soupir
04/05/2007 01:49 par lalignenoire
pour alterner avec barbie mutilation, voici barbie bulimia, le retour.
gerber. c'est infect, c'est stupide, c'est répugnant. et c'est mauvais pour la santé (les dents, le coeur...). sauf que voilà, entre ma nouvelle période schizo et le retour de la boulimie, faut croire qu'en ce moment ça va pas fort. le pire, c'est ce sentiment de soulagement après l'avoir fait : ouf, je vais pas trop grossir.
aujourd'hui je me déteste. hier aussi. je voudrais arrêter de me fragmenter de partout, n'avoir qu'un seul prénom (enfin... je sais pas), m'autoriser à déprimer de façon saine et larmoyante, être parfaite, être aimable quand il faut et me faire respecter quand il faut aussi; savoir d'instinct avec qui je vais m'entendre ou pas, être mince, ou du moins, ne pas avoir besoin de l'avis de 15 personnes pour savoir à quoi je ressemble, savoir accueillir des gens chez moi, savoir bosser dans tous les domaines possibles et être la fierté de mes patrons, être sportive, etc. la liste est longue, je pourrais continuer comme ça pendant trois jours. soupir.
bon. il faut se dire qu'un jour ça viendra. que je suis sur la bonne pente. après tout, l'an dernier à la même date, je venais de me faire hospitaliser, j'avais des points et des bandages et des stéristrip sur tous les bras, je faisais une, deux, voire trois crises par jour où je terrorisais tout le monde, j'étais isolée de tous, j'avais pas le droit de sortir; donc il y a du progrès.
sauf que cette idée me réconforte pas. pas tellement. quand je m'adapte pas assez, ou quand je me trouve pas assez parfaite à mon goût, je jette toute autorevalorisation dans les égoûts. ou plutôt, elle s'y jette toute seule.
j'aimerais ne pas dépendre de tout le monde comme ça, et encore moins des mecs qui m'entourent, parce que j'ai toujours l'impression que c'est mal vu. oui c'est con, tant pis. les nanas que je rencontre ont toujours une phrase pour dire 'ah les mecs, faut pas leur faire confiance, faut pas s'y fier, faut les prendre et les jetter, fais comme moi". si des féministes savaient à quel point j'ai besoin d'eux, elles me brûleraient probablement en place publique, tiens, avec les manifs anti Sarko, ça ferait bien, un petit bûcher.
soupir.
je me suis dit l'autre soir que si mon inconscient aime autant à se baser sur les autres, c'est peut-être parce que chez lui, il y a rien sur quoi se reposer. je me suis dit aussi que si ce blog est un bon reflet de ce que je suis, c'était pas franchement reluisant. enfin cela dit, c'est le 1er blog que je fais que je ne hais pas. là aussi, il y a du progrès.
je voulais dire aussi que l'avantage, en vomissant, c'est que mes bras cicatrisent en attendant.
"cherchez 5 choses qui ont été positives dans la journée". une autre fois peut-être?
Un peu dégoûtée ce soir. Je sais pas si ma phase maniaque et hyperactive se calme, ou si ça devient tout simplement inefficace pour mettre mes problèmes de côté; ou encore si c'est la fin des partiels, les prises de tête avec un peu tout le monde en ce moment ou un petit mélange de tout, mais n'empêche que je commence à craquer. 'ai refait connerie pas faite depuis longtemps ce soir : me gaver et gerber. putain... les trucs gras salés/sucrés aux légumes c'est vraiment le pire, je crois. remarque c'est pas plus mal, ça me fait arrêter plus vite. je vous passe les détails, pardon.
N'empêche depuis la crise de larmes de tout à l'heure, suivi du petit merdier avec [...] qui fait qu'au final, j'ai préféré rester chez moi ce soir, ça va pas fort. je crois que dès que N. ma "mère" adoptive aura fini avec ses partiels, je vais courir chez elle toutes jambes déployées, balancer mon portable par une fenêtre et ne plus bouger de chez elle. à la campagne et tout, ce sera bien.
