à corps et à cris

26/06/2007 15:23 par lalignenoire

*clope au bec, Eths en fond sonore*
Que faire, que dire? je déraisonne. Recherche de taf navrante et énervante. Du ménage, voilà qui aurait été bien. Sauf qu'au moment de persévérer, je me décourage et laisse tomber. J'ai honte, j'ai peur des employeurs, peur d'être jugée, jaugée, pas appréciée, ridiculisée, et au final je fais rien.
Putain de bordel de merde! saloperie! connerie! ras le bol et hallucinations! je deviens légume, carotte, ver de vase et troublant carnage!

des visions de moi m'assaillent, je ne sais qui je suis je ne sais où je vais ni pour quoi faire. moi, en costume de soubrette telle une lady parfaite, récurant des chiottes avec le sourire pour plaire au patron. ça, c'est la vision de la réussite. la vision de l'échec, ou plutôt du "je vous emmerde tous". moi, assise par terre, deux chiens à mes côtés en train de faire la manche et de me bourrer la gueule en compagnie d'une bande de punks cinglés et sdf. je sais pas en fait si je vois ça comme un échec ou pas, après tout tant que j'en ressors tout va bien. donnez moi du rhum, une bouteille de vodka! ici je ne fais rien, je me fais chier et j'ai peur de tout et je culpabilise pour des trucs débiles! faites moi faire quelque chose bon dieu! connard!


j'ai perdu 2 kilos. pas énorme en soi, mais j'ai l'impression d'être une ficelle. mes bras en sont en tout cas et mes seins semblent rétrécir à vue d'oeil, d'aiilleurs j'ai perdu une taille de soutif. Suite à cette honteuse découverte, j'ai couru dans un magasin de sous vêtements et j'ai acheté un ensemble, charmant, rouge et noir, pour pas cher. il faut que je fasse le dossier de la bourse. ahah! qui veut des bourses? celles de qui? va savoir. en tout cas je commence à sentir cruellement ce manque de mâles dans ma vie, et pourtant ça ne fait que deux jours que je suis brouillée avec le principal de leurs représentants. seigneur. si mon amour/besoin des hommes est plus fort que celui que je lui porte, à Lui, je vais craquer. et je pourrai mettre une croix sur lui si je le fais, il voudra plus jamais me voir et risque de casser la gueule à l'Autre. je ne suis rien sans mec! merde! j'ai besoin d'entendre que je ne suis pas si répugnante que ça, j'ai besoin d'être aimée, j'ai besoin d'un bras sur mes épaules, et il y a tout ça qu'il m'a déjà offert, au centuple même, avec lui j'ai été comblée j'ai eu tout ce que je désirais et maintenant c'est fini! fini bordel de merde, t'entends ça?? MERDE! MERDE!
et non je l'aimais pas seulement pour ça malgré ses questions, j'aimais sa présence, son visage, son corps, sa façon d'être en général, son sourire oui voilà ça j'aimais beaucoup c'est même une des premières choses sur lesquelles j'ai tilté, j'aimais le voir sourire! c'est tellement rare  quand ça arrive que j'ai l'impression qu'il y a un arc en ciel allumé en face de moi! MERDE! et maintenant il m'en veut, me renie, et moi je le chasse de ma vie! dehors, fouteur de merde! non! je veux pas! reste! pars! change! sois quelque chose, vis, épanouis toi!
je me dis souvent que je tuerais quiconque lui ferait du mal, mais sacrebleu, la seule personne à lui en faire autant c'est moi! merde! que faut-il faire! et je ne pense pourtant qu'à son bien, peut-être un peu trop d'ailleurs puisque parfois c'est sur moi que ça retombe! mais il va le tuer si je rappelle son concurrent, putain de merde, de quel droit m'impose-t-il ça? en me mettant à sa place je capte très bien pourquoi, mais à la mienne je ne comprends plus rien, je suis célibataire oui ou merde?? qui est-ce qui décide là-dedans? suis-je à lui pour toujours? me suis-je aliénée à ce point? ou suis-je seulement en train de chercher à lui prouver quelque chose? comment ne pas coucher avec quelqu'un pourrait être une preuve d'amour pour un autre? comment est-ce que ça pourrait être une offense si grave qu'elle entraîne la rupture dans bien des couples? PUTAIN! j'en ai marre! j'ammerde le monde! je craque! je vous emmerde tous!

ma psy m'a dit ce matin que ma mère était une conne! oui, une conne, pour m'avoir raconté ses histoires de cul, de viol et de fibrome à la con alors que ça faisait un an et demi qu'on s'était pas vues! et ça l'a fait chier de voir que j'ai pas pu réagir, madame brainstorm aurait voulu que je lui hurle dessus, que je lui dise d'aller se faire foutre, mais j'ai pas pu, putain de merde, j'ai même pas pu y penser, j'étais tout de suite dans son DESIR à elle, ma mère, que je sois bien, forte et en contrôle de tout! période de rien je suis vide je ne mange rien! j'en ai marre! mon corps est difforme, et il le sera toujours plus au fur et à mesure que je maigris, et qu'est-ce que je vais trouver à foutre tout cet été??? il faut que je bosse, oui il le faut, mais j'ai si peur, si peur d'avoir faux si peur d'être mauvaise si peur d'être seule! je ne sais plus quoi faire, et quand je sais pas quoi faire généralement j'appelle un mec! je me sens débile de dire ça, je me sens étrangère à tous les principes de la terre, je ne comprends rien! je veux un mec bordel! le problème n'est pas tant de les trouver qu'ils me plaisent, car la séléction est rude, putain! pourquoi ne pas appeler L'autre? non non! je ne dois pas! si je le fais ce sera cracher sur tout ce que Lui m'a apporté, tout ce qu'il a fait pour moi, toute sa gentillesse et son amour seront bafoués! mais en même temps, toujours la même question, pourquoi ne puis-je choisir qui je veux pour le foutre dans mon lit?? là aussi la séléction est rude, pourquoi me passer d'un type qui aurait pu être bien? oui oui oui ça va je sais, par respect pour un autre, ils sont potes, je ne devrais pas! MERDE! encore une fois je suis fautive, fautive de mes désirs, fautive du désir de l'autre, fautive d'avoir à faire un choix qui risque de ne pas être le bon, et en plus il m'en veut! il m'en veut déjà! il a mal et c'est de ma faute! je dois pas continuer, je dois pas, c'est mauvais, ça va lui faire encore et encore plus de mal. attends au moins quelques mois. mais quelques mois bon dieu c'est une horreur, c'est si long! j'ai pas eu de relation rapprochée avec un mec ( et je ne parle même pas de sexe) depuis 3 ou 4 jours et je crève déjà! comment faire pour tenir plus? ho mon portable est rempli de numéros de mecs, c'est facile il suffit d'en choper un au hasard, de lui dire que tout d'un coup je pense à lui et peut-être que je pourrai en voir un? Ulysse, Seb l'infirmier, Hugues, David 1, David 2, Shon, Bilel, Steve, Denis, Philipp (putain je l'avais oublié celui là! haha!), Quentin, Rej, Simon, tous ces numéros que je n'ai pas composé depuis longtemps, ou peut-être pas composés du tout, et au fur et à mesure que mon délire avance et que le portable défile je me demande si je vais pas faire des avances à mon dentiste, à mon ophtalmo sauf que c'est une femme, à mon patron barbu, aux nanas du Centre de soins aux toxicos où je vais parfois etcetera etcetera!! je craque!!! que faire!!! je vais peut-être rappeler Alpes Entretien Service et voir s'ils répondent au téléphone, ces cons. Mais avant ça je vais pisser, ce qui me donnera sûrement le temps de me dégonfler. pas oublier d'éteindre la musique derrière, dire bonjour je postule pour le poste avec des hurlements et de la batterie en fond sonore il paraît que ça passe plutôt mal. BORDEL!!! une clope!!!

