mercredi matin

26/05/2010 08:29 par lalignenoire

Oh putain. Je pars au boulot avec seulement trois ou quatre heures de sommeil : ça promet. J'ai déjà la tête qui tourne sacrément et la tremblotte. J'ai juste pas réussi à dormir pendant la moitié de la nuit, c'est malin hein?
Et ce foutu concours qui approche à grands pas... Je suis pressée d'être à ce soir. Si Pierrick veut bien, j'irai dormir chez lui (ou il viendrait ici); on pourrait se tenir l'un contre l'autre, se faire des bisous, et puis s'endormir paisiblement. D'ici là, je sais pas si je vais passer ma journée à faire des questionnaires en ville ou passer ma journée sur pc, et honnêtement, je sais pas ce qui serait le pire pour moi. J'espère juste que je vais tenir jusqu'à la fin de la journée.

flotter, flottement, flottaison (ligne de)

13/05/2010 12:17 par lalignenoire

Ce blog est vraiment ultra pratique pour pouvoir écrire de n'importe où en m'y sentant chez moi (écrire un mail, par exemple, ou sur une feuille volante, me fait pas du tout le même effet).

Enfin bon, quoi de beau depuis la dernière fois. Des tas de trucs.
- un an que je suis re avec Pierrick, avons fêté ça la semaine dernière
- allons habiter ensemble en septembre prochain
- vais passer le concours de sciences po mais n'ai AUCUNE idée de si je veux le réussir ou pas (en fait, ça change selon les moments, des fois c'est "sciences po c'est le chemin de la grandeur et un travail assuré, je veux réussir" et des fois c'est "ça m'emmerde, je préfère la formation d'annecy qui aura un côté artistique et me permettra de me réorienter au cas où; en plus, j'ai pas spécialement envie de rester à Grenoble")
- donc voilà, concours dans deux semaines ou quelque chose comme ça et j'ai arrêté de réviser depuis à peu près dix jours parce que je suis une boule d'angoisse nerveuse, obsédée par mes histoires de me raser la tête, par mes questions concernant la famille, par mon impression récurrente du "chien dans un jeu de quille" et par une petite déprime aussi en ce moment; ajoute à ça le fait que ça fait deux mois que je révise les mêmes sujets ou presque et que ça commence à me sortir largement par les yeux
- bref, aucune idée de où j'atterris l'année prochaine, avec quelles thunes, dans quelle ville, dans quelles conditions, je sais même pas qui va se porter garant pour moi pour l'appartement (j'ai plus envie de demander à ma famille, ça m'insupporte), je sais pas non plus comment on va payer le prochain loyer d'ailleurs puisqu'on est censés tout mettre sur un compte et faire le virement à Monsieur Carré, nouveau propriétaire en chef de mon logement (j'aurais préféré qu'il reste à travailler avec l'agence, franchement j'aime pas avoir affaire à un proprio tout seul, ça me stresse)
- boulot aux Antennes ok; disons que j'ai mes petites satisfactions là-bas dans la journée quand j'y suis mais que ces trois derniers jours j'ai proprement comaté devant l'ordinateur et ça a été un peu dur; cette nuit j'ai dormi douze heures, il semblerait que j'étais vraiment crevée
- aimerait bien aussi me débarrasser de cette angoisse collante et indéfinissable, elle va et vient selon les moments et ça me paralyse un peu, d'autant plus que j'arrive mal à l'expliquer. D'accord, il y a beaucoup de choses en cours en ce moment et je pense que ça ira vraiment mieux après le 29 mai; et encore mieux après le 18 juin (date de si je suis prise ou non à sciences po), mais enfin d'ici là j'ai l'impression de changer de couleur à la vitesse grand V et d'être d'une fragilité maladive. Je me sens régulièrement fatiguée, vidée, j'ai assez régulièrement aussi la tête qui tourne, des nausées, et depuis dimanche cette foutue angoisse de merde
- avoue que j'aimerais bien arrêter de me sentir isolée seule sur une île déserte, blablabla parents irresponsables et inattentifs, mais je crois que dès que je pense à ça j'ai "envie de mourir" (c'est la référence à Angélique comme quoi y a des pensées qui nous tuent, pas forcément littéralement, mais c'est pas des pensées qui réveillent notre désir, bref)
- Bon sinon pour le côté positif des choses je suis en contact avec mon père depuis un petit moment, on s'envoie des mails et on essaie de faire connaissance. J'ai un peu honte parce que ces derniers temps j'ai été tellement à l'ouest que je mets plusieurs jours avant d'arriver à lui répondre
- suis hébergée avec chat et bagages chez Pierrick depuis lundi soir, j'avoue que je suis plutôt bien ici même si mes affaires et mon chez-moi me manquent un peu, mais disons que ça m'empêche de bugger stupidement devant mon ordinateur; ça m'empêche aussi de partir trop loin dans l'angoisse alors c'est bien; et puis Pierrick est adorable
- j'ai peur de louper sciences po et de me sentir extraordinairement dévalorisée après, j'ai peur de le prendre bien sur le coup (comme quand Pierrick avait pété les plombs et que sur le coup "ça allait" mais que je me suis effondrée trois mois plus tard, tu vois le genre) et d'avoir un mauvais contre-coup après; je préfèrerais pleurer un bon coup si ça arrivait et puis ne plus y penser, mais me connaissant... peut-être que j'en serais incapable
- Quoi d'autre... Bon sang le concours est dans deux semaines, vraiment. En fait c'est super bizarre l'état où je suis parce que d'un côté, je révise vraiment pas grand chose en ce moment et en même temps, j'ai l'impression de déjà me concentrer pour être à fond le jour J; un peu comme si je rassemblais mes forces et tout; du coup (peut-être que) ça m'épuise, mais en même temps je révise rien, mais en même temps je suis "à fond", c'est assez terrible comme impression. J'ai peur de me concentrer beaucoup et de réviser pas assez, et de me foirer principalement. Et c'est bizarre parce que du coup tout mon entourage croit que je passe des heures et des heures à réviser alors qu'il n'en est rien; du moins pas depuis trois semaines (ou quelque chose comme ça), et pourtant, l'effort mental que je fais me semble à peu près similaire, ou enfin quelque chose comme ça. (C'est vraiment terrible de raconter un truc comme ça, ça me fait encore plus me dire que je vais me foirer). En même temps, c'est le premier concours que je passe de toute ma vie, c'est sans doute normal que ça me stresse un peu. En fait, tout mon effort mental vise à me faire me dire "tu ne vas pas te laisser désarçonner par un foutu sujet de concours, tu ne vas pas te laisser envahir par le stress le jour J", un truc du genre. C'est assez chelou, on verra bien si ça marche ou pas, comme technique. Nuny n'arrête pas de dire que j'ai toutes mes chances, que je vais réussir parce que je suis intelligente, et elle me rappelle la fois où on avait bossé nos cours toutes les deux et où j'avais appris le mien en un rien de temps; genre j'étais restée super concentrée pendant une ou deux heures, et puis hop, c'était fait. Elle avait été vachement impressionnée mais j'avais pas trop compris pourquoi, en fait. Enfin c'était marrant la dernière fois parce qu'on a aussi bossé toutes les deux, elle son mémoire et moi mon concours, et on a bossé allez, une heure ou à peine plus, mais j'étais tellement concentrée que quand on a arrêté ça m'a pris un moment pour redescendre sur terre, j'avais l'esprit qui carburait encore à fond et j'avais du mal à lui répondre et à lui parler; elle s'en était rendue compte et ça l'avait fait rire.