N. habite dans une grande maison, un peu au dessus de Grenoble, dans la campagne. Il y a trois étages, un jardin, et on est dominé par une falaise; je sais plus laquelle mais peu importe parce que c'est beau. Avant qu'elle reprenne les études, N. était décoratrice d'intérieur. Elle vient de Buenos Aires et elle garde toujours un accent assez marqué en français. quand je reviens de chez elle, j'ai toujours plein de mots en espagnol qui me trottent dans la tête, parce que quand elle parle à sa fille Z., 6 ans, c'est dans un savant mélange de français et d'espagnol. Et puis chez elle, c'est beau, riche, voire luxueux. Son salon surtout, est une petite oeuvre d'art, et en même temps, ça fait pas trop rangé. Quand tout est trop propre, je me sens mal à l'aise, mais là non. Il y a un canapé et un fauteuil avec du cuir noir, et des coussins dans les tons rouge-orangés, de même que les rideaux. Il y a aussi le chat, Paco si je me rappelle bien, qui a beaucoup grandi et grossi depuis la première fois que je l'ai vu; c'est devenu un vrai matou, sauf qu'il est castré. Et puis il y a une salle de bain avec une douche ET une baignoire, et dans le rez de chaussée, elle a aménagé une sorte de chambre d'ami/salon, avec une télé énorme et des canapés bariolés. C'est pas que j'aime tellement la télé, mais pour moi qui n'en ait jamais eu, ni chez ma mère ni chez moi, glander dans un canapé devant une télé c'est le comble du luxe. Donc généralement, quand je vais chez elle, je zone entre son jardin, son salon à l'étage pour parler avec elle, la salle à manger parce qu'elle prépare tout le temps des bons trucs, dommage qu'il faille les manger, et la télé. Je me vautre dans les canapés avec mon paquet de clopes et je fais la larve en zappant. C'est le pied.
N., elle a rien à voir avec ma vraie mère. Vraiment rien. N. est très franche, voire grande gueule, de la sorte des battantes; c'est une bonne vivante, avec des amies de partout, son téléphone passe son temps à sonner; elle partage, accueille, met les gens à l'aise, hurle quand ça va mal, rit quand ça va bien. Avec sa fille comme avec moi, elle se conduit vraiment comme une mère, à tel point que moi je suis souvent larguée. J'ai pas franchement l'habitude qu'on me traite comme une djeuns', alors quand je reviens d'un rdv avec elle ou avec mon éducatrice, je suis toujours chamboulée.
Ma mère... ma mère, c'est pas quelqu'un de mauvais dans le fond. Du tout. Elle est très aimable, quand elle veut. Mais il y a tellement de problèmes avec elle. Avec moi surtout, car avec les autres elle est rarement en contact. Elle n'aime pas donner ou rendre service. Elle a quelque chose de fataliste et de résigné qui m'insupporte. Avec moi, elle se conduit comme une sorte de copine à la fois supérieure (par l'âge et le droit de donner des ordres) et inférieure (parce que c'est tout de même moi qui ai passé mon temps à lui dire quoi faire à partir du collège). Bien que je l'aie pas vue depuis plus d'un an pour sauver ma peau, elle a encore besoin d'être remise à l'ordre de temps à autre. Par exemple, ces dernières semaines, elle a passé son temps à m'envoyer des textos, des courriers dans la boîte aux lettres, et à appeler. Je dois préciser que ce qui convient le mieux à ma santé mentale, c'est le silence radio, et quand elle le respecte tout va bien. Quand elle essaie un peu trop de me contacter, chez moi ça finit le plus souvent en bon pétage de plomb, soit je lui rage dessus, soit je me coupe, soit je casse tout chez moi, bref ya encore du boulot de ce côté là. Bref récemment elle m'a successivement parlé de kilos de trucs tous + bateau les uns que les autres, par exemple à me dire que G. est le mec avec qui elle couche (qui est G., aucune idée), que je devrais faire un truc à la mairie, qu'elle croyait que je l'avais appelée, qu'elle aurait besoin de mon aide pour trouver un cyber café, etc. Je veux bien comprendre que je lui manque et que c'est pas facile, ça d'accord. Mais si c'est le cas, qu'elle le dise franchement plutôt que de me harceler... Alors dans un effort de communication, j'ai fini par lui envoyer un texto de 4 mètres (on parle rarement au téléphone, l'entendre est pour moi une épreuve déjà bien difficile), dans lequel je lui ai rappelé les causes de mon départ de chez elle, du fait que j'aie pris autant de distance, tout en lui disant que malgré tout je l'aimais toujours, mais que voilà, je suis pas assez solide pour supporter d'être en contact rapproché avec elle, et que quand ce serait le cas, je reviendrai, tout simplement. C'était un bon texto, véridique en plus, mais en l'envoyant, je constatais une fois de plus que c'était à moi de gérer son comportement. ça m'a brassée, je dois dire.