rien

25/06/2007 00:15 par lalignenoire

Rien. j'ai la haine et je ferme ce blog débile à l'entrée du public, qui s'est de toute façon beaucoup réduit depuis la venue du mot de passe.

J'ai la haine. J'ai peut-être tort, encore, comme toujours. De toute façon c'est tjrs la conclusion à laquelle j'arrive, surtout en ce moment, quand on vient à parler de Lui. Lui. 2, 3 ans de relation qui semblent se terminer ce soir. Je lui reproche trop de choses pour qu'on puisse se remettre ensemble, malgré toute l'affection qu'on peut avoir l'un pour l'autre. 3 ans de relation, avec des hauts et des bas, beaucoup de hauts, et beaucoup de bas aussi. ça fait un an qu'il y a surtout des bas. ça a commencé quand je l'ai trompé : j'admet, ça se fait pas. Il paraît. Moi j'avoue, je comprends toujours très mal ce concept de fidélité. Bref, passons. 1ère embrouille, ça, donc. 2nde, on couche ensemble et je me sens violée. On en a peu parlé mais ça a été mauvais pour moi. Les suivantes sont moins délimitables simplement et de toute façon il y en a eu tellement que ça sert à rien de s'attarder. De toute façon c'est fini, n'est-ce pas? Oui. Ou alors, si on se remet ensemble, ce sera dans trois ans.

Je voudrais qu'il se trouve une nana. Je suis jalouse comme une merde rien que d'y penser, mais je sais que ça lui ferait du bien. Je lui souhaite une fille bien, qui arrive mieux que moi à le booster à avancer dans le bon sens et qui lui apporte ce dont il a besoin. Je le lui souhaite vite. Moi j'estime avoir fait tout ce que j'avais pu, tout ce que j'avais pensé bon de dire, j'ai fait du mieux que j'ai pu, mais maintenant je peux plus.

Et ce soir, dernière embrouille. Moi qui pensais qu'on pourrait passer la soirée sans trop se prendre le chou, c'est loupé. et on doit en morfler autant l'un que l'autre. Pourquoi? parce que j'ai tilté sur un de ces potes. ça aurait pas été grave si ça avait pas été réciproque. Mais bien sûr, c'est hors de question. J'ose même pas imaginer les conséquences si je rappelais ce mec. c'est pas l'envie qui m'en manque, surtout que je me sens un peu trop célibataire depuis quelques mois, mais là franchement, ce serait pas une bonne idée. D'abord parce que les deux mecs en question trouveraient sans doute le moyen de se taper sur la gueule, et connaissant les numéros, ça peut très bien se terminer à l'hosto. Ensuite parce que ça me couperait de Benoît définitivement, et je pense que ce serait dommage. Enfin, parce que Beu a tellement fait pour moi que je me dis que je lui dois bien une faveur. Mais putain, j'avais vraiment flashé sur ce mec, l'autre. Intelligent, charmant, et qui semblait avoir une bonne capacité à se prendre en main - chose que je reproche bien correctement à Benoît. Mais il va falloir faire une croix sur l'un comme sur l'autre. ça me fait chier. ça me fait carrément chier. Benoît a réussi à m'atteindre à un endroit où je me croyais en sécurité : les autres mecs. Etant célibataire, je partais sur la logique, c'est cool, je fais ce que je veux. Bin non, tu fais pas ce que tu veux. Pas avec ses potes en tout cas. merde de merde.

Je rage d'autant plus que c'est foutrement difficile de rencontrer des métalleux pas cons et de tilter dessus. Bordel de saloperie de merde, pourquoi est-ce que les mecs avec qui j'accroche sont toujours associables, marginaux et portés sur la violence? Le problème, c'est qu'il n'y a qu'avec eux que le contact semble toujours vraiment bien passer. Les autres, je peux leur reconnaître d'innombrables qualités, sympas, intelligents, mignons et blablabla, mais ils ont pas ce côté sauvage et hors d'atteinte qui me plaît. Et souvent, je ne les trouve pas assez protecteurs et virils. Bin ouais.

Ce soir je me hais. J'ai l'impression d'être une espèce de sale sainte nitouche effarouchée et frigide, qui croit encore au prince charmant. Je vais peut-être m'inscrire sur meetic et dire cherche métalleux fouteur de merde et chiant. comme si j'avais un espoir. Pour rencontrer Benoît, ç'a été du sport de haut niveau. Soupir. Mais je regrette pas. J'espère lui avoir apporté quelque chose, malgré tout. Il dit que oui, quand je le lui demande. Et si moi je fais le bilan, je me dis tout simplement que sans lui, je serais morte. Déjà, j'aurais jamais eu les couilles de me faire hospitaliser. Si je l'avais pas fait, j'aurais peut-être fini sous un pont. Ou bien je me serais balancée par la fenêtre, après tout avant de fuguer de chez ma mère, madame fenêtre passait son temps à me faire de l'oeil. Je repense à toutes les fois où j'ai failli en finir et où quelque chose m'en a empêchée. Lui principalement. Sans lui, c'est pas deux somnifères que j'aurais avalé le mois dernier, mais 2 somnifères et la boîte de calmants, en sachant qu'il m'en reste une dizaine. Et je serais morte.

