dieu le père
13/02/2007 22:33 par lalignenoire
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dieu le père
13/02/2007 22:33 par lalignenoire
Et toi mon père,
Mon saint père qui êtes aux Cieux
Si tu étais plus près
Tu pourrais entendre
Ce que j'ai à te dire!
Oh papa tu sais
Toi aussi, je t'ai aimé
Un si bref laps de temps,
Où j'ai espéré avoir enfin
Un digne représentant parental
Une aide, un soutien moral
Oh papa, si tu savais,
Ô combien le monde dans lequel je vis est Infernal
Oh papa si tu étais plus près, tu saurais
Que la pluie dans mes yeux n'est pas de l'eau
Un acide citrique qui me dévore
Une plaie qui me ronge, amère
Ô Saint père, comme tu pourrais aimer ta fille - la Pécheresse, pas la Vierge!
Si on vivait dans le même monde
Parle moi de lui, parle moi de mon frère
Je t'en supplie, donne moi de ses nouvelles
Quel âge a-t-il, combien de dents de lait, parle-t-il?
Oh papa si tu savais Quoc Viet et Viet Anh, ils pourraient peut-être se connaître?
Mais papa papa, je te vois dans la rue, et tu ne me reconnais pas
Je n'existe à tes yeux que dans ta possession de moi
Ô mon saint père si tu savais comme je suis triste
Rester sur Terre n'est pas si simple
Et je me bats tous les jours
Je ne veux rien commettre de fatal
Qui me causerait une mort létale
Oh mon père, j'aimerais te dire
Tout ce que tes oreilles n'entendent pas
Ton téléphone, il ne répond pas
Dans mon cœur, tu devrais être là
Oh mon père si tu savais
Comme la Nuit je frappe Aux Portes de l'Enfer
Je hurle, supplie, je veux qu'elles m'acceptent
Oh papa je sais bien
Que je n'ai rien pour te plaire
Chez moi il n'y a rien
Chez moi tout ça n'existe pas,
La mousson, les villageois, la campagne, le chaud et le froid
Les fièvres infernales et la tuberculose hivernale
Tu sais papa chez moi
Les jeunes ils sont indépendants
Chez moi papa
Nous avons tous grandi trop vite
La communauté de l'Individuel
Chez moi papa
Le Noir est notre singulier apparat
Le Métal berce nos oreilles
Nous vivons dans un monde qui n'a son égal nulle part chez toi...
Ici, nous vivons la nuit
Tels des vampires, nous sommes si blancs, si jeunes et si beaux
Immortels, nous craignons la Mort
Nous ne sommes pourtant pas méchants
Bien sûr papa
Les hommes que je fréquente
Ils n'ont rien à voir avec toi
Je sais bien que tu as ta part de malheur
Oh papa j'aimerais savoir plus sur tout ça
La guerre, la prison, le trafic d'opium
Les bols de riz, les brochettes de porc
La bassecour qui cancane et la pauvreté, et les baguettes pour manger
Non chez moi ils sont différents tous, contrairement à toi, si heureux des valeurs transmises, tous, ils peuvent être là pour moi
Et tu sais papa, chez moi aussi il y a de la violence
L'époque n'est plus à la soumission,
papa, il y en a qui souhaitent la révolution
oh papa, tu sais,
je ne suis pas du même Monde que toi
Ici j'ai une place, une raison de vivre
et toi, qu'as tu à m'offrir?
amour et obéissance, respect de dieu et catholiques réminescences,
Papa, tu ne rivalisera jamais avec lui
Ô mon père, si seulement tes yeux pouvaient s'ouvrir,
ta langue se délier et tes oreilles entendre, alors tu saurais
Dans quel monde je vis!
Tu verrais que ta fille n'est pas celle que tu crois
Tu entendrais peut-être, les cris d'agonie qu'elle pousse le soir, quand pour se défaire de sa nourriture, elle enfonce des doigts dans sa gorge
Oh mon père, si tu pouvais me parler, me dirais tu les mots que j'attendrais?
mother
13/02/2007 15:46 par lalignenoire
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mother
13/02/2007 15:46 par lalignenoire
Maman, je veux arrêter de manger
Ce corps que tu m'as donné, il ne me convient pas
Et d'ailleurs, lui ne m'aime pas non plus
Maman, j'aimerais tant le prendre en photo et te l'envoyer dans une boîte
Te montrer ce que j'ai fait à cette partie de toi
Te montrer la charpie que j'ai fait de mes bras
Maman que dirais tu, si je me taisais à jamais?
Maman, pleurerait-tu, devant mon tombeau?
Maman, viendrait-tu, à mon enterrement?
Maman ce joli corps que tu m'as fait, il ne me convient pas, il ne m'appartient pas
Tu l'as perverti et cabossé
Ce petit corps verni j'en ai fait craquer la peau
Comme une écorce grillée
Ce joli corps, je lui fais éclater les tripes à chaque fois que je veux hurler,
Ô combien je le vomis
Ô combien je le hais
Ô maman pardonne moi, si je ne suis pas à toi
Maman maman si tu savais
Toute la haine que j'éprouve pour toi
Tout ce mal-être qui me tue
Maman maman tu sais, pour moins que ça, je t'aurais tuée à mains nues
Je ne veux pas voir de larmes, maman, dans tes yeux; je ne veux rien y voir d'autre, maman, que du feu
j'aurais été soulagée, si tu m'avais détestée
j'aurais pu faire sans toi
Mais Maman, tu m'as aliénée, enchaînée à toi
Même mon corps, maman, il n'est pas à moi
De tes mains tu l'as fait, de tes mains tu l'as sali, de tes mains, tu l'as trahi, de ta langue; tu l'as détruit, et entre tes pieds broyés
Maman maman, je n'étais à tes yeux, qu'une petite poupée Une petite poupée si jolie à tes yeux
Qui n'aurais jamais pu s'échapper
Maman maman, aujourd'hui tu sais, les gens me décrivent comme
Un animal sauvage,
Qui s'arrache la peau,
Pour sortir de sa coquille
Et tu sais Maman on m'a dit
Que s'il sortait, un jour,
Cet animal, serait un Alien magnifique
Tu ne saurais pas, Maman, ô combien ça m'a fait plaisir
Je préfère être reconnue Alien que Alice
Mère ô ma mère, tu sais
Aux yeux de mon fiancé tu sais
Tu es un monstre redoutable
l'Auteur de mon Mal
Maman maman si tu savais
Je préfère être à lui qu'être à toi
Vue comme un Objet précieux et fragile
Plutôt que comme un apui-tête docile
Tu sais maman, tous ces bouts de peau, que je me suis arrachés,
j'aurais aimé te les envoyer dans une boîte
sertie de toutes les armes,
Avec lesquelles je me suis balafrée…