ah! les plaisirs de la vie
13/03/2007 18:49 par lalignenoire
Mardi soir, je viens de rentrer. Humeur massacrante. Je réalise une fois de plus que je hais les autres. Les autres, c'est le martyr. Les autres me jettent sans s'en rendre compte dans cet engrenage sans fin où je me fais broyer. Le plus souvent, sans même le savoir, je me noie dans la sociabilité. Avec les autres, outre le fait d'oublier ses problèmes et de passer un bon moment, je me jette dans la gueule du loup. Sans aucune considération pour ma petite personnalité, j'offre tout; tout ce que l'Autre en face peut attendre de moi, tout ce qu'il peut désirer. Je me montre aimable, chaleureuse, généreuse, parfois bavarde, fais des plaisanteries et surtout, jamais ô grand jamais je ne suis de sale humeur. Ou alors, il faut que ça se dissipe en cinq minutes. Si ça ne se dissipe pas, la honte est telle qu'il faut partir, tout de suite, pour ne surtout pas déranger. Après tout, c'est chiant les gens de mauvaise humeur. Ils pestent, râlent, remettent en cause les choses établies, grognassent, sont en demande constante d'approbation ou de réconfort. Moi-même, je déteste être envahie par la mauvaise humeur des gens. Alors pourquoi me l'autoriser à moi aussi? Parfois, quand je parle de ma façon de cacher les choses, les gens me disent : c'est facile, tu n'as qu'à être toi-même et ne pas réfléchir! bande de cons! vous ne comprenez pas! VOilà! voilà tout un exposé de ce que je fais quand je ne réfléchis pas, justement. Refouler, ça fait partie de moi, mais ça me flingue! je veux plus que ça en fasse partie! Ma rage et ma mauvaise humeur ayant malgré tout besoin de sortir, une fois de temps en temps, l'orage s'abat sur moi en moment de solitude; je me coupe, je casse tout chez moi, je me calme ensuite à coup de cachetons, parfois il m'est arrivé de fuguer, ou encore, comme aujourd'hui, je débarque chez ma psy légèrement stressée, pour me mettre à pleurer non stop une fois dans le cabinet. Tout ça fonctionne par périodes : j'alterne une période où "ça va", où tout est caché à ma conscience, juste ce léger truc qui me titille sans que je parvienne à l'identifier, ni même vraiment à y penser, puis la tension monte, monte encore, monte toujours, et je ne vois rien de ce qui se passe là non plus; et enfin le couvercle explose, c'est le ras de marée, la catastrophe planétaire, je hurle, tempête, envoie tout le monde chier, ne parle plus à personne, me coupe, gerbe, disparaîs etc. Jusqu'à la prochaine fois. Comment faut-il faire pour s'accepter? On me dit parfois aussi qu'il faut que je positive. Rien de pire pour m'enfoncer : ça me donne une idée précise de ce que l'Autre attend, et je me cale à fond dans son désir, déjà culpabilisée par le fait de m'être un tant soi peu confiée. Résultat, le pétage de plomb est encore pire quand ça sort enfin. Et du coup, je hais les autres. Ils sont la cause de mon mal-être, de mon refoulement, ils sont ceux dont je me venge en m'attaquant moi-même. Plus je vous en veux, plus je me fais du mal. Impossible de dire quoi que ce soit à qui que ce soit, puisque de toute façon la plupart de mes fréquentations sont d'agréable compagnie, ne me font chier que rarement, et d'ailleurs, dans les situations où il y a réellement un truc qui me fait coincer, la riposte est rapide et l'indésirable expédié sous d'autres cieux. Mais voilà, les autres situations sont tellement plus perverses. Je ne sais pas quoi faire avec quelqu'un qui, parfaitement aimable, d'ailleurs, va me faire, disons, des reproches injustifiés, des petites piques, ce genre de choses. En fait dans ces cas là, je ressens simplement une gêne, qui bien sûr, s'accentue au fur et à mesure que le temps passe, mais incapable d'identifier quoi que ce soit d'emmerdant chez l'autre, j'impute tout à moi-même. Et que se passe-t-il en ce moment pour que j'aie autant la hargne? et bien justement : à mes yeux aveugles, rien. à mes yeux ouverts suite à