Alors je suppose que pour lui, je peux bien faire ce sacrifice, de laisser tomber un autre mec qui me plaît. Je m'en trouverais bien d'autres, remarque. Quoiqu'en fait le problème est pas tant de les rencontrer, mais plutôt de les garder et qu'ils me plaisent. L'un des critères décisifs étant leur façon d'accepter et de gérer ma façon de déprimer. Oui c'est peut-être nul d'accord, mais étant donné que ça occupe une sacrée putain de partie de ma vie, il faut bien faire avec. D'une manière plus générale, je peux pas m'attacher si on s'occupe pas de moi.

Ce qui serait bien, ce soit que Benoît se trouve très vite et une nana - et là je me sentirais sans doute plus libre de rappeler Bruno. Je déteste passer à côté d'une occasion. Surtout si je la sens particulièrement bien, l'occasion.

Je sais pas pourquoi je ferme ce blog. En fait si. Pour une fois, j'ai envie d'écrire quelque chose que Benoît ne lira pas. Ni personne d'autre, d'ailleurs. J'en ai assez de penser à la place des gens et de lui en particulier, comment lui plaire, comment le faire avancer, comment lui faire plaisir, toujours et constamment. Non, ce coup ci c'est moi qui m'exprime, et si l'envie me prend par la suite de dire avec combien de mecs je couche et comment rien ne m'empêchera de le dire ici.

Comme dirait Yvann quand il bade : j'ai la classe. Point barre pour ce soir.

bonne humeur

23/06/2007 19:02 par lalignenoire

  • bonne humeur

    bonne humeur

    23/06/2007 19:02 par lalignenoire

Aujourd'hui, 18h 37, j'annonce officiellement que je suis de bonne humeur. comme le dirait ma tante : dingue.
bin ouais, ça arrive. ça me désole un peu que ce blog ne soit qu'un concentré de mauvais moments, mais bon je suppose que ça sera mieux avec le temps. Je suis rentrée jeudi de chez Marie, après deux semaines de requinquage chez elle, et après un gros coup de déprime en arrivant chez moi, direction fête de la musique. j'adore cette fête, je trouve que ça devrait être comme ça tous les soirs, pas seulement une fois par an.

Alors avec la petite bande habituelle, avons zoné dans les rues de grenoble, et avec Morgane, qui était bien gaie elle aussi, avons eu pour but de danser à chaque groupe qu'on voyait. on a commencé par de l'electro à côté du Mark XIII, puis de la "techno" de boîte où tout le monde nous a regardé bizarrement, puis un arrêt à quick, puis direction une alimentation générale dans le coin pour se racheter à boire, puis souvenir hallucinant de moi en train de danser devant une petite dizaine de CRS avec ma bouteille de vodka à la main, puis Morgane arrive, me demande ce que je fous là, me traîne juste devant la scène, et on continue à danser. Excellente soirée. Pour la suite, on part zoner Place aux herbes, on y trouve pas trop ce qu'on veut, tant pis, alors on décolle pour le Parc Paul Mistral. D'habitude là-bas il y a un stand immense de techno/transe, bref c'est la grosse tawa, tout le monde est complètement raide et ça sent le shit à tous les coins d'herbe. Là, que dalle, personne. ça a peut-être été annulé.

Comme on sait plus quoi faire mais que personne a envie de rentrer, on commence à grimper sur un jeu pour enfants qui nous attendait là et on fait de la merde, jusqu'à ce qu'on voie arriver Benoît et un bout de sa bande: trop cool, et en plus on peut rester avec eux. Momo et son homme nous quittent, ils rentrent chez eux. B. et autres sont en train de rentrer eux aussi, alors on part tous direction chez Damien et là, on continue la soirée. Entre temps je décuve un peu, c'est pas plus mal, je marche pas droit et je dis beaucoup de merde, mais tant pis parce que c'est drôle.
bon voilà, pour la suite, tout le monde se met mort steak, je touche pour la première fois un pistolet (à billes...) et je tire avec par le balcon, et puis on se met Resident Evil pour s'endormir, sauf qu'au bout d'1/2h je crois que tout le monde a déserté, soit pour vomir, soit pour dormir, soit pour essayer de se soigner des bobos (escalader des grilles tordues de 2m de haut = interdit puisqu'elles étaient là et pas bon pour la santé).

Bon pour ne pas changer, je dors mal, environ deux ou trois heures, tant pis je rattraperai la nuit suivante, et puis vers midi je décolle cause je vais manger  avec une copine. ça fait longtemps qu'on s'est pas vues, et j'en apprends un peu plus sur elle ce qui me fait l'apprécier plus, encore un point positif. Suite de l'aprème, je retrouve Y. qui m'accompagne à la fac, où j'apprends que mes résultats aux rattrapages sont pour le 9, puis il reste avec moi le temps que je fasse un peu de paparasse (cool! je vais pouvoir remplacer mes lunettes et arrêter de tout voir comme si j'étais une taupe éblouie avec de la cataracte), et après on se cale dans un bar et on blablate. comme d'habitude, on part dans nos sujets préférés respectifs, ceux qui nous font le + cogiter: mecs, famille, études - et en ce qui me concerne, nourriture. On hallucine tous les deux sur notre façon d'avancer, parce qu'on a tous les 2 eu plein de déclics positifs récents qui nous ont botté le cul. Et puis voilà, fin de l'aprème, on rentre chez nous, je me cale devant des épisode de série débile (je veux même pas dire quoi tellement c'est vraiment bas) et dodo à 21h, du jamais vu.
Incroyable! ça va. aujourd'hui oui vraiment, ça va. Certes je vais avoir plein de choses paperassiques à faire et c'est chiant, et mon humeur est jamais quelque chose de bien stable mais ho, merde, j'ai l'esprit serein aujourd'hui, maintenant, alors je profite. Et puis, truc à la con mais qui aide au serein, ma balance m'affiche un nombre potable, pas parfait, mais inférieur à celui de la veille, alors que souhaiter de plus?
Et demain je vais au cinéma, et ça, c'est bien aussi. ha!