ça a rien à voir mais mon chat est vraiment adorable. Elle me suit partout. Quand Pierrick rentre dans la chambre et que je suis sur le lit, elle est quasi automatiquement avec moi, à côté de moi ou sur moi tandis que je dors. Je trouve ça super cool. Mon chat est génial.

Bon et cette histoire de "pré-concentration" est vraiment bizarre. C'est peut-être de là que vient l'angoisse, en fait. Parce que d'une part il y a ça, mais en plus je me prépare mentalement à je sais pas quoi avec ma famille. En fait je suis dans le flou total avec eux, parce que j'aimerais bien pouvoir me passer de leur aide l'année prochaine mais je sais pas du tout si ça va être possible ou pas; j'ai peur aussi qu'ils m'en veuillent d'avoir pu mettre de l'argent de côté (environ deux cent € par mois depuis février-mars) alors qu'ils étaient en train de payer mon loyer; j'ai peur qu'on m'en veuille de tas de choses en fait : j'ai peur d'avoir à leur demander d'assurer encore pour moi l'année prochaine (si Perthuisot estime que demander une aide à un organisme aura peu de chances d'aboutir), j'ai peur de n'avoir qu'une toute petite attribution de bourse ou d'APL et de ne pas avoir assez pour vivre, j'ai peur qu'ils m'en veuillent d'avoir besoin d'eux et de leurs sous, j'ai peur qu'ils acceptent pas l'idée que je me lance dans quatre ou cinq ans d'études et que par conséquent, si j'arrive pas à être autonome l'année prochaine c'est pas l'année suivante que ça changera, étant donné que la situation sera à priori la même; j'ai tout aussi peur d'arriver à être autonome et de les blesser, j'ai peur de faire une demande de garant à un organisme et que ça les vexe, qu'ils se sentent rejettés et tout. En fait je crois que ce qui m'inquiète le plus c'est le manque de parole, si j'arrivais un peu plus à situer sur où ils se placent quant à cette aide financière ça irait sans doute beaucoup mieux pour moi. Mais je sais pas s'ils se rendent compte que c'est une contrainte pour moi aussi que d'être à leurs crochets, je culpabilise vite, eux me rappellent bien vite aussi ce que j'ai à faire (exemple de l'assurance logement : il y avait pas de problème, mais ils m'ont foutu le stress), et c'est pareil pour le changement de proprio, j'ai peur qu'ils me fassent chier, qu'ils comprennent pas, qu'ils veuillent pas suivre ce que dit le proprio et que ce soit moi qui morfle ensuite avec un proprio pas content, en fait je me sens dans une incertitude totale de ce que je leur dois (personne ne me fait sentir que je leur dois quoique ce soit, même une visite par mois ou autre; tout se passe comme si je ne leur devais rien et ça me stresse, parce que je sais que c'est faux) (et puis d'une manière générale, quand j'essaie de leur marquer ma grattitude, en les appelant, en envoyant une lettre, en étant gentille avec eux, j'ai l'impression que ça tombe à l'eau comme un caca, genre "ploc", et voilà); incertitude aussi de ce qu'ils me veulent, de ce qu'ils veulent, de leur perception de cette aide financière, est-ce que c'est un boulet pour eux ou au contraire un petit passe-temps, quelque chose qu'ils m'accordent parce que ça leur fait plaisir? Ou au contraire est-ce qu'ils se sentent obligés, est-ce qu'ils se disent que je vais être à la rue si personne ne me donne des sous? Vraiment j'en sais rien, et ça me fait flipper.

Et avec ça il y a toutes les questions sur l'année prochaine, où est-ce que je vais être, dans quelle ville, pour quoi faire, est-ce que ça va me plaire, est-ce que j'aurai assez d'argent pour vivre, comment ça va se passer avec le centre Hauquelin et Bastrenta si je pars sur Annecy.... à la limite dans l'histoire le seul truc qui m'angoisse pas c'est le fait d'aménager avec Pierrick, en fait à ce propos, je trouve qu'il est plus que temps de vivre ensemble : mon apparte me soûle et je ne suis pas chez moi chez  lui, les allers-retours constants qu'on fait sont sympas, mais prennent du temps et de l'argent (maudit TAG de merde), et puis j'ai hâte qu'on commence à faire notre déco farfelue à tous les deux; en fait s'il y a bien un truc qui m'angoisse pas en ce moment c'est d'habiter avec lui. Je suis quasi certaine que ça va aller comme sur des roulettes, avec des petits accrochages de temps en temps, mais je trouve qu'on a bien "bossé" cette année : on a appris tous les deux à mieux communiquer, à mieux se comprendre sur des tas et des tas de sujets, à se respecter plus, et même si ça arrive encore que ça dérape, notamment sur les histoires de distance, je prends beaucoup sur moi pour ne plus lui hurler dessus, et lui prend sur lui aussi pour ne pas m'envahir, je veux dire, on fait vraiment beaucoup d'efforts et je crois que ça paie.