... Et puis je sais pas comment conclure pour faire un truc esthétique, alors j'arrête là... J'hésite toujours à publier tout ce que j'ai pu écrire sur le début de ma life dans la partie récit, mais je crois que je m'en rapproche de + en +. réflexion, réflexion. je me sens un peu perdue...
mes brouillons de message dans mon portable me servent régulièrement de journal intime perso, et en relisant j'ai trouvé ça intéressant ou marrant donc je le note ici lol :
02/05, 21h 21 :
ché [...], devant Blood diamond. 'suis en train de penser que klarmée, suivant si jme place du côté soldat ou infirmière, ça ora d signifikations radikalment différentes pr moi: homme, femme, atakan offensif ou aide féminine. argh.
02/05, minuit 30 :
ché [...] g envie dme fer gerber et ça va mal. g tro mangé et je suis grosse, [...], stupide et moche. mon dieu pendez moi. g ossi assé envie de mévanouir.
01/05, 16h 41 :
http://chocoband.ifrance.com avec internet explorer
01/05 14h 51 :
chez yvann, du anxia à fond ds les oreils. tête ds le kul et chat en chaleur ki rode ds le koin en miaulant. saleté. v partir voir A. ds pas lontps. jespère ke seré pa aussi speed que la dernière fois cause g peur dla fer déboulonner. ou k'ell m'aim plus, nuance. jkomence à triper dzoner dehors la nuit tte seule. sf kan jme fais mater par vieux pervers. 'me sui réveillée lotre jour en pensant kil fallait ke jmaigrisse. ché pa combien jpèse. à vu dnez, entre 54 et 51 kilos. dpuis kyvann a vu kil avait grandi, jme dmande aussi combien je mesure. jme sen + grande, mé c surment les new rocks.
28/04 19h 24 :
je pense tro. centre vil, ac yvann, [...] et [...], on écoute un gpe d'indiens et le son est bon. tt lmonde profite et moi je bade de penser kils sont obligés dprostituer leur kulture devant les descendants de ceux ki lon détruite pr gagner des thunes. le publik est timide. ce soir, beuverie ché [...]. pas telmen envi dy aller, en fait. jariv pa à mcomprendre. badante, la zik.
27/04 18h 09 :
eskalade, cink minutes avan début. périod partiels : 'ai rendu 2 katastrof et 2 réussites brillantes. [...] ma expliké lsysteme de ratrapage et jme di ksi jai + de 5 matières à repasser je retape. l'armée ça mtente bien. ché pa koi répondre au dernier texto de [...]. [...] ss lui jdevien dingue, littéralement. jme fé évaluer today en eskalade et vai fer du mur.
24/04 17h 32 :
crise, park PUBLIK de st bruno. jvien dme fer engueuler par vieile pute ki protégeait sa propriété PRIVEE. salope. ma psy vien dmexpliker ke M. est une défence contr mes pulsions, et ossi ke selon qqun dnaïf et dla vieil école, joré pu être classée schizo. fantastik. mains ki tremblent et envi dtout casser. lotre vieil po a ptêtr apelé les keufs, ki sait. violation dpropriété PRIVEE et jetage de mégot intempestif & insolent. Je laurai tuée si elle été descendue. ma psy voudré ke je fass une place à tt ce pti monde ds ma tête. ché pa comen du tout. jdoi rejoindre [...] et [...] apré. pr réviser dla psycho. MDR. fodra ke jme rapel de manger kke choz today.
22/04 3h 51 :
voilà jsui en boite jessai dzaper kmon reflet est mon ennemi et aussi ke 2 meks sont en train dse peloter en face de moi. jme di aussi kles nanas c pa mon truk. 'ai envi dvoir [...]
18/04 19H 34 :
1789*
14/04 21H 59 :
musichronik.powa.fr
12/04 20H 09 :
bar le baladin, soir. me sui coupée ya 1 ou 2 h, et là v mater pièce d'impro [...] g demandé lotre jour à [...] pkoi j'atire tjrs les [...] et [...] . [...] [...] : étrange.