Insomnia

23/06/2007 18:19 par lalignenoire

  • Insomnia

    Insomnia

    23/06/2007 18:19 par lalignenoire

I only smoke weed when I need to,
And I need to get some rest, yo, where's the cess.
I confess, I burnt a hole in the mattress,
Yes, yes, it was me, I plead guilty,
And on the count of three I pull back the duvet,
Make my way to the refrigerator,
One dry potato inside, no lie
Not even bread, jam,
When the light above my head went bam!
I can't sleep, something's all over me,
Greasy, insomnia please release me,
And let me dream about making mad love on the heath,
Tearing off tights with my teeth.
But there's no relief, I'm wide awake in my kitchen,
It's black and I'm lonely,
Oh, if I could only get some sleep,
Creaky noises make my skin creep,
I need to get some sleep,
I can't get no sleep....

Insomnia, par Faithless

petite fille

21/06/2007 19:40 par lalignenoire

  • petite fille

    petite fille

    21/06/2007 19:40 par lalignenoire

J’ai mal. Les deux bras posés sur la table, la peau pincée entre les os et le support, dans une sensation presque douloureuse. Et cette question: c‘est normal? Marie m’a rassurée, elle m’a dit que oui. Je dois psychoter. Elle aussi a cette sensation avec certains de ses os, les hanches, ceux du coude, les clavicules, la nuque, et les vertèbres. Ce sont des parties fines après tout. Et puis elle est si mince. Moi pas, mais pourtant je sens comme une contradiction quelque part.

Je ne comprends pas mon corps, cet inconnu. Je le vois comme une succession de maigre et de beau, de gras et de laid. Je me figure mes bras et mes épaules maigres et convenables, quoique culpabilisants, et je sens mes cuisses, mes fesses, mes hanches rembourrées par des coussins de graisse. Agréables pour leurs regards, atroces renforcements pour moi. Je suis un coussin confortable sur lequel les gens s’assoient et pètent.

Je ne comprends pas ce corps beau. Il est laid, irrémédiablement laid. Dans mon désir de maigreur et d’absence de rondeurs, je m’aperçois que je n’aime pas les enfants. Inexpérimentés, immatures, innocents, malléables, et tellement agréables au genre humain qui y voit son futur et la grâce de la jeunesse. Gagatisons devant notre mort qui nous regarde en babillant. Je regrette toutes ces formes qui m’encombrent. J’ai l’impression que mon corps affiche à tous quelle impuissante je suis, de ne pas contrôler ses appétits, de ne pas manger comme il faut, équilibré et léger, et par mon vilain corps, je montre que je suis une incapable, pas même foutue de rentrer dans une taille 34. Les hommes aiment les rondeurs, paraît-il. C’est ce qu’on dit à toutes les filles qui ont peur de manger. Je ne sais pas si c’est vrai, je ne suis pas un homme. Et pourtant je trouve que c’est laid, une fille trop décharnée. Oui c’est vraiment laid, mais ce mélange de fragilité et de morbidité m’attire; je n’arrive pas à m’en empêcher. Je bave devant toutes les femmes que je croise qui sont plus minces que moi, et du coup, je les classe automatiquement au dessus de moi dans la hiérarchie féminine. Puisqu’elle est mince, c’est qu’elle contrôle ce qu’elle mange; elle est donc forte et sage. Moi pas. Tout bêtement.

Je rage encore plus quand je vois des femmes rondes. Surtout quand elles sont belles, c’est encore plus énervant, parce qu’elles, au moins, elles assument leur corps de femme. Et là je les envie vraiment, peut-être encore plus que les minces. Moi je ne veux pas vraiment être femme, je préfère le côté petite fille. Je crois.

Soupir. J’ai honte. J’ai honte de tout ce que je dis et de tout ce que je ressens quand on en vient à parler de femmes, d’enfants et de nourriture. Il paraît que les filles qui ont des comportements bizarres avec la nourriture, dans le sens où elles veulent rester [trop] mince, c’est parce qu’elles désirent rester la petite fille de leur mère. C’est peut-être ce qui se passe pour moi aussi?

Je n’arrive pas à voir mon futur. La seule vision que j’en ai, le seul espoir constant, c’est de maigrir. Je me dis que je ne peux surtout pas rester au poids que je fais, parce que dans ce corps là, j’ai l’impression d’offenser tout le monde. J’offre à leurs yeux ce corps gras et jambonneux et je me dis parfois que je devrais être censurée, qu’on ne devrait pas me permettre d’être aussi grosse. On devrait ne pas me voir, voilà ce qui serait juste. Alors quand j’ai cette illusion éphémère que je suis mince, voire maigre, je me sens mieux. Là au moins, je ne prends pas de place. Chez Marie, je suis descendue à 54 kilos, et puis j’ai tout repris. Malheureusement, ça ne s’est pas vu. Je commence à être convaincue que pour qu’une perte de poids se voie, il faut perdre au moins 5 kilos. Sinon ça reste minime et invisible, après tout, les entrailles se font leur propre vie. Ma psy ne croit pas au fait que je me sentirais mieux si je maigrissais. Moi je doute. Elle me dit que, à 55 ou à 40 kilos, je me verrais toujours aussi grosse. Dans cette optique là, mieux vaut que je n’arrive pas à maigrir, alors. Mais n’empêche. 55 kilos, c’est nul. Remarque, c’est toujours mieux que 57. Ou plus, mais là je veux pas imaginer quoi que ce soit si ça me concerne.

Les enfants. Je n’aime pas quand des gens inconnus me disent la bouche en cœur « tu vas changer d’avis!! ». À vrai dire, s’ils ne savent pas un minimum le déroulement nauséabond de mes pensées, j’ai envie de les esquinter. Les enfants. Rien que de m’imaginer avec un ventre et des seins énormes, je frémis. Et à l’idée qu’il puisse y avoir un petit vermiceau qui vive à l’intérieur, j’ai envie de vomir. Le problème fondamental c’est pas la nourriture. C’est la femme. La Femme. L’Adulte. J’ai adoré la mère de Marie, Claudine. Une Femme vraiment adorable, compréhensive, gentille, et ferme à la fois. Elle m’a emmenée faire du yoga en début de semaine. Du yoga. Ma révérée mère en faisait aussi. J’avais un sale souvenir de la dernière fois qu’on a essayé de me relaxer. À peine j’ai eu les yeux fermés que j’ai imaginé des monstres volants descendant du plafond pour déguster mes tripes fumantes, et avec Mortifère qui pointait le bout de sa gueule, ça a viré à la crise d’angoisse. C’était l’an dernier. Là, la séance s’est un peu mieux passée. Mais de relaxation, aucune. J’ai passé mon temps à lutter contre les mêmes visions cauchemardesques, à me dire de me calmer, et puis quand j’ai commencé à y arriver, j’ai soudainement eu terriblement conscience de la présence de Claudine à côté, innocente et qui poussait des bâillements et des soupirs à fendre l’âme (tout le monde le fait pendant un cours de yoga, mais elle particulièrement), et j’ai eu cette soudaine et violente envie de la tuer. La décapiter surtout. La Mère est là, elle nous envahit; tuons là pour ne pas être détruit. J’ai quitté le cours 1/2h avant sa fin. Je n’ai rien dit à Claudine, bien sûr. Et puis vers la fin de la journée, cette envie est passée. Ma mère à moi m’avait dit que tout était possible, même qu’elle se fasse couper la tête. Et puis il y a l’histoire de Alice au pays des merveilles. Je hais cette histoire. La reine de cœur veut lui couper la tête, à elle aussi. Lol! La décapitation semble être inscrite dans une partie de moi, mais je ne suis pas censée la pratiquer. Surtout si je veux avoir un avenir.