séance thérapie tout à l'heure, voilà : je me colle des obligations pour paraître normale, toujours sans réaliser que ces dits évènements ne sont pas des obligations et que tout le monde s'en fout. Je m'excuse quand j'en ai pas vraiment envie, voire quand j'ai la haine contre la personne mais que je suis incapable de m'en rendre compte; je vais en cours alors qu'en ce moment ça me fait chier, que je ne dors pas la nuit, que je ne tiens pas bien debout la journée, juste parce que j'ai peur d'être étiquetée comme faisant péter les cours pour le plaisir (et dans ces moments là, j'imagine la réaction de tout le corps enseignant, de la secrétaire de L1 qui a aidé à m'inscrire, de ma psy, de mon éduc, des potes de la fac, des inconnus de mon amphi, etc), je me force à ne pas fuguer parce que je ne veux inquiéter personne, avec la nourriture il suffit que je ne sois pas seule et je mange comme quatre sans avoir faim, j'accepte tout ce qu'on m'offre, je promets tout ce qu'on veut et ... et moi là dedans, je suis où bordel de merde? la seule façon que j'aie pour le moment de calmer ce grand jeu du qu'est-ce que tu veux de moi le voici est de me couper du monde. Encore une forme de fuite, encore une forme de disparition. Je ne prends jamais ma place. Je ne prends jamais de place non plus, d'ailleurs. Je ne veux pas déranger. Alors tout ça pour dire.... pour dire quoi? je sais pas quoi dire. Mais vous, faites attention. Ne me dites pas de positiver, de garder le sourire. Je serais capable de me tuer pour vous faire plaisir. Dites moi plutôt de pleurer un bon coup et faites moi un câlin. ça marche mieux. Acceptez mes limites, même si je n'arrive pas à les poser. Essayez de penser à ma place, si vous tenez à moi. Essayez de faire un peu attention... tout ça se casse si vite à l'intérieur.
Tous ces corps et ses regards qui m'oppressent
Envie de MEURTRE
Le couteau et la lame qui caressent
Envie de mourir
DISPARAÎTRE
Comme une fumée dans l'air
Tous ces sourires évanescents
Toutes ces lumières incandescentes
Le monde est-il réel?
Maman, donne moi un pot de MIEL
Nourris moi, nourris ma haine
Monde entier
Sache que je suis défoncée
La ligne noire ne marche pas droit, ce soir
La ligne noire, où te conduira-t-elle?
Je suis ici, je suis absente
Je brille par ma présence
Quand je ne dis pas au revoir
Je pars
Je pars
Je pars
La ligne noire
Droite ligne vers le péché
La ligne noire
Comme une signalisation piratée
La ligne noire
À ne pas dépasser?
Où sont les limites?
Où est ma liberté?
Tous ces corps et ces regards qui m'écrasent
Le sentiment d'être broyée
Et voilà que je meurs, étouffée
Crise d'ANGOISSE
Où ma ligne, où est ma ligne noire
Cherche ma limite, mais où va-t-elle aller?
Défoncée, je titube sur la LIGNE
Monsieur, un PV s'il vous plaît j'ai dépassé la ligne, la ligne noire
Par excès de vitesse, trop plein de confusion
La ligne noire forme peut-être une spirale
Qui tourne, encore et encore, inlassable
Sur mon front, je suis marquée
Au fer rouge, une croûte calcinée
Je suis la ligne, la ligne noire
Je ne sais pas où je vais
Je ne sais pas si je resterai droite
Je m'écroule, quand mes mains sont moites
Sourire défoncé
La ligne noire, assise dans un fossé
Écrasée par une merde,
Comme tombée du ciel
Les dieux vous chient dessus, ouvrez la bouche, il pleut des mouches
Rien ne va plus les jeux sont faits
j'atteins le paradis, éviscérée
Je ne sais pas où je vais
Je ne sais Pas ce que je fais
La Ligne Noire
Veut juste s'en aller…
Les insomnies : défaut quantitatif et/ou qualitatif du sommeil
L'insomnie est un symptôme d'une grande banalité et d'une extrême fréquence. 15 à 30% de la population souffrent d'insomnies. 40% des insomniaques consomment quotidiennement des hypnotiques et 25% en consomment de manière intermittente. L'insomnie comporte une diminution du temps de sommeil total, accompagnée d'une gêne subjective, associée éventuellement de fatigue, de troubles digestifs ou d'amaigrissement.