07/04 23h 48 :
Bar le Mark XIII, nuit. va falloir arrêter la défonce et les lieux blindés koz krises un peu tro souvent. c pa enkor la kriz mé pa loin. et chu pa enkor double mé pa loin nn plu.
11/03 12h 05 :
hopital joseph marié à odile lieu secret ds park mon père on sentendai bien ds la nuit samia anorexik on alai partir ensembl au caraïbes prix du billet d'avion t. cher : on seré pa reparties (rêve écrit au réveil)
voilà... un avis? une remarque? une question?
Débuts
En 1986, quand Mayhem sort coup sur coup ses deux démos "Voice From A Tortured Skull" et "Pure Fucking Armageddon", le groupe a quand même déjà un son assez unique, version très sombre du style de Speed Metal pratiqué par Bathory et Venom. Øystein écrit quasiment toutes les paroles, et une certaine obsession morbide pour le Satanisme commence à apparaitre dans le groupe, mais allant plus loin que la déconne habituelle des groupes de l'époque.
En 1987 se produisent les deux premiers changements majeurs dans l'histoire de Mayhem. Tout d'abord, Messiah est remplacé par Maniac (alias Sven Erik Kristiansen) au chant. Ensuite, le groupe sort sa première véritable galette sur son propre label Posercorpse Music. Bien que limitée à 1000 exemplaires (sur un très joli vinyl rose), "Deathcrush" se vends comme des petits pains et est très rapidement épuisé (avant sa réédition en 1993 sur le nouveau label d'Øystein, Deathlike Silence Productions). Le nom du groupe commence enfin à circuler en dehors de leurs frontières, mais les ennuis commencent, début de ce que l'on nommera "la malédiction Mayhem". En effet, en 1988, Manheim et Maniac quittent le groupe : le premier car il a trouvé un vrai emploi, le second car il est interné en hopital psychiatrique à la suite d'une tentative de suicide ratée. Pour les remplacer, Øystein (qui entre temps s'est rebaptisé Euronymous, du nom d'un démon nécrophage) engage l'ex-Morbid Dead (alias Per Yngve Ohlin, et après l'essai de divers autres vocalistes) au chant et le batteur Hellhammer (alias Jan Axel Blomberg).
Le true Mayhem
La fascination morbide de Dead pour la Mort, les Ténèbres et la décomposition, ainsi que son état mental relativement instable (il avait été diagnostiqué étant atteint d'une forme mineure de schizophrénie) permettent à Mayhem de faire circuler leur nom en donnant des concerts dont l'aspect macabre est resté dans la légende (Dead sniffant régulièrement un corbeau mort décomposé qu'il gardait dans un sac, s'enterrant avant les concerts pour avoir une peau plus pâle ou laissant ses vêtements enterrés plusieurs mois dans le cimetière voisin pour qu'ils aient une odeur de décomposition prononcée...tout ceci, bien que participant à la légende, était rigoureusement authentique). Euronymous fonde son nouveau label, Deathlike Silence Productions, dont il compte se servir pour véhiculer son idéologie de la musique sombre et sataniste en ne signant que des groupes correspondant à sa vision de ce que le Métal Extrême doit être (Merciless, Sigh, Burzum...).
L'intêrêt de plus en plus affirmée des membres du groupes pour diverses idéologies dictatoriales (Euronymous se prétendait communiste car grand admirateur de Staline, Hellhammer passionné de Seconde Guerre mondiale comme ses idoles Lemmy Kilmister et Jeff Hanneman, Dead fasciné par l'Inquisition espagnole) se ressent tant dans la manière d'écrire leurs chansons que de les interpréter. Le groupe fait sa première tournée en 1990, en Norvège et Allemagne, où seront enregistrés le culte "Live in Leipzig" et le bootleg "Dawn Of The Black Hearts". Mayhem fascine autant qu'il dérange, et dans un monde Métal dominé par le Death, peine à obtenir autre chose qu'une très vague reconnaissance Underground (les flyers de l'époque les qualifient d'ailleurs de Morbid Death Metal band). Parallèlement, nos gars répètent pour démarrer l'enregistrement de leur premier véritable album "De Mysteriis Dom Sathanas" (comme on peut le constater via la vidéo bootleg dispo sur Youtube). Puis, en Avril 1991, la malédiction les rattrape une fois de plus.
