Céleste
06/03/2007 19:47 par lalignenoire
Du céleste s'éteint ma bouche
Aller vers toi...
Du parfum le désir que j'aime.
T'étais là,
Seule au bord du ravin, tu me dis "On y va?"
Toi contre moi, Moi contre toi
Dans la boîte d'ennui
C'est la soif qui a faim
Dans le ventre grandit, s'envisagent les seins
Dans le cri de la nuit
Qui nous détruira...
Je n'ai peur de rien
Quand tu es là,
Moi je ne crains... Rien que toi, rien que moi
Faits de fièvres et d'envie
Dans la suie on se noie
Assoiffés d'interdits;
Rien que toi Rien que moi
Au sein de l'incendie
Je t'invite au combat et toi,
Tu me dis oui, allez viens...
Sur la piste décollent
Les chevaux enragés.
S'emballent et puis se collent
Les lèvres empoisonnées.
S'unissent les venins
Et nous ne faisons qu'un
Vérités du sacré,
Tu me donnes la clé.
Rien que toi, rien que moi
Faits de fièvres et d'ennui
Dans la suie on se noie
Assoiffés d'interdits;
Rien que toi, Rien que moi
Au sein de l'incendie
Je t'invite au combat
Et toi tu me dis oui, allez viens...
A l'amour, à la mort
Toi tu cherches le jour
A l'amour, à la mort
Couteaux dans le velours
A l'anarchie des corps
Tu t'élèves et tu brûles
Tu gémis au secours
A la mort, à l'amour
A l'amour, à la mort
Toi tu cherches le jour
A l'amour, à la mort
Couteaux dans le velours
A l'anarchie des corps
Tu t'élèves et tu brûles
Tu souris et tu cours,
A la mort, à l'amour...
Damien Saez, Céleste et En travers les néons, dans Debbie, paru en 2004. j'adore...
En travers les néons
Dans la mégacité
Aux merveilles,
Tu traces ton dessein
Petit bout d'évasion
Comme un phare au milieu
De la mer, tu éclaires
Une destination
Tu ressembles à ce rêve
Que j'ai fait autrefois
Que j'ai fait tant de fois
Que j'ai fait avec toi!
Dis, on le refera?
Dis, on le refera?
Allez dis-le, qu'on le refera!
Les yeux comme des perles au noir des mers de Chine,
Oh merveille tu me donnes la main
Petit bout de beauté
Poésie incarnée
Prisonnier de tes reins, que c'est bon quand tu me tiens...
Tu ressembles à l'amour qua j'ai fait autrefois
Que j'ai fait tant de fois
Que j'ai fait avec toi...
Dis, on le refera?
Dis, on le refera?
Allez! Jure et susurre qu'on le refera
Tu ignores le vide devant toi
Les vertiges et la peur
Tu connais pas
Perdue dans les soirées
Seule au milieu des loups
Tu t'enfonces
Au bord des précipices
Tu cherches les réponses
Aux abîmes de feu
De la cime tes yeux
A mon âme s'unissent
Tu ressembles au naufrage que j'ai fait autrefois,
Que j'ai fait trop de fois
Que j'ai fait avec toi
Dis, on le refera?
Dis, on le refera?
Aller, jure, allez crache
Qu'on le refera!
Tu ignores le vide devant toi!
Les vertiges et la peur
Tu connais pas
Tu ignores le vide devant toi!
Les vertiges et la mort
Tu connais pas
Eveillée, dans la cité perdue,
Au travers de la nuit, toi tu vas bien,
Toi tu vois bien
En travers la douleur et la mélancolie,
Tout ira bien,
Tout ira bien
Dans la cité perdue,
Au travers de la nuit
Toi tu vois bien
Toi tu vois bien
En travers la douleur
Et la mélancolie
Tout ira bien,
Tout ira bien...
Celles qui vont au bois, c'est la mere et la fille
La mere va chantant et sa fille soupire
"-Qu'a-vous a soupirer, ma blanche Margerite?"
"-J'ai bien trop dire en moi, et n'ose vous le dire."
-"Je suis fille le jour et la nuit blanche biche.
La chasse est après moi, des barons et des princes,
Et mon frère, Renault, qui est encore le pire.
Allez, ma mere, allez, bien pronptement lui dire,
Qu'il arrete ses chiens jusqu'a demain midi."
-"Où sont tes chiens, Renault, et la chasse gentille?"
-"Ils sont dedans le bois a courre blanche biche."
-"Arrete les, Renault, arrete, je t'en prie."
Trois fois les a cornées de son cornet de cuivre
A la troisieme fois la blanche biche est prise.
- "Mandons le dépouilleur, qu'il dépouille la biche.
Celui qui la dépouille dit : " je ne c'est que dire.
" Elle a le cheveux blond et le sein d'une fille "
A tiré son couteau, en quartiers il la mise
On en fait un diner aux barons et aux princes
-"Nous voici tous cillés or ma soeur Margerite."
-"Vous n'avez qu'à manger, suis la premiere assise
Ma tete est dans le plat et mon coeur aux chevilles
Mon sang est répandu par toute la cuisine
Et sur vos noir charbons mes pauvres os y grillent."
Tri-Yann, Complainte de la blanche biche, Suite gallaise, 1974
il se peut qu'il y ait des erreurs... je n'ai pas réussi à trouver des versions fiables du texte et c'est du vieux français :s