient. J'ai mal au coeur de l'imaginer comme ça, et j'avoue aussi que malgré toutes ses conneries, malgré le fait qu'il faut que je reste à distance pour me protéger, bin j'ai aussi envie de le sentir contre moi; de toucher son corps mince et bronzé et de respirer son odeur et d'entendre sa voix. Mais sa voix s'est éteinte et m'a insultée, et ses mains ont menacé de me frapper, alors je n'y retournerai pas. C'est comme ça.
Bon. Et là je viens de perdre une demi-heure et j'espère que l'ANPE et la LMDE seront toujours ouvertes sinon je suis dans la merde. Enfin au moins j'ai fait un bon gros tri de paperasse cette aprème, c'est déjà ça.