Âgé de seulement 21 ans, Dead se suicide dans un chalet appartenant au groupe à Ski, près d'Oslo, d'un tir de carabine en pleine tête, après s'être lascéré les poignets plusieurs fois avec un couteau. Les balles étaient un cadeau d'anniversaire que lui avait offert la tête pensante de Burzum Varg Vikernes (Dead étant un fervent chasseur). Découvrant le corps, Euronymous prit plusieurs polaroids de la scène avant d'appeler la police. Selon la légende (jamais confirmée ou infirmée), il récupèra aussi des morceaux du crâne de Dead pour s'en faire un collier, il mangea aussi des bouts de cerveau pour reproduire un rite viking. Désireux ensuite de passer à l'étape supérieure de ce qu'il considère comme une croisade, il ouvre en 1992 son propre magasin de disques à Oslo : Helvete a pour but de "vendre de la musique MALEFIQUE aux gens MALEFIQUES". C'est l'époque de l'Inner Circle et de la Black Metal Mafia, des incendies d'églises (Fantoft, de nombreuses églises autour de Bergen et Oslo) principalement organisés par le Black Circle, composé de personnes gravitant autour de la scène Black Metal norvégienne, se retrouvant de temps à autre à la boutique "Helvete", et des lettres de menaces envoyées aux groupes dit "Non Croyants" (Deicide, entre autres), de la guerre avec les groupes finlandais (Beherit et Impaled Nazarene en particulier) et suédois (de nombreuses bagarres de rues eûrent lieu après des concerts entre fans armés de couteaux et armes à feux)...Le Death Metal est au pinacle de sa popularité, mais dans l'ombre, les groupes de Black Metal norvégiens parrainés par Euronymous s'apprètent à le renverser de son piédestal.
Les incendies d'églises entrainent des enquêtes de police, forçant Necrobutcher à quitter le groupe à son tour. Euronymous convainc Varg Vikernes de venir jouer la basse sur "De Mysteriis Dom Sathanas", et il engage comme vocaliste le hongrois Attila Csihar (après une autre grande valse de vocalistes dont l'histoire n'a pas vraiment retenu le nom, comme Occultus), dont il a fait jouer le groupe Tormentor en Norvège. Finalement, le 10 août 1993, la malédiction rattrape Mayhem quand Varg assassine Euronymous chez lui de 23 coups de couteaux pour une sombre histoire de royalties impayées (Euronymous devait 30 000 Couronnes de royalties pour les albums de Burzum, mais il refusait de les payer pour cause de divers désaccords avec Varg qui ne furent jamais réellement élucidés, Varg lui-même changeant régulièrement sa version de l'histoire).
Le passage à vide
Le groupe, réduit à Hellhammer, cesse toute activité mais la mort d'Euronymous devient le déclencheur final de l'explosion du Black metal en tant que genre métallique à part entière, entraînant la création et/ou la reconnaissance de centaines de groupes encore en activité aujourd'hui. "De Mysteriis Dom Sathanas" parait finalement de manière posthume en 1994. Contrairement à la croyance populaire, les parties de basses ne furent ni effacées (comme le demandait la famille d'Euronymous) ni rejouées par Hellhammer mais simplement non masterisée.
A partir de là, on entre dans la polémique : Mayhem est il mort avec Euronymous, qui en était l'unique tête pensante? Pour beaucoup de fans, c'est le cas. Aussi l'annonce par Hellhammer d'une reformation du groupe avec un nouveau line-up fin 1995 fit-elle l'effet d'une bombe dans le paysage métallique de l'époque. Pour justifier de la caution historique, Maniac et Necrobutcher réintègrent les rangs de la Bête. Reste la place de guitariste, qui sera finalement prise par Blasphemer (alias Rune Erickson de Aura Noir, Silence et futur Mezzerschmidt et Amicus). Le nouveau Mayhem prends son temps pour composer, dans le but de sortir quelque chose qui puisse à la fois satisfaire les fans de la première heure mais aussi étendre la popularité du groupe.
Le renouveau de Mayhem
En 1997, parait le mini cd "Wolf's Lair Abyss" sur le mythique label anglais Misanthropy Records. Le succès, tant public que critique, est au rendez-vous, et Mayhem bénéficie alors d'une attention de la part des médias qu'il n'avait jamais connu à l'ancienne époque. Considéré comme vendu par certains, le groupe entame une tournée mondiale pour fêter son retour, au cours de laquelle sera enregistré le live "mediolanum Capta Est" à Milan.