 

Putain, ça fait du bien d'écrire.

boulot

22/12/2009 13:24 par lalignenoire

Boulot. Je fulmine un peu. Ok je travaille aux Antennes, c'est trop cool, j'ai trois articles à écrire, un sur le Sénégal, un sur un assoc', un sur des gothiques. et je suis en mode "angoisse de la feuille blanche" depuis le début d'après-midi. Voire depuis le début de la journée, en fait. Je ne sais absolument pas quoi raconter, je ne me sens pas formée du tout, j'exècre cet ordinateur minuscule et incompréhensible, j'ai envie de fumer mais je ne peux pas dans les locaux de Composite, mes sujets me sortent par les yeux, je me sens incompétente, larguée, et encore j'ai de la chance le téléphone a arrêté de sonner. oui parce que normalement ma cheffe est avec moi, mais étant donné qu'elle est partie il y a 1H30, si j'ai besoin d'aide c'est pas franchement elle que je peux appeler. remarque, si, je pourrais. Mais bon elle devait faire un film. En fait j'ai envie de rentrer chez moi. J'y travaillerais beaucoup mieux, déjà j'arrêterais de me péter les yeux sur cet écran millimètrique, j'arriverais à poser mes doigts en entier sur la souris ou sur le clavier, je pourrais utiliser MES logiciels de traitement de texte (j'exècre Open Office, même si c'est un logiciel libre), fumer, boire, manger, caresser le chat et enlever mes chaussures sans qu'on m'emmerde.

Bref, je suis de mauvais poil. Je ne sais pas écrire d'article. Et je sais pas où Anne a trouvé cette idée que j'écrivais plutôt bien, je sais pas si elle se rend compte que mon article sur Teisseire m'a pris un week-end entier et mon article sur la Votation Citoyenne, six heures. c'est un désastre, mon dieu. Je devrais trouver des conseils pour journalistes en herbes, et à la réflexion, en fait ça ne m'aiderait même pas. Ce qu'on fait aux Antennes a une particularité, c'est qu'on essaie de pas interpréter ce que les gens nous ont dit mais d'utiliser leurs propres mots. Ahahah, rions, rions. Il faut que ça ait "un côté vivant, qu'on utilise les mots des gens", tout en gardant un certain cadre, tout en gardant un certain angle de vue des choses etc.

Je vais me passer les nerfs et dire tout ce qui me bloque quant à mes deux articles. D'abord, la phrase d'ouverture. Gros vide, aucune inspiration, je ne sais pas par quoi commencer. Ensuite. Pour l'article sur le Sénégal. Mes phrases sont moches, sonnent mal, sont tristounettes ou alors un peu scolaires - c'est d'un fade! Je ne sais pas comment présenter cette association. Je sais pas ce que je dois garder ou jeter dans mes notes, ce qui est important, ce qui ne l'est pas, je ne sais pas comment présenter le livre qui va avec - au fond, je ne sais pas raconter, sans doute. Et l'article pour Solexine, c'est la même merde. Je suis coincée aussi parce que je sais pas si je suis sensée présenter l'association pour ce qu'elle est, c'est à dire, une association qui propose des activités artistiques aux marginaux de tous poils, ou pour ce qu'elle voudrait devenir, soit une association qui propose de la création artistique à bas prix, de qualité, et à tous. Parce qu'ils ont un gros côté "on accueille les gens avec attention pour leurs fragilités" mais la nana qui nous en parlait ça avait plutôt l'air de lui faire peur ou d'être très lourd, étant donné qu'elle aurait aimé que l'assoc" adopte un psy pour pouvoir se décharger un peu de tout ça. Donc bon excuse-moi, mais je sais pas ce que je dois raconter. je suis censée faire un peu de pub pour l'association en fait. Alors j'ai déjà dit que c'était beaucoup d'ateliers variés, animés par des pros, pas chers, ouvert à tous, avec des représentations à la fin et des projets construits avec les adhérents. Fort bien. ça me prend cinq lignes à tout casser.

 

Soupir.

Dimanche

20/09/2009 14:47 par lalignenoire

oh putain. Je suis un véritable zombie aujourd'hui. Malade, fatiguée et pas forcément de la meilleure humeur qui soit. J'ai passé ma semaine à faire des rêves de merde : Pierrick qui partait avec la femme de Bill Clinton, Pierrick qui me met en compétition avec des nénettes stupides dans son lycée, moi qui saute dans des piscines vides de très haut, moi sur une moto à flanc de falaise qui fait du 180km/h en descente, précédé de viol, inceste et compagnie. Génial quoi.
Et puis j'en ai marre d'être si fatiguée. La nuit j'ai tendance à péter un plomb sans bien savoir pourquoi. Je pense à tout et n'importe quoi et quelques fois je m'endors et quelques fois je me mets à pleurer (comme hier par exemple). J'ai l'impression de devoir séduire tout mon entourage en ce moment. Et puis d'être bien seule face à mes prises de tête d'adultes; j'aimerais bien me sentir véritablement écoutée quand je suis en train de parler du mariage de Tanoh, ou qu'on me pose des questions; j'aimerais bien avoir des avis là-dessus, et aussi sur le fait que Pierrick voudrait me suivre à l'autre bout de la France et que ses parents soient d'accord, ou encore que j'aimerais bien faire du journalisme; j'aimerais bien avoir des avis positifs là-dessus, qu'on me réconforte un peu ou qu'on me dise au moins que c'est bien, que j'ai de la chance - je sais pas, c'est des bonnes nouvelles tout ça mais j'ai l'impression de n'intéresser personne avec. (ça y est j'ai de nouveau envie de pleurer). J'ai l'impression bis de n'avoir aucun repère non plus par rapport à tout ça, pas d'adulte qui puisse me dire "ha le premier apparte en couple, c'est comme ci comme ça, faut faire attention à ça"... ; en fait c'est comme s'il m'arrivait des tas de trucs et que je pouvais en parler à personne parce que tout le monde s'en fout. Ou du moins, je parle pas de mes potes en fait, mais plutôt du fait que y a aucun adulte dans le coin qui est capable de regarder un peu dans ce qui se passe pour moi. ça me fout horriblement mal.