L'insomnie se manifeste en sémiologie clinique par la plainte d'un inconfort concernant l'endormissement, le sommeil lui-même et le réveil. La plainte de l'insomniaque peut porter sur trois différentes phases de sommeil :
- l'insomnie d'endormissement se rencontre chez les sujets anxieux.
- l'inversion du rythme circadien - somnolence la journée et insomnie la nuit - se rencontre dans les états dépressifs, démentiels et confus.
- l'insomnie matinale : le réveil est précoce avec impossibilité de se rendormir. L'insomnie matinale vers 3-4 heures du matin est caractéristique de certains troubles de l'humeur. Elle est, en revanche, banale chez le sujet âgé.
- l'insomnie peut interrompre le sommeil plusieurs fois : l'insomnie est souvent intermittente car l'insomnie totale est rare.
L'insomnie est un symptôme fréquent, présent dans un large éventail des manifestations psychopathologiques; l'insomnie peut être observée chez le sujet névrotique; elle peut être un symptôme associé à des troubles psychotiques.
L'insomnie est très fréquente chez certains sujets délirants.
Elle touche également certains sujets névrosés-anxieux, hypocondriaques, etc., pour qui le sommeil réveille une angoisse de mort vécue lors de l'abandon de soi qu'entraîne l'endormissement. Selon Freud, chaque nuit, nous devons nous dépouiller de certains accessoires (lunettes...) visant à masquer quelques déficiences corporelles et opérer un démantèlement similaire de notre pensée qui nous rapproche de notre personnalité infantile (régression).
Traitement
Lorsqu'une cause à l'insomnie est reconnue, son traitement permet de retrouver le sommeil. En cas de tableau psychiatrique, une thérapeutique psychotrope spécifique (neuroleptiques, antidépresseurs...) normalise le sommeil. ->La protection contre le bruit s'impose.
->Une température optimale (ni trop chaude ni trop froide) est importante.
->La suppression des facteurs favorisants et selon les cas un anxiolytique, un antidépresseur peuvent être utiles.
Les thérapeutiques non médicamenteuses :
Lorsque l'insomnie se révèle être un symptôme névrotique, les méthodes utilisées sont d'ordre psychothérapeutique : psychothérapie de soutien, psychanalyse, psychodrames etc...
Lorsque l'insomnie est la conséquence d'une hyperstimulation du système de veille, le traitement fait appel à certaines règles d'hygiène et aux techniques de relaxation (training autogène de Schultz, techniques de bio-feedback...).
La nuit bat à mes oreilles
Et la pluie tombe dru
Ce soir le sommeil se fait rare
Ce soir, montée d'adrénaline
Ce soir, sentiment de vide et d'Impuissance
Une nuit comme toutes les autres, en somme
Insomnie
Je rêve dans tes bras glacés
Je vis dans ton étreinte
Tu souffles et soupires dans mon oreille
J'aimerais être loin de toi, mais chaque nuit je reviens
Il est trois heures du matin
Si je t'ouvre la porte, on me retrouvera morte
Insomnie
Je me raccroche à la vie comme on tombe d'un arbre
Je m'érafle contre tes branches
Et la corde se resserre
Insomnie
Mes yeux sont si lourds
Mon corps se fait si faible
Allongée dans ma couchette-brancard,
j'attends
j'attends
Les yeux ouverts dans le noir
Si fatiguée
Si fatiguée!
Que je sais que demain
Le jour ne se lèvera pas pour moi
L'Aurore ne me verra pas vivace
Mais murée dans mon cercueil de glace…
Je suis la fille du soir
Celle qui traîne et titube dans son manteau noir
L'épuisement me vide
Suce mon sang comme un vampire
Insomnie
Relâche cette étreinte
Pour que je puisse dormir
Sans peur de mourir…