L'accusation de trahison par les fans les plus chauvins trouvera un écho encore plus retentissant quand le groupe sortira en 2000 son deuxième véritable album sur le label français Season Of Mist (entre temps, chaque membre vaquait à ses projets personnels). "Grand Declaration Of War" accentuera encore plus le schisme entre les anciens et les nouveaux fans. Avant-gardiste, électronique, militariste, audacieux... L'album fut à la fois un succès critique et commercial, bien que terni par de nombreuses rumeurs concernant l'appât du gain qui semblait affecter le groupe. Blasphemer, compositeur de quasiment tout l'album, s'impose rapidement comme le nouveau véritable maître à bord en lieu et place d'Hellhammer qui ne semble plus participer au groupe que pour l'argent que cela lui fait gagner (fait de nombreuses fois avoué par l'intéressé en interviews).
Mayhem enchaîne les tournées, sortant des amuse-gueules pour faire patienter les fans ("Live In Marseille", les différents "Legions" albums, la réédition de la discographie en vinyle) tandis que chaque membre se consacre à des projets parallèles (Wurdulak pour Maniac, Aura Noir pour Blasphemer, Arcturus/Winds/Shining pour Hellhammer). À cette époque, Maniac commence à souffrir d'une forme avancée de glossophobie (la peur de parler en public, une maladie mentale) qu'il combat à grand coup d'alcool pour pouvoir effectuer les concerts.
Mayhem se "reforme" pour sortir en 2004 "Chimera", qui voit le groupe revenir à un son plus brutal et cru, quoique bien produit, dont tous les textes sont l'œuvre de Blasphemer. Encore une fois, l'album est accueilli en demi-teinte par la critique et les fans, mais se vends suffisamment bien pour maintenir le groupe à flots. Toutefois, la peur de plus en plus grandissante de Maniac de se retrouver face au public pose des problèmes au groupe qui est obligé d'annuler de nombreux concerts. Finalement, fin 2004, Maniac est viré par Necrobutcher du groupe le soir de l'annulation d'un concert où le chanteur avait tellement bu pour combattre sa phobie qu'il était incapable de se rappeler des paroles des chansons (le rumeur veut que Necrobutcher l'ai tiré hors de scène en le projettant au bas des escaliers qui y menait).
Sans vocaliste, Mayhem annule une partie de sa tournée mais Hellhamer parvient à convaincre Attila Csihar, alors dans Aborym/SunnO)))/Keep Of Kalessin/Tormentor, de prendre la place vacante pour finir la tournée et enregistrer l'album suivant, intitulé "Ordo Ab Chao". Attila accepte, et une nouvelle page se tourne dans l'histoire tumultueuse du groupe. Attendu pour fin 2006, le nouvel album risque à nouveau de soulever la polémique car on prétend que le groupe aurait ré-enregistré dessus l'intégrale de "Wolf's Lair Abyss". En attendant, Maniac à rejoint l'un des projet Punk de studio de Bård Eithun (ex-Emperor, Dissection, Thorns) intitulé Bomberos.
Malgré son parcours chaotique, Mayhem s'est imposé au fil des ans comme étant la référence quant à l'évolution du Black Metal, le seul groupe réunissant plusieurs générations différentes de fans (généralement pas pour les mêmes raisons). Même si l'on aime pas forcément ce que le groupe est devenu, on est quand même obligé de respecter l'empreinte indéniable qu'il a laissé sur le Métal Extrême de la décennie passée.
Mayhem, trop bien. j'en écoute moins maintenant, mais ça reste vraiment la base de base de ce qui se fait en métal etrême. on devrait tous écouter Live in Leipzig pour se mettre en train le matin, genre en s'enchainant The Freezing Moon, Carnage, The dark Past et Deathcrush. histoire de chanter sous la douche.