pierrick 2

06/09/2009 17:56 par lalignenoire

19h 27. Me suis foutu jolie murge hier et aujourd'hui, déprime. Bordel, qu'est-ce que j'ai. Ok c'était peut-être pas la journée la plus réjouissante de toute ma vie aujorud'hui, j'ai fait que du ménage alors que je pensais voir Vianney et tout mais merde, je me suis lancé le film La Mome sur Edith Piaf et depuis je fais que pleurer. J'arrive même pas à savoir ce que je pense, tout ce que je sais c'est que je me sens triste et que j'ai envie de pleurer encore, encore et encore, comme une fontaine qu'on vide. Je suis incapable de savoir ce qui cloche. Enfin mis à part un espèce de surplus d'émotion (ça y est je repleure) qu'il y a en ce moment et que je gère pas du tout. Et puis hier avec Pierrick on s'est mis à parler d'enfants, bébés et compagnie, et ça m'a horrifiée de voir à quel point j'avais un point de vue noir sur la chose, j'ai fait que lui balancer des arguments horribles, j'ai même eu l'impression de le déprimer correctement et putain, tout m'horrifie, pourquoi on est re- ensemble, comment ça se fait qu'il compte y rester, pourquoi c'est moi qu'il veut, pourquoi on est en train de faire cette connerie monumentale, s'attacher et se dire des mots d'amour ça me terrifie putain, et pourquoi est-ce que je pleure tout le temps en ce moment hein? alors ok ça m'a fait un bien fou de passer deux soirées complètes avec mes potes, que ça se passe plutôt cool et tout mais je sais pas je me sens totalement déphasée en ce moment, totalement perdue, et le pire c'est que c'est même pas que je déprime vraiment, j'ai déjà, et de loin été plus mal que ça mais putain j'ai quoi?? j'ai l'impression d'être aussi sensible et larguée qu'une femme enceinte, et la comparaison me fout des frissons. Et en plus je suis un peu en train de faire de la merde parce que j'avais dit à Pierrick que j'étais d'accord pour qu'on se voie ce soir, entre 20h et 21h, ai-je proposé, qu'il est 19H 32, que j'ai toujours pas répondu à son texto où il disait qu'il était ok, j'ai pas fini ma lessive, je sais même plus ce que je veux mis à part chialer un grand coup.

Ah et hier j'ai croisé Benoît au Sub : je me suis demandé s'il avait recommencé à boire ou pas. On a parlé un peu et il avait l'air, je sais pas. Il avait une façon de bouger les lèvres, un peu comme un tic, un peu comme dans Requiem for a dream quand la mère devient dingue, j'ai trouvé ça flippant. Il m'inquiète en fait. à part ça, Rej se laisse pousser les cheveux et les autres sont toujours les mêmes. Moi j'ai l'impression d'avoir changé à 360°.

Encore envie de pleurer. Devrais peut-être prendre une douche? Me reposer un peu? finir la lessive?

Pierrick et compagnie

03/09/2009 23:28 par lalignenoire

Bordel, je viens écrire ici chaque fois que j'ai un coup de mou. Suis pas sortie de la journée, enfin, suis sortie de chez Pierrick en fureur ce matin, me suis ruée chez ma psy, puis faire des courses ultra grasses, et ensuite j'ai plus bougé - je me suis juste occupée à me mettre la tête ailleurs en faisant la geek (encore téléchargé de nouveaux logiciels, qu'il a ensuite fallu faire marcher) et en matant des films (grâce au-dit logiciel). Et voilà qu'il est minuit 35 et que comme d'habitude, mes prises de tête me rattrapent au coucher.
Pour résumer, j'ai pété un gros plomb sur Pierrick et j'ignore encore pourquoi, ce qui ajoute au fait que je me sente à la fois ridicule et hystérique. Soupir. Et ça y est. Je me suis remise à penser depuis trois secondes et j'ai de nouveau la larme à l'oeil, ça allait mieux quand je pensais pas. Au fond y a plein de trucs qui me titillent avec Pierrick en ce moment et j'ai l'impression de tout me prendre dans la gueule sans être foutue de gérer quoi que ce soit, ou même de mettre à distance quoi que ce soit. Bon alors, qu'est-ce qui se passe.
- Problèmes de panne au lit avec lui. A priori, pour moi, c'est pas grave, mais comme ça se répète et que j'arrive pas à avaler l'excuse des neuroleptiques/du stress/de la fatigue, évidemment ça coince. Résultat, je pleure, je tire la tronche et je perds à la fois une partie de ma libido et de mon humour.
- Problèmes de tempo : il semblerait que je sois une grosse énervée et lui un gros babacool. Qui ne trouve pas étrange de vouloir aller me chercher des pansements alors que je devrais être partie de chez lui depuis un quart d'heure. Résultat, moi je pète un plomb, je trépigne, pleure à moitié, lui en veut de sa lenteur, suis embarrassée de sa gentillesse et de son attention.
- Problème de tempo deuxième édition : il semblerait encore qu'il ne soit pas dérangé par le fait de passer des journées au lit, avec moi, à mater des films. Moi dans l'absolu je dis pas non, mais dans la pratique, je suis à moitié dingue en fin de journée. Dinguerie qui s'ajoute au fait qu'à force d'être ailleurs de chez moi je ne sais plus du tout où j'habite, que mon chat vire dépressif, que mon linge est quasi intégralement au sale, que je ne passe pas mes coups de fil urgents et compagnie. Soit autre raison de pétage de plomb.
- Problèmes de pétages de plomb : étant donc une espèce de rageuse inarrêtable, je tiens à faire les choses correctement et par conséquent, quand je commence à monter en pression, me faire chouchouter et à moitié consoler m'enrage encore plus : je ne supporte pas ses câlins, bisous, remarques taquines et autres dans ces moments là, je préfèrerais qu'il m'engueule, qu'il me fasse un peu peur (mais pas trop), pour pouvoir chialer un bon coup et arrêter mes conneries, mais comme il le fait pas, je vire tellement énervée que ça en devient de la pulsion, et le fait de savoir que je pète les plombs pour de la merde m'énerve encore plus, ce qui me rend encore plus marteau
- Problème de jalousie : j'ai envie de pleurer dès que j'entends parler d'une ex (Magali), d'une B., d'une V. Ce qui mène généralement à toutes les situations de pétages de plomb pré-citées.
- Problème d'incompréhension : je suis incapable de savoir pourquoi je m'énerve autant, en fait. Et je me dis à chaque fois que c'est la dernière, sauf que ça ne marche absolument pas.
- Problème de fantasmes : depuis le week-end dernier, où je me suis imaginée avec un bonheur stupide être mère et de lui je suis horriblement mal. Je considère que c'est une vision hérétique, blasphématoire, ridicule, et qui devrait être chassée de mon cerveau à coups de balais au cul. Manque de pot, je suis tellement amoureuse que ça reste en tête, et quand ça n'est pas ça, je nous imagine vivre ensemble et être trop bien. Et pour être honnête, je flippe tellement que je m'en rends malade, littéralement malade d'angoisse, de terreur, de dégoût. Au fond je trouve ça parfaitement inacceptable, voilà.