J’ai revu ma mère l’autre jour. J’ai pas envie d’en parler. Techniquement ça c’est bien passé, mais va savoir pourquoi, à peine était-elle partie que j’étais en train de m’exploser une main contre un mur. Je sais pas quoi, mais quelque chose n’a pas voulu passer. Elle n’aurait sans doute pas dû me parler de ses problèmes de sexualité, son homme qui veut quand elle ne veut pas et le risque cancérigène - mais hé, j’ai dit que je voulais pas en parler. Prions juste pour qu’elle n’aie pas le cancer, même s‘il y a peu de chances pour que ce soit le cas. Ce serait un coup bas pour moi, vraiment très bas. Ça devait être bien quand j’étais enfant. Ne faire qu’un avec sa mère et n’avoir conscience que de Sa grandeur et de Sa magnificence. J’aimerais bien retourner à l’état de fœtus, baignant confortablement dans du liquide amniotique. Au fond de moi, j’aurais peut-être voulu ne pas grandir. Ou rester à elle pour toujours. Avec Son approbation, Son amour, Son pardon. Amen.

Eat me, drink me

16/06/2007 14:10 par lalignenoire

  • Eat me, drink me

    Eat me, drink me

    16/06/2007 14:10 par lalignenoire

In the wasteland
on the way to the Red Queen...
it's no wonder our stage clothes
have dreams to be famous.
The trees in the courtyard are painted in blood,
so I've heard.
She hangs the headless
upside down to drain.

EAT ME, DRINK ME
EAT ME, DRINK ME
This is only a game, this is only a game

I was invited to
a beheading today.
I thought I was a butterfly
next to your flame.
A rush of panic and
the lock has been raped.
This is only a game,
this is only a game...

But then our star rushes in,
feeling like a child and looking
like a woman...
She has been forecast with an
attempt to kill herself,
but the ending didn't test well.

I was invited to
a beheading today.
I thought I was a butterfly
next to your flame.
A rush of panic and
the lock has been raped.
This is only a game,
this is only a game...

EAT ME, DRINK ME
EAT ME, DRINK ME
This is only a game,
this is only a game.

So picking my skin and my scales.
I see my horror
mirrored in the
sundown of your blank stare.
I see my horror
mirrored in the
sundown of your blank stare.

But then our star rushes in,
feeling like a child and looking
like a woman...
She has been forecast with an
attempt to kill herself,
but the ending didn't test well.

EAT ME, DRINK ME
EAT ME, DRINK ME
This is only a game,
this is only a game.


Marilyn Manson, Eat me, drink me.

rien, pas de titre

13/06/2007 23:36 par lalignenoire

22h 43, je suis chez Marie dans la drôme.
Séjour agréable, je m'entends bien avec tout le monde, j'essaie de me rendre utile, de passer du bon temps.
Mais il y a la bouffe. Malédiction.
Malédiction. Mon ventre rebondi me fait payer la note de tout ce que j'ai avalé depuis le début de la semaine, et qd chez moi je me satisfais de trois cacahuètes pour une journée, je fais ici des repas complets, équilibrés, avec du gras en entrée, du gras en plat principal, et du gras même pas dilué au dessert. J'ai suivi son conseil, à Lui, et j'ai annoncé la couleur dès mon arrivée: ne me forcez surtout pas à manger, ne me dites pas de me resservir. Au début ça allait à peu près avec ça, mais la maîtresse de maison semble avoir oublié allègrement ma demande et je me sens à présent beaucoup trop mal par rapport aux repas pour la répéter. C'était une très riche idée de le faire au départ. La seule garante de mes repas, c'est Marie. Marie qui est adorable, qui regarde sa mère de travers quand celle-ci m'incite à manger et me rappelle toujours que je ne suis pas obligée d'accepter; Marie qui me donne l'exemple en étant si belle et si mince, et si respectueuse de sa faim ou de sa non faim en étant parfaitement capable de refuser des gâteaux appétissants un jour, et d'en prendre deux le lendemain - si elle a faim. Et je me sens parfaitement ridicule, risible, stupide, nullissime, minable, et surtout : grosse. Horriblement grosse, grasse, rebondie, moche, tête à claque, débile, solitaire, marginale.
Le seul pb, c'est que Marie n'est pas une Adulte. Elle a aucun pouvoir sur moi et son seul regard désapprobateur ne suffit pas. S'il y avait un regard désapprobateur, mais il n'y en a pas. J'aimerais que ce soit Serge ou Claudine qui m'arrête, mais ils sont tous les deux bien contents de me voir manger. Comme je le disais une fois, manger dans une assemblée est toujours bien vu : le mangeur accepte par le fait de l'ingestion, non seulement la nourriture, mais aussi le cadeau qui lui est fait (puisque cette nourriture est offerte), donc, les personnes qui lui font le cadeau, et par ailleurs, bien manger est toujours un signe de bonne santé et d'acceptation de tous les principes vitaux.

Et le pire, c'est cette envie de manger. Constante. Je me lève le matin en ayant envie de manger, je me couche le soir en me retenant à grand peine de dévaliser les placards. J'en suis empêchée par deux choses: la peur de voler dans leurs réserves; et la peur d'être trouvée par Serge, le père de famille, qui me sortirait sans doute des chiottes par la peau du cul si jamais il m'entendait me faire vomir. Et il est insomniaque... mais pas au courant de mes soucis nourristiques, et la dernière fois qu'il m'a vue manger en pleine nuit (hier ou avant-hier, c'est le même cirque toutes les nuits en ce qui me concerne), il en a simplement conclu que j'avais faim. Moi, pétrifiée, tétanisée, j'ai même pas pu dire un mot, j'ai vaguement dit que oui en souriant. Honteux.