She reminds me of the one in school
When I was cut and she was dressed in white
And I couldn't take my eyes off her
But that's not what I took off that night
And she'll never cover up what we did with her dress, no
She said: "Kiss me, it'll heal but it won't forget
Kiss me, it'll heal but it won't forget,"
I don't mind you keeping me on pins and needles
If I could stick to you and you stick me, too
Don't break, don't break my heart
And I won't break your heart-shaped glasses
Little girl, little girl you should close your eyes
That blue is getting me high
Don't break, don't break my heart
And I won't break your heart-shaped glasses
Little girl, little girl you should close your eyes
That blue is getting me high
Making me low
That blue is getting me high
Making me low
She reminds of the one I knew
That cut-up the negatives of my life
I wouldn't take my hands off her
She wouldn't let me be anywhere but inside
I don't mind you keeping me on pins and needles
If I could stick to you and you stick me, too
Just don't break, don't break my heart
And I won't break your heart-shaped glasses
Little girl, little girl you should close your eyes
That blue is getting me high
Don't break, don't break my heart
And I won't break your heart-shaped glasses
Little girl, little girl you should close your eyes
That blue is getting me high
Making me low
That blue is getting me high
Making me low
She'll never cover up what we did with her dress, no
She said: "Kiss me, it'll heal but it won't forget
Kiss me, it'll heal but it won't forget,"
I don't mind you keeping me on pins and needles
If I could stick to you and you could stick me, too
Just don't break, don't break my heart
And I won't break your heart-shaped glasses
Little girl, little girl you should close your eyes
That blue is getting me high
Don't break, don't break my heart
And I won't break your heart-shaped glasses
Little girl, little girl you should close your eyes
That blue is getting me high
Making me low
Marylin Manson, Heart-Shaped Glasses, dans son futur album, Eat Me, Drink Me
I was alone, Falling free,
Trying my best not to forget
What happened to us,
What happened to me,
What happened as I let it slip.
I was confused by the powers that be,
Forgetting names and faces.
Passersby were looking at me
As if they could erase it
Baby did you forget to take your meds?
Baby did you forget to take your meds?
I was alone,
Staring over the ledge,
Trying my best not to forget
All manner of joy
All manner of glee
And our one heroic pledge
How it mattered to us,
How it mattered to me,
And the consequences
I was confused,
By the birds and the bees
Forgetting if I meant it
Baby did you forget to take your meds? (x4)
And the Sex and the drugs and the complications (x4)
Baby did you forget to take your meds? (x6)
I was alone,
Falling free,
Trying my best not to forget
Placebo, Meds
je rentre et je suis d'une humeur pas possible. va savoir pourquoi. du sang. J'en voulais j'en ai eu. je continuerais bien encore. c'est stupide. et après c'est moi qui donne des conseils aux autres : j'ose. stupidité. culpabilité. rage. ras le bol. on m'aurait pas réveillée à cette heure là pour bouger d'appart, ce serait peut-être pas arrivé. remarque, c'est pas une grande surprise. ça fait des semaines que je suis au bord du rasoir, mais jamais vraiment cause c'est plus facile de jouer à l'hystérique, de courir partout, de sourire, dire de la merde et rester en mode hyperactif plus ou moins fêtard. saloperie. j'ai encore envie de me couper. les pauvres. je suis partie sans même dire au revoir, alors qu'ils sont si gentils. j'ai remarqué que qd la cocotte minute explosait, c'était surtout au réveil, parce que j'ai pas le temps de me mettre sous contrôle. ma psy dit que le contrôle permanent, comme ça, c'est pas bien. ouais. sauf que je sais pas faire autrement. du coup voilà, cas typique. j'ai été réveillée j'ai badé sec. ç'aurait bien été une nuit à s'envoyer à l'hosto, ça. typiquement. comme dirait mon prof de psy clinique. tout à fait typique. cas d'automutilation. connard. je t'emmerde. putain c'est con. la soirée commençait plutôt bien à la base. il me faudrait du sang, toujours plus de sang. mais je suis à peu près revenue au stade où je peux contrôler, justement, alors je suppose que je vais arrêter là. je suppose que s'attaquer à toute la longueur d'un bras ça suffit. si seulement j'avais mal. si seulement il y avait du sang partout. non c'est vrai, j'ai envie de continuer. saloperie! il n'y a rien. rien qui vaille la peine. j'en ai marre. j'ai l'impression que si je me coupe pas je finirai pas la nuit seule dans mon crâne. non non, casse toi. je t'ai pas appelée, fous le camp. on a pas besoin de toi ici. dégage j'ai dit. dégage. connasse.
Je craque! Je deviens folle! Mon cerveau ne s'entend plus penser et je brasse du vent! Je ne fais rien! Je ne suis rien! Et l'orage tonne.