Bref tout ça pour conclure que je dois vraiment être chiante en ce moment et que je sais pas comment il fait pour me supporter, il est encore trop bon figure toi qu'il s'inquiète surtout pour moi (il ne m'a pas encore dit à un seul moment de fermer ma grande gueule, mais franchement, il devrait). J'ai envie de conclure bis qu'il y a un truc avec lui qui doit vraiment me toucher en ce moment, pour être autant à cran on peut être sûr qu'il y a un truc à trouver dans ma cerveille. L'ennui, c'est que j'ai pas encore trouvé quoi et que du coup, en attendant que je termine mes caprices, je lui en fais voir de toutes les couleurs, je change d'avis comme de chemise, je me défile, je lui fais des crises par téléphone (ou en face, c'est drôle aussi) et j'ai envie de me foutre des baffes.
Il doit vraiment y avoir un truc qui me perturbe pour me rendre aussi à cran, vraiment. Ce serait juste bien d'arriver à trouver quoi. Je veux dire, avant lui, j'avais encore jamais fait de crise de jalousie aussi violentes (et injustifiées en plus); bon pour ce qui est du tempo j'avoue que c'est très désagréable parce que ça me fait un revival de Benoît, quand j'avais des horaires à tenir tout le temps et qu'il était occupé à se torcher la gueule dans un bar, l'ennui c'est que j'ai des trucs à faire mais pas d'horaires; peut-être que ça s'arrangera tout ça quand on aura un rythme plus régulier grâce à la fac, le boulot ou n'importe quoi d'autre parce que pour le moment c'est franchement nawak.


Au fond bis ou quadru bis, j'ai l'impression que le fait même d'être avec Pierrick me perturbe totalement, dans le sens où ça me fait trop d'émotions, en fait. Il y a d'abord l'espèce d'extase inouïe de l'avoir retrouvé, qu'il ait bien voulu me reprendre avec lui malgré tout ce qui s'est passé, le fait qu'il ne m'en ait pas (trop?) voulu, qu'il m'aime, qu'il le dise, qu'il ait envie de rester avec moi. Il y a aussi des vieux restes de tout ce qui a pu se passer dans les premiers temps où on était ensemble : incertitude, angoisse, et puis encore mal de la période où on s'était quittés et où j'étais tellement dans les chaussettes, où ça me semblait pas permis du tout parce qu'on me répétait qu'il m'avait fait trop de mal, et que c'était mieux comme ça. Et niveau restes je pense qu'il y en a vraiment un paquet, et en tout genre en plus. Parce que d'abord, j'en ai totalement soupé d'entendre parler de son ex en long en large et en travers : j'ai su trop de choses sur elle, notre couple était basé totalement sur elle, elle me hantait, j'avais (j'ai toujours) la hantise/le désir de faire mieux qu'elle, et puis la peur de la fascination qu'elle a pu exercer sur lui, alimenté par ses problèmes au lit et le fait que j'arrive pas à voir d'où ça vient. Le fait qu'il m'ait trompée, qui me fout les jetons qu'il y retourne un jour; ou plutôt, qu'il soit encore tenté, que je sois encore celle de trop, l'espèce d'innocente juvénile et stupide qui lui a collé au basques et couru après cet hiver, l'humiliation, le rejet, le ridicule, la rage, la tristesse. Ensuite a suivi ses TS : violente baffe en pleine gueule, plongée dans le malsain, horreur, horreur, peur de sa disparition. Suivi d'internement en psychiatrie, on va dire, idem, en plus du fait que j'ai vraiment cru qu'il allait me taper sur la gueule soit grosse grosse peur, état de loque comateuse pendant une bonne semaine avec accès de panique quand j'étais en ville, suivi d'épisode Simon, totalement ridicule, échec complet, inutilité totale, je lui ai balancé toutes mes peurs dessus et j'ai réalisé qu'il y en avait un sacré paquet; suivi de échec Simon, grosse claque dans la gueule, terreurs nocturnes, insomnies, et tout à coup, le retour de Pierrick alors que je le croyais perdu dans un monde lointain, inaccessible. Ce qui donne donc retour brutal de Pierrick, qui tout à coup, change, veut que je lui fasse confiance, que je l'aime, que je lui pardonne, et moi qui ne comprends rien au final, parce que je croyais ni mériter cette place ni (ou encore moins) qu'il me l'offrirait - et du coup, re-départ pour les nuées célestes.





J'ai peut-être accumulé trop d'émotions trop rapidement, sans m'en rendre compte, et maintenant, y a tout qui se mélange et à la fois j'angoisse et à la fois je suis tellement contente que ça m'angoisse encore plus.

Je crois qu'il faudrait peut-être qu'on ralentisse un peu la cadence. Après tout, au début, le fait de le serrer contre moi, juste sans l'embrasser, j'avais l'impression que j'allais exploser, et il est vrai que ça ne m'est pas encore franchement passé. On devrait juste faire comme Tanoh avait suggéré au début : se redécouvrir, doucement. On devrait recommencer à se fixer des petits rdv dans l'après-midi, se voir en extérieur, et puis rentrer chez soi le soir pour se laisser du répit. ça aurait l'avantage de me laisser me remettre un peu, en ce moment je me sens aussi nerveuse et perdue qu'une tortue enceinte.
Merde.

when the smoke is going down

25/07/2009 21:59 par lalignenoire

23h 07.
Putain, jsuis pas dans la merde pour commencer cet article. On va lister :
- Me suis mis putain de cuite hier avec Yvann, Quentin et Franck, et en début de soirée, Pada et Claire. Excellente soirée, excellent début de journée en leur compagnie, je me sens comprise, choyée, appréciée dans mon ensemble.
- Vu Pierrick aujourd'hui, pour cause de crise de jalousie de sa part. A ce niveau-là, je veux dire qu'on est vraiment graves, lui comme moi. Lui s'imagine que je le trompe et moi je fais des cauchemars où il retourne avec son ex : au moins, on peut pas dire qu'on est pas sur la même longueur d'ondes. Et puis on a eu une sale petite explication, parce qu'à un moment il m'a dit que ça lui ferait plaisir de boire en ma compagnie, quand il pourrait de nouveau. J'ai sévèrement tilté, en fait, et j'ai fini par pointer plusieurs choses qui me plaisaient pas trop dans cette idée :
- d'abord, dans mon esprit, il était pas censé se remettre à boire
- et certainement pas dans un cadre d'alcolisme festif
- j'ai appris ensuite que ses "potes" lui proposent de tirer sur des joints
- sachant la difficulté qu'il a pour arrêter, ça m'a révoltée
- car maintenant que j'y pense, au fond, le vrai travail de sevrage, c'est maintenant qu'il le fait, n'est-ce pas? à l'hôpital il s'est occupé du sevrage physique, ce qui a pas été trop compliqué, mais alors maintenant reste le sevrage mental et visiblement, c'est une autre paire de manches
- j'ai aussi essayé de lui faire comprendre que dans ma tête, le mélange "Pierrick" et le mélange "conduites à risques" (soit alcool, drogues, fêtes à outrance et compagnie) faisait très mauvais ménage, parce que c'est pas pour dire, mais la dernière fois qu'il a décidé de se bourrer la gueule j'ai quand même un peu ramassé
- suite à quoi la fille avec qui il m'avait trompée passe en voiture juste à côté de nous et l'appelle - dieu merci, je ne me suis pas levée pour faire genre je suis polie, je crois que je l'aurais étripée à mains nues
- j'ai aussi réagi sur un autre truc qu'il m'a dit, comme quoi un jour quand tout ça serait terminé, il se payerait un joint et se le fumerait tout seul, pour le plaisir : j'ai dit que je trouvais ça pas bien, presque suicidaire, et totalement anti-sevrage : quand on arrête un produit on en fait le deuil (ai-je dit) et on accepte l'idée qu'on y touchera plus, et j'ai dit ça en prenant l'exemple d'un mec qui se referait un shoot d'héroïne pour le "fun" des années après avoir arrêté : c'est merdique dans le sens où il aura résisté à la tentation pendant longtemps pour au final y succomber quand même, et pour quel résultat? une jouissance rapide? et être tenté à nouveau, et se dire que c'est sans danger, qu'on peut recommencer???
- j'ai aussi dit un truc qui lui a sans doute pas fait plaisir : comme quoi le fait qu'il soit sous médocs, même si c'est pas la vie que je lui souhaite, et bin ça me rassure; que l'idée qu'il arrête un jour me fout les jetons, que j'attends déjà de voir comment ça va se passer à ce moment là et que pour les joints et l'alcool ça me plairait bien qu'il n'aille pas si vite
- que j'étais très étonnée aussi parce que je croyais qu'il comptait presque mener une vie d'esthète, et que même si c'est un peu bizarre, au final j'accepte ça très bien, surtout de sa part, et que quitte à tracer un camp, je préfère arrêter de boire et le suivre dans cet exemple là plutôt que l'inverse
et bordel, c'était une conversation désagréable, d'autant plus que j'ai de nouveau des somnifères.


Ce qui relance le problème à zéro, quasi. Et ça me déprime. Et pour en revenir aux somnifères, j'hésite à en prendre ce soir, ça me fait peur, j'ai l'impression d'un échec cuisant, et en même temps j'en crève d'envie, pour un peu je saliverais rien qu'à l'idée d'en bouffer un, et j'arrive pas à me décider pour s'y j'en prends un demi ou un entier, je raisonne en termes de "combien il va m'en rester ensuite" et "combien ça va me défoncer" et je fais la toxico parfaite, moi aussi, ce qui me dégoûte proprement et m'effraie, et m'effraie d'autant plus que je vois Pierrick dans la même logique mais avec d'autres objets, et le savoir pas complètement débarrassé de ça me donne envie de donner des coups de pieds à droite à gauche.

Voilà, et à présent il est 23h 32, et demain il faut que je m'occupe d'une saloperie de lavomatic de merde si je veux partir en vacances avec des fringues propres, et je suis très emmerdée par le fait de voir que mon cher et tendre est pas encore en dehors de tout ça, et de la saloperie de ses pseudos potes qui OSENT lui proposer de tirer sur des pétards (les cons, ils ne comprennent donc rien, jouissance de merde), à vrai dire, je serais beaucoup plus rassurée qu'il me dise qu'il a envie d'accepter à nouveau de boire des bières en la compagnie de gens qui tiennent la route, qui vont s'assurer qu'il ne fait pas de la merde, ne bouffent pas n'importe quoi eux-même, putain mais les enculés quoi, comment peuvent-ils faire ça.
Et tenir cette saloperie de discours anti-drogue me débecte quand je suis moi-même en train de savourer l'idée d'un putain de somnifère depuis le début de la soirée, voire depuis une semaine, voire depuis des mois, voire depuis que j'ai arrêté, putain, ça m'enrage, ça m'enrage et en même temps j'en bave d'envie, je rêve du moment où je vais être enfin défoncée, raide, et m'endormir comme une grosse merde, lourdement, béate, stupide.

;;;;;

01/07/2009 20:47 par lalignenoire

- Au fond, j'ai l'impression que les périodes où je déprime sans raison apparente, ce qui revient souvent, c'est que je ne me sens ni en sécurité ni assurée de quoi que ce soit. Je devrais sûrement en parler à la psy demain. Et lui dire aussi que tous ces mecs m'écoeurent, parfois; pas Pierrick, Pada ou Cyril, mais plutôt les autres, Marc et Simon par exemple : ceux qui me donnent l'impression d'être un espèce de petit phénomène insaisissable qu'on aimerait bien domestiquer, mais qui fascine par son côté feu follet. J'ai l'impression d'avoir fait le coup à Marc toute l'après-midi et après, j'ai plus du tout été en état de supporter les multi présences autour de Pada, surtout qu'il y avait l'autre qui me draguait, que je sais pas son prénom mais que j'étais pas en état pour quoi que ce soit. Surtout que, que ce soit Marc ou Simon, j'ai l'impression qu'ils me le font drôlement sentir, qu'ils me sentent un peu décalée, un peu bizarre ou un peu morbide. Marc va à la fois dans mon sens en entrant dans des délires plus ou moins morbides, et à la fois totalement à rebrousse-poil quand il dit des trucs genre je suis sans pitié et autres machins. Avec Simon c'était encore pire. Parce que le côté "je t'aime bien" était là, il disait qu'il m'appréciait, que j'étais sympa et autres, et en même temps, tout ce que je pouvais faire lui semblait profondément marginal, étrange : je refusais de lui ouvrir grand la porte de mon apparte, je n'étais pas sûre de moi côté VIH, j'étais sortie avec des mecs un peu barges (pourquoi est-ce que je lui en ai parlé...), je m'habillais étrangement ("il est vulgaire, ce haut"), mon apparte n'était jamais rangé, je me faisais avoir au boulot, je me faisais avoir par mes potes etc. Un vrai connard. Mais passons.

Soupir. Je me sens pitoyable et stupide, incapable de savoir où je suis, si je suis ailleurs que derrière un mur de brique. Et parfois j'ouvre les yeux et je réalise que je suis là, avec telle personne, en train de faire telle ou telle chose, et ensuite je me contente de disparaître un peu plus, un peu plus loin. Là par contre, ça marche aussi pour Pierrick, et ça me désole de pas pouvoir mieux profiter de sa présence, quand je suis dans les trente-sixièmes dessous. Je suis vraiment dingue de lui. Et puis j'ai mal au coeur pour lui de voir que j'ai coupé mon portable, et qu'il est le seul dont j'aie "envie" d'accepter l'inquiétude, et que pour bloquer tous les autres, j'ai dû le bloquer lui aussi. ça ça me fait chier. En même temps je supporte vraiment plus la sonnerie de mon portable.