Alors pour le moment présent voilà, j'écris. J'ai pas vraiment d'autre choix. Tout le monde est déjà allé se coucher, la mère de famille se lève toujours aux alentours de 7h, Marie passe son bac, et Serge doit rentrer cette nuit de son boulot. Et moi je glande. J'ai pas envie de dormir. J'ai envie de manger. ça doit faire deux heures que je chope des trucs à droite à gauche, en essayant que ça se repère pas trop dans les provisions, et tout en ayant envie de m'en foutre, de tout avaler et de plonger tête la première dans des chiottes salvateurs. J'ai les mains qui tremblent, les muscles tendus comme des ressorts, les lèvres serrées, envie de tout casser, envie de pleurer sauf que ça ne sortira probablement pas, et les mots et les phrases qui fuient mon cerveau; je me force à écrire pour ne pas basculer de l'autre côté, mais putain de merde, c'est dur. En résumé: je suis en crise.

Je me demande l'autre jour comment j'ai fait pour ne pas aller m'acheter à bouffer à intermarché, franchement. Peut-être parce que la tension était moins forte que maintenant. Et que je me voyais mal rentrer avec quatre sacs de bouffe ici, surtout si c'est pas pour partager. Je supporte pas de partager ce que je m'achète en cas de crise.
...
Non non, allez, continue de parler. J'ai du mal bordel. Je frise l'inconscience. J'ai peur. Si je ne trouve pas de solution très vite, plus je vais attendre et plus ça va être difficile et finir mal. J'ai un gros exemple en tête d'une fois où j'ai attendu et ça a fini très très mal. Mais non, ce soir ça n'ira certainement pas aussi loin. Et pour preuve: je suis capable de parler, ici. C'est pas la même chose d'écrire et de parler. Je serais à présent incapable d'entamer une conversation avec qui que ce soit si on me tapait l'épaule en disant hé; mais écrire, c'est pas pareil, c'est la voix que j'entends dans ma tête, celle qui n'a pas de son, et c'est plus facile à retranscrire. Je comprends pas pourquoi j'ai autant envie de manger. merde, chez moi c'est tellement plus facile. Mon frigo est vide, point barre. Et s'il n'est pas vide et que j'entre en crise, je cours le remplir. Et ensuite ... ensuite, connerie. ah, merde de merde de merde. Je dois arrêter. C'est ma psy qui l'a dit. Mais est-ce qu'elle s'attendait à ce que j'y arrive d'un seul coup comme ça? Je n'ai vomi qu'une seule fois depuis cette annonce fatidique mais ça reste terrible. Je peux pas passer de 3, 4 fois par semaine à zéro. Même si ça n'a pas l'air de faire beaucoup, putain j'étais en train de prendre cette saloperie d'habitude, et tout devenait facile. Chaque aliment solide et/ou gras était rejeté. Pain, pâtes mais j'en mange pas, n'importe quel plat tout préparé acheté dans un supermarché (sf si c'était à base de légumes), purée, viandes, tartes, quiche, trucs bizarres achetés "pour tester". Oui c'était ça le problème, c'est que ça devenait facile. Et pas facile en même temps, parce que quand on se relève enfin et qu'on s'aperçoit qu'il vaut mieux s'asseoir très vite, là on flippe. Surtout si en plus des vertiges il y a sueurs, tremblements, maux de gorges, bouffées de chaleur. Et cette saloperie de piercing qui s'infecte et qui tiraille.

Il est à présent 23h 15 et ça va toujours mal. Peut-être un peu moins qu'au début. Je voudrais tellement manger. Et vomir. C'est tellement difficile et insupportable que je me demande si je vais pas rentrer chez moi plus tôt que prévu. C'est horrible de penser que je serais capable de foutre en l'air mes vacances, d'écourter un séjour chez une fille que j'adore et que je vois trois fois par an maxi pour aller manger et vomir. Mais si je reste ici il va falloir que je parle. Ou que je trouve une solution, en tout cas. Parler de mes problèmes alimentaires me paraît une montagne insurmontable à gravir. En fait, d'une certaine façon, quelques fois c'est très facile: en dehors des repas, et quand je parle de en général, voilà, blabla, et puis de toute façon c'est toujours plus facile d'orienter la question de sorte à montrer que je maitrise, que je fais pas ça souvent, que c'est pas grave, et l'interlocuteur, pris au jeu, me croit, et passe outre. Puisqu'elle dit que c'est pas important! mais dire à quelqu'un, là, maintenant, j'ai envie de vomir, c'est une honte pas possible. Et dire que là maintenant j'ai envie de bouffer tout ce qu'il y a dans tes placards c'est même plus la honte c'est la damnation. Parce que dans la théorie tout le monde me comprend: je vomis et je mange quand je vais mal, voilà tout. C'est vrai. Mais dans la pratique, déjà, pour arriver à déceler qd je mange à ma faim et qd je suis en train de 'glisser', c'est autre chose. De même que savoir que dire et que faire à une nana qui a cette soudaine, brusque, incontrolable et absurde envie de TOUT manger, sans raison apparente, et que cette envie n'est ni raisonnée ni raisonnable, là, on fait quoi? à l'hosto, l'interne avait conseillé à Kelly de se plonger dans un bouquin passionant. J'ai presque envie de rire en y repensant. Un bouquin. Une activité solitaire, déjà. Et où rien ne nous force à rester concentré. Et pour preuve : quand je fais mes crises je suis à peu près tout le tps calée devant un film. Passionant ou pas, j'en ai rien à foutre. Le film attendra bien que j'aille vomir, n'est-ce pas? Le film, ou le bouquin, est toujours très patient. Il peut bien attendre 4h si je le désire. Mais l'interne était jeune et innocent, et il n'a jamais fait de crise de boulimie. Alors il ne pouvait pas savoir. Le bienheureux.