Je ne suis rien! Je suis la dingue à enfermer! Autour de moi tout s'effondre et se craque, pif bang boum blong, je ne sais ce que je dis, je ne sais ce que je fais! Folie!
Folie meurtrière! Je passe du rire aux larmes, de la joie à des envies suicidaires! Mon balcon m'attire, je voudrais tout jeter par la fenêtre, ou me mettre à danser nue sous la pluie! Les crapauds croissent et les pies jacassent! Dans leurs chaussettes, mes orteils dansent la java, tels des fous endiablés! J'ai des courbatures aux pieds! Du sexe! Je veux du sexe!
Folie!
Et l'orage tonne.
Folie! Silence! Damnation, clémence! Aime- moi, méfie toi, écarte toi, prend ta distance! Je te maudis car je t'aime! Puisse tu crever en enfer et te retrouver dans mon lit, pour une nuit de paradis! FOLIE!
Je suis double, triple, personnalité multiple! Mon miroir ne me reconnaît pas et mes jambes s'agitent sans moi! Ma tête est un ballon de baudruche, attaché par un ruban bleu qui ondule au rythme de mes pas rapides, remplaçant ma colonne de vertèbres? Sont-elles vertes? Sont-elles èbres? Je suis fou!
Folie! Et l'orage tonne.
Folie! Épidémie dangereuse et carnassière, je ne suis rien parce que je sais tout, et quand je rejoins le grand vide intersidéral je reste scotchée à mon siège, devant la télé! Mes couches se déploient et mon estomac me broie! Est-il vivant? Ça oscille sévère là-dedans, j'ai le mal de mer!
Fuis! Fuis! Folie! L'orage tonne, la nature s'étonne! Je m'abandonne au gré des joints, je me saucissonne et me ficelle à ce mal-être qui me gangrène… je te hais! Crève! Barre toi, dégage, reste sans moi! Cloportes! À vous les araignées!
Folie! Fuis! Fuis!
Cours, cours, toujours, toujours plus vite, ni besoin de se nourrir ni de se soumettre, je fuis! Je ne veux rien savoir, je veux juste m'écarter du gouffre! Désespoir! Dégage! Tu n'as pas ta place, joue à des jeux de ton âge! Voyou coquin, scélérat! Rôtis parmi les rats!
Folie! Fuis! L'orage tonne tandis que je me découpe les bras! Partis de moi, rien de tel pour se sentir renaître, qui comprendra ça? Me découper me réunifie, je ne suis qu'un, et entière à nouveau! Pourquoi m'écrouler? Est-ce la faute à l'Absence, cortège de tristesse, condoléances, suis-je folle parce que je suis partie? Étais tu à ce point un rempart contre ma folie? Comment aurais-je pu le savoir? Est-ce que c'est moi que tu vois, quand tu serres les dents dans le noir? Pourquoi suis-je partie? Qui étais tu déjà? Est-ce qu'on se connaît? M'As-tu jamais aimée? Moi aussi, car je te hais! Je t'adore!! Sans toi je ne suis rien, avec toi je deviens chien!
Folie! Orage! Désespoir! La nature tonne et les arbres frissonnent! Demain, partiel de psychopathologie? Faut-il encore réviser? À quoi bon puisque je vais redoubler! Folie! Vive la psychométrie! Vive la danse des laboulalères phacochères et rythmes mortifères! Hystérie! Qu'est-ce qui tonne dans ma tête, avec ce bruit de tempête? Vite, une cigarette! Calmons-nous! Fuyons cet orage qui me noie, ensevelissement de flotte coûlante et dégoûlinante de la trombe d'eau qui tombe du ciel! Dieu nous pisse dessus! Ouvrez la bouche, recueillez la sainte mixture! Cours de psychopathologie, tableaux cliniques schizophréniques! Connais-tu ta psychopathologie? Tableau de la discordance schizophrénique, impénétrabilité, bizarrerie, discordance thymique, verbale, langagière, comportementale, troubles des conduites instinctuelles, déficit profond de la raison! Ah! Je ne connais rien je mélange tout! La nature tonne tandis que je déraisonne! Je pars! Je fuis! Je m'en vais courir sous la pluie! Toujours plus vite, toujours plus loin! Pisse des dieux, noie-moi sous ton flot langoureux!