Au fond, je voudrais vivre avec lui, je crois. Enfin pas maintenant, je suppose qu'il est bien trop tôt, je ne suis pas encore assez sûre de lui, de l'évolution qu'il y aura entre nous dans les prochains mois, mais c'est vrai que putain, ça me plairait sacrément de vivre avec lui. Je l'adore. Et puis parallèlement - et ça n'a rien à voir - j'ai envie d'avoir un chien. Jsais pas, c'est peut-être con, mais le chien aurait l'avantage de sécuriser le corps dans toutes les errances que je pourrais faire, qu'elles soient nocturnes, accompagnées ou non. C'est vrai quoi. Je commence à avoir peur de sortir toute seule la nuit. Enfin disons que j'ai peur de faire de mauvaises rencontres, peur que mon corps affiche clairement à quelqu'un que je n'ai rien à faire là, et c'est pour ça que je voudrais avoir un chien : outre le fait que j'aime bien les animaux, le chien aurait le mérite de grogner sur n'importe quel indésirable, prêt à lui sauter dessus pour un peu que je me sente mal à l'aise, voilà. Au fond, le chien sécuriserait l'exterieur, quand le chat fait ça à l'intérieur de l'apparte. Après tout, si je n'ai pas re vomi ou que je n'ai pas recommencé à me défoncer les bras, c'est sans doute grâce à elle, parce que ma psy m'a tellement répété que le chat absorbait la pulsion des maîtres que je n'ai jamais osé franchir ce pas là en la présence du chat - et étant donné qu'on vit dans la même pièce... enfin voilà, un chien. Un chien qui serait gentil avec moi et pas avec les autres. Je sais pas trop ce que ça donnerait niveau dressage, mais je dois bien dire que je suis fière du chat que j'ai : contrairement à tout ce que j'ai pu craindre, elle est gentille, câline, sociable, et ce, même avec d'autres chats, elle rentre dans sa caisse presque sur demande, accepte harnais et laisse - et sans être une véritable peluche non plus, ce qui n'est pas sans me déplaire. Alors je me dis que, dans un moment, je pourrais peut-être avoir un chien. Je sais pas.

Et putain ça a rien à voir, mais c'est dingue comme je peux me sentir légumisée ces jours-ci. Totalement absente à tout ce que je fais. ça craint. Pour te donner un exemple, juste à l'instant je me suis retrouvée debout au milieu de mon apparte, à ne plus me rappeler pourquoi je m'étais levée - ah oui, mes clopes. J'oublie tout dans les minutes qui suivent.

Bon et en relisant, cette histoire de chien. Curieusement, je crois pas que j'en ressentirais autant l'envie si je vivais avec Pierrick. Loin de moi l'idée de le comparer avec un chien, mais il est vrai que j'adorerais l'idée de savoir qu'il est à la maison, ou qu'il va bientôt rentrer, ou que je vais bientôt le rejoindre, et qu'il y ait ce joli climat serein qu'il y a entre nous en ce moment. Le chien, en fait, je l'imagine plus pour maintenant, maintenant que je ne peux pas vivre avec Pierrick, et puis curieusement, en m'imaginant vivre avec lui, je sais pas si j'aurais autant envie d'errer la nuit à droite à gauche - donc pas besoin de chien si je n'erre pas un peu.
En ce moment, j'ai beaucoup envie d'errer. Et je me sens plus forcément à l'aise, seule, dehors. Enfin, c'est pas pour tout de suite, tout ça. Vivre avec Pierrick comme avoir un chien. Avec Pierrick, comme je l'ai dit plus haut, il faudrait vraiment laisser passer un peu du temps, pour être sûre que c'est durable, qu'il va pas se remettre à foirer comme cet hiver et qu'on va continuer sur cette jolie voie. Pour le chien, bien que dans l'idéal, j'en aurais besoin tout de suite, je n'ai pas l'argent pour entretenir un gros chien (parce qu'un petit roquet, laisse tomber, ça me donnerait envie de le tabaser : un chien doit être gros pour protéger sa frêle maîtresse, voilà tout), je vis dans 20m² : et même si je connais des gens qui vivent dans des studios et ont des chiens eux aussi, avec qui ça se passe nickel, moi j'ai déjà un chat, et je vois mal trois êtres vivants dans un si petit espace. Ce serait bien d'avoir au moins deux pièces pour ça, histoire que les deux bêtes ne se marchent pas trop dessus. Surtout qu'Escarmouche, en véritable chatte, protégerait très probablement son territoire, et serait aussi sûrement jalouse si un autre animal venait à vivre dans le coin. Enfin en pensant à elle, ça me fait toujours bizarre de réaliser qu'elle a mis deux semaines à accepter la présence de Simon : au début, elle l'emmerdait pas mal je crois. Alors qu'avec Pierrick, mis à part les crises de jalousie du début (je fais caca juste à côté du lit etc), elle est toute cool à présent. J'ai été particulièrement surprise, l'autre soir : j'avais refilé mes clés à Pierrick pour qu'il puisse dormir avant moi ici, et en rentrant, Escarmouche était toute calme, comme si tout était parfaitement normal, qu'il y ait ce grand garçon endormi à côté d'elle : en fait, quand je suis arrivée, j'ai juste eu l'impression qu'elle attendait mon retour pour quémander ses croquettes à qui de droit, et voilà.

C'était charmant.

stone in focus

22/06/2009 21:34 par lalignenoire

Soir. Bon. C'est pas pour dire, mais j'en ai marre de ces sondages de merde : je sais qu'il me reste que trois soirs à tirer, mais ça me gave d'avance. J'en ai marre de me faire jeter par des vieux séniles, de me faire raccrocher au nez, de me faire prendre pour une conne par tous ces cons qui sont pas foutus de répondre clairement et m'en veulent après de rester longtemps au téléphone avec eux (ça c'est le truc qui m'énerve le plus, surtout que je sais jamais quoi en faire), etc. Tout à l'heure j'avais limite la larme à l'oeil en allant au taf, et si j'y suis allée en me tenant à peu près droite c'est sans doute dû à la présence de Pierrick, tout beau dans sa chemise rouge - celle que je lui ai offerte, c'est vrai, elle lui va bien. A vrai dire je suis totalement dingue de lui, ça craint. J'adore sa présence, ses caresses, son sourire, son intelligence, sa beauté, son calme, sa vie en général; je l'admire, aussi, parce que ça doit pas être facile d'être sous traitement aussi fort et de garder le sourire quand même. Et je dirais même plus : je commence aussi à sacrément me projeter dans l'avenir avec lui, à un point qui m'effraie presque. Un truc qui est bizarre avec lui c'est que, même si on est pas collés ensemble 24h sur 24 et que c'est pas ce que je souhaite non plus, bin je me dis que ça pourrait être vachement cool d'habiter avec lui. C'est peut-être plus l'idée de "on ferait nos activités chacun dans la journée et ensuite le soir on serait trop contents de se retrouver", c'est vraiment cette idée-là qui me fait envie. Je me dis qu'on rigolerait bien, qu'on passerait de bons moments, que ce serait cool de partager la cuisine, le lit, de s'engueuler pour les programmes télés et autres petits trucs.
Enfin bon.
ça fait même pas deux mois qu'on s'est remis ensemble, alors ce serait bien d'attendre un peu avant de commencer à penser à ce genre de trucs. Même si d'un point de vue pratique, je ne peux que constater qu'on pense en ce moment tous les deux à la colocation pour les prochains mois, que lui n'a jamais quitté le foyer familial, que moi je paierais volontiers beaucoup moins si je vivais avec quelqu'un d'autre, que ça pourrait être très pratique surtout qu'il habite loin et bref, l'idée plane sacrément en ce qui me concerne. Mais bon, je suppose qu'il faut attendre, histoire de pas faire de conneries.

Mais bon. Je suis totalement sur un nuage rose avec lui, et je suis ravie de voir quand il a l'air tout réjoui de me voir, ou n'importe quelle parole un peu douce ou une caresse ou n'importe quoi, j'adore. J'espère juste que ça va durer, bien sûr.

En attendant, pour ce soir, je suis censée faire de mon apparte un lieu présentable parce que demain je le fais visiter par le proprio, et c'est embêtant car la vaisselle n'est pas faite, le lit non plus, j'ai des fringues sales à ne plus savoir où les mettre, la lessive n'est pas faite comme on peut donc le conclure, le matelas traîne toujours dans le couloir, et moi je suis à la fois en train de tomber malade et totalement crevée, ce qui contrecarre un peu l'idée de tout faire ce soir. Putain et demain je vais me taper une journée de fou. 10h, visite de l'apparte, 11h, psy, 13h 30, être au machin pour l'emploi vers mistral, 18h, boulot, soir, dormir chez Pierrick -ouf.

putain dmerde

06/06/2009 03:44 par lalignenoire

Fond sonore : SOS d'un terrien en détresse, Gregory Lemarchal
5h du matin.

Pas encore dormi et ne comprends absolument pas ce que suis en train de foutre : c'est juste que je suis pas allée me coucher et que j'ai des vagues d'angoisse qui me passent dessus comme si c'était la fête. J'ai passé la soirée avec Candice et c'était sympa, mais en rentrant... ça a franchement chuté. Me suis retrouvée sur Spectrose, à balancer les souvenirs les plus dégueulasses que j'ai de mon enfance, et l'espèce de regard extérieur que j'imagine constamment quand j'écris sur un truc public m'a soudainement alertée de l'horreur que j'étais en train de décrire, du fait que j'avais dû créer un blog pour adulte pour pouvoir enfin avoir la liberté nécessaire pour m'exprimer et balancer toutes ces saloperies; du fait que ça sortait de façon tellement immonde que probablement, je dégoûte tous mes saloperies de lecteurs pervers qui cherchent des blogs de cul de merde, et ça m'a horrifiée. J'ai l'impression de tout juste commencer à percuter de quelle merde je sors, et avec le fait de l'avoir rendu public, pour la première fois, me le fait réaliser deux fois plus. J'ai l'impression de m'exprimer comme une merde en fait; et d'être parfaitement incohérente.

En fait j'ai envie d'être défoncée depuis que j'ai percuté ça. J'en suis limite au point de regretter d'avoir fait cette saloperie de sevrage de somnifères de merde, de regretter de pas me bourrer la gueule plus souvent (ou ce soir, ça marche aussi), de pas avoir de cachetons pour me ratisser la gueule etc, crise de boulimie, scarification bref n'importe quoi pour me foutre la tête à l'envers en fait. ça me semble insupportable. Incompréhensible. Dégoûtant. Horripilant. J'ai l'impression que c'est même pas de moi qu'il s'agit, que les souvenirs où j'étais en train de hurler en pleine nuit dans ma chambre (ou plutôt, de crever d'envie de hurler mais de se retenir pour pas se faire engueuler par la mère ensutie), de gueuler contre la porte de l'apparte parce que ma mère rentrait pas, que la gamine qui a vu Nuits et Brouillard avant d'entrer au collège, qui a fait des putains de cauchemars après; et puis le reste, l'inommable reste, c'est pas moi, et en même temps, je suis la seule à en garder souvenir. Ma mère s'en rappelle probablement pas, ou alors, certainement pas de cette façon. Je me dis que j'aurais vraiment pu me tuer à cause de toutes ces merdes, que je me demande comment je me suis démerdée pour rester vivante, que c'est encore une chance que j'ai pas fini totalement schizo (tu me diras, pour le moment rien n'est totalement joué...); ou pute, ou toxico, ou à la rue (ça c'était bien ce qu'il y avait de plus probable, et alors pour me récupérer après ché pas comment on aurait fait), ou morte et blablabla. En fait je me sens terriblement coupable d'y penser, parce que tout ça, c'est le passé et il y a aussi la sacro-sainte formule du "te prends pas la tête, profite de la soirée" qui rôde, sauf que je l'emmerde profondément et que je lui chie à la raie, pour tout dire.


putain, mais qu'est-ce qui a bien pu se passer pour que ça déraille à ce point? pour que je sois à ce point invisible, inexistante, tuée, silencieuse dans ma famille? Pourquoi y a personne qui a été foutu de s'inquiéter pour moi, avant que je pète un plomb? cette famille est tarée. Franchement. ça me tue de penser à tant d'aveuglement, de bêtise, de stupidité. Et alors je parle même pas de ma mère, là, parce que repenser à tout ça me refout un sacré coup de haine envers elle.



Je crois que je vais sortir faire un tour dehors. De toute façon, vu l'état dans lequel je suis, c'est même pas la peine d'espérer dormir maintenant.



J'ai envie de me foutre une méchante cuite.