De toute façon, les seules solutions que j'ai vues marcher pour arrêter tout ce qui était de l'ordre de la pulsion pure et dure étaient de l'ordre du remontage de bretelle sévère. Enfermement pour les anorexiques-boulimiques, se faire attacher à son lit pour la scarification, ou pour toutes les tentatives de suicide, les cachetons bien sympas genre valium et compagnie. Je veux rien de tout ça. Je veux plus être attachée, je veux pas être enfermée, je veux pas être cachetonée. ALors il faut que je me démerde. Je dois parler. Non je n'irai pas ce soir. Je vais peut-être pleurer un coup, qui sait. J'avoue qu'une bonne paire de baffe ça me ferait beaucoup de bien, ce soir.
On en avait parlé une fois, et Kelly était d'accord avec moi. Les baffes ça arrête et ça calme, si c'est utilisé à bon escient. Je repense toujours à cette autre fille à l'hosto, que j'aimais bcp aussi, Lulu. Elle se coupait beaucoup aussi, avant. Ce qui l'a fait arrêter, c'est son mec. Elle vivait avec lui. Un jour il l'a chopée, lui a passé la tête sous l'eau froide, et il l'a maintenue devant une glace : Regarde toi! Et ça a marché.

La Pulsion

12/06/2007 14:44 par lalignenoire

Je suis celle qui te pousse à hurler, seul, dans le noir
Tu sers le poing, tu sers ma main
Je suis celle qui souffle des mots sans suite à ton oreille
Les mots ne résonnent pas,
Les mots ne m'atteignent pas : je suis l'indescriptible
Je suis ordre, volonté, désir, chez moi, rien n'est contrôlé
Je suis la maîtresse de tes envies,
Je suis la louve fauve qui prend le dessus, la nuit
Invisible, nul ne peut me voir, mais tactile, certains peuvent me ressentir
Élite impitoyable, j'emmène mes marginaux dans les ruelles sombres
Peu m'importe leur nombre, ils ne sont valeureux
Que lorsqu'ils ont la rage
La tristesse et la douleur sont leur seul héritage
Poussés par Moi, ils deviennent loups,
Chasseurs solitaires et féroces esclaves
La nuit hurle, quand je les sors de leurs cages
Avec moi, plus de soucis, plus de pensées nocives
Je les prends, je les soumets et je les rends
A jamais marqués par mes redoutables dents
JAMAIS, ils ne peuvent se remettre en cause
TOUJOURS, le final est en apothéose, et
JAMAIS, ils ne contestent mes ordres

Je n'ai pas d'ennemi, je suis REINE incontrôlée, insoumise et libertine
Je suis la hache dans ta main
Je suis le viol
Je suis l'inceste
Je suis la nourriture que tu ingères et rejettes
Je suis le couteau qui tranche tes veines
Je suis le meurtre
Je suis la haine
Je suis Mortifère
Je suis Domination
Je règne sans contexte sur les nations
Je suis Reine,
Je suis Pulsion.

à ne pas prendre mal, ce n'est que mon point de vue...

If was your vampire...

09/06/2007 15:34 par lalignenoire

  • If was your vampire...

    If was your vampire...

    09/06/2007 15:34 par lalignenoire

6 a.m. Christmas morning.
No shadows.
No reflections here.
Lying cheek to cheek
In your cold embrace.

So soft and so tragic
as a slaughter house
You press the knife.
against your heart.
And say
"I love you, so much you must kill me now"

I love you
so much
you must kill me now.

If I was your vampire,
certain as the moon,
instead of killing time,
we'll have each other
until the sun.
If I was your vampire,
death waits for no one.
Hold my hands
across your face,
because I think
our time has come.

Digging your smile apart
with my spade tongue
The hole is where the heart is.
We built this tomb together,
and I won't fill it alone.
Beyond the pale everything is black
no turning back.

If I was your vampire,
certain as the moon,
instead of killing time,
we'll have each other
until the sun.
If I was your vampire,
death waits for no one.
Hold my hands
across your face,
because I think
our time has come.

Blood-stained sheets
in the shape of your heart,
this is where it starts...
Blood-stained sheets
in the shape of your heart,
this is where it starts.
This is where it will end.
Here comes the moon again.

6.19 and I know I'm ready
Dirve me off the mountain.
You'll burn,
I'll eat your ashes.
The impossible wheels seducing
our corpse.

If I was your vampire
certain as the moon
instead of killing time
we'll have each other
until the sun.
If I was your vampire
death waits for no one.
Hold my hands
across your face
because I think
our time has come

Beyond the pale
everything is black
no turning back.
Beyond the pale
everything is black
no turning back.

This is where it starts.
Tihis is where it will end.
Here comes the moon again.
This is where it starts.
This is where it will end.
Here comes the moon again.

Here comes the moon again

Here comes the moon again

Marilyn Manson, If I was your vampire, Eat me Drink me.

elle m'a dit...

06/06/2007 01:13 par lalignenoire

  • elle m'a dit...

    elle m'a dit...

    06/06/2007 01:13 par lalignenoire

Soupir. je m'étais promis d'aller me coucher tôt ce soir, mais ça a l'air mal parti.
Cogitations.

J'ai revu ma psy aujourd'hui, la première fois depuis mes conneries de la semaine dernière, et je me suis presque fait hurler dessus. La vache, je m'en suis pris plein la gueule... et le pire c'est qu'elle a raison pour bien des choses. Elle est aussi en train de me concocter un programme de réapprentissage de l'Adulte qui promet de m'en faire voir de toutes les couleurs. Je m'explique : j'ai toujours eu peur des adultes. Cela est dû, selon madame Brainstorm, à ma relation à ma mère. à vrai dire, je suis bien d'accord avec elle. Ma mère était presque le seul Adulte dans ma vie avant que je me barre de chez elle, et c'était pas de tout repos. Il y avait d'un côté cette relation fusionnelle puisqu'on vivait seules ensemble, et, revers de la médaille, l'intrusion, alors pour me préserver un minimum, j'ai dû apprendre à mettre des kilos et des kilos de barrières - parce que c'était trop. L'Adulte, pour moi, se place en tant que juge suprême de mes faits et gestes, je me dois de lui éviter tout soucis, de ne jamais être en désaccord avec, et surtout, surtout, je ne dois jamais rien lui demander, jamais l'importurner et jamais oser être mal en face de lui. Ne me demandez pas ce qui s'est passé pour que je développe autant de défenses, j'ai vraiment pas envie d'en parler. Mais toujours est-il que je pose ces barrières d'emblée, dans n'importe quelle relation, amicale ou amoureuse, mais que le pire du pire, c'est avec les Adultes. C'est pire avec eux parce qu'ils sont plus âgés et ont le droit de me juger, en quelque sorte.

Première étape donc, arrêter de fuir tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Adulte. Et on ne parle même pas de reprendre contact avec ma mère, juste de voir N. plus souvent (ma mère adoptive, que j'adore mais qui me fout une pétoche pas possible), ainsi que mes grands parents - et il va falloir aussi renouer avec mon père.
Et pourquoi cette obligation urgente?
Parce que, toujours selon l'avis de ma psy, seul le fait de me confronter à des Adultes pourra me détourner de la Pulsion. Lol, le jargon de psy. Elle m'a tracé aujourd'hui deux voies de vie possibles pour moi. Soit, m'a-t-elle dit, j'arrive à me détourner de tout ça et dans dix ans je suis psy (oui, elle me voit bien psy) et ça roule; soit j'y arrive pas, je préfère rester dans mes "jouissances morbides" (ça fait mal à entendre) et dans dix ans, je suis bonne à interner en HP avec forte dose de médicaments. Elle me dit aussi que je suis pas boulimique au sens strict du terme, mais que si je continue comme ça, encore un an et ça y est, on est parti pour dix ans de TCA. Oui elle voit beaucoup les choses à long terme. Elle a raison, moi j'y arrive pas.
Les Adultes, donc. Et pourquoi un Adulte pourrait-il m'arrêter dans mes coupures et autres vomissements? ah! si j'avais eu un père j'en serais pas là. Le Père, toujours selon elle, a pour rôle de séparer l'enfant de sa Mère - ainsi que de ses Pulsions. Un enfant, c'est toujours pulsionnel, paraît-il. Regardez donc des gosses se battre, ils y vont aussi bien avec les dents qu'avec les griffes. Bon. Bin moi ça a pas été fait. Ou pas trop. Ou pas assez. Et comme je peux décemment pas me battre toutes griffes dehors (elle aimerait bien, pourtant, parce que ça me permettrait de me prendre quelques bonnes baffes de temps à autre)(j'avoue que ça aussi ça a fait mal à entendre, mais j'ai bu ses paroles, parce qu'elle a raison), et bien je renvoie tout sur moi. Et j'y trouve des avantages, en plus, puisque je continue. Jouissance morbide. C'est peut-être incompréhensible pour ceux qui ont jamais été addict à quelque chose, mais se couper ou se faire vomir, même s'il y a d'une certaine façon de la douleur physique, ça soulage. ça soulage beaucoup, ça calme, et ça détourne tout ce qui peut y avoir d'angoissant ou de flippant dans le reste de la life.

J'ai pas réussi à chasser la scarification. Je l'ai juste transformée avec la nourriture, mais le principe est à peu près exactement le même. Ce qui nous amène à mon dernier problème du jour, le plus urgent, toujours selon ma psy : arrêter tout ce qui est de l'ordre du passage à l'acte. Coupures, abus de cachetons et vomissements. Associez ça à l'idée de devoir approcher des adultes, et vous comprenez ma peur panique de ce soir. Comment je vais faire pour arrêter de vomir? à la limite, la scarification, depuis les sangles à l'hosto, ça c'était un peu calmé. Oui ça va, je sais, je le fais toujours, mais c'est... disons que je sais à présent quand je franchis la limite ou pas. A partir du moment où j'ai quoi que ce soit de coupant dans les mains, je sais que je suis passée de l'autre côté. Et je le réalise, sur le coup. Mais par rapport à la bouffe... c'est carrément autre chose. Il y a des fois où je le sais, par exemple, quand je suis en train de remplir mon panier dans un magasin en ayant envie d'engloutir tout ce que je vois, là je sais que je suis du mauvais côté de la frontière. Mais ce genre de crise là arrive plus rarement. Ce qui est plus fréquent, c'est que je glisse, tout simplement. J'avais faim, ou une petite envie de gourmandise, et tout d'un coup je me rends compte que j'ai avalé le paquet entier du truc, que je me fais plus plaisir du tout, et que je suis parfaitement incapable d'arrêter. Dans ces cas là, j'ai glissé de l'autre côté de la barrière de façon imperceptible, et putain de bordel de merde, mais comment je vais arrêter ça? la scarif je sais qu'il y a des gestes à ne pas faire, mais manger? qui peut s'arrêter de manger et tenir debout?? pas moi.
B. a tout à l'heure eu une idée de génie. Mon dieu, tu sais que je t'adore? oui il le sait. je l'espère.

Cette solution marcherait que pour les fois où je suis accompagnée. Il l'a fait il y a peu. il suffirait que les gens avec qui je suis surveillent ma façon de manger, et s'ils voient qu'il y a trop, me dire d'arrêter. J'ai honte de pas savoir gérer ça, à 19 balais. C'est encore pire quand je suis avec des gens qui me trouvent trop maigre, parce que je sais qu'ils ont envie que je mange - que ça leur fait plaisir. C'est rassurant de voir quelqu'un manger, après tout. En tout cas en ce qui me concerne, voir quelqu'un ne pas manger, pour moi, c'est refuser le principe même de la vie, d'une certaine façon. Se nourrir c'est un acte social et vital. Ne pas le faire c'est refuser les deux. Alors que manger, et manger bien, ça montre qu'on est plein de vie, qu'on accepte le repas comme un partage, qu'on accepte les autres, ceux qui nous entourent, et la vie en général. Mais par pitié! ne m'incitez jamais à manger plus. C'est le meilleur moyen de déraper. Et j'ai d'autant plus de mal à manger à ma faim quand je suis en collectivité, c'est même quasi mission impossible. Surtout que, suivant les constatations de mon médecin, cette fois, j'ai un estomac de moineau. Il m'en faut peu pour être gavée. Alors si je mange plus que vous, en principe...  y a problème. Et seigneur mon dieu! N. est la première à m'inciter à manger. Il y a quelqu'un d'autre aussi, mais comme c'est pas un Adulte au sens plus âgé du terme, ce sera plus facile de le lui faire comprendre. Et puis, je lui fais confiance. Mais expliquer à un Adulte, qui plus est, avec qui j'ai des liens affectifs (pas "professionels" comme avec mon éduc'), que vraiment, j'ai pas envie de trop manger, ça me paraît d'une difficulté insurmontable. Surtout qu'elle va bientôt être psy. Et qu'elle a elle même eu des périodes de boulimie, dont elle s'est sortie, donc elle a jamais vraiment paniqué là-dessus à mon propos. ohlalala.

Et je vais même y être confrontée très vite, peut-être même dès la fin de la semaine, parce que je vais partir chez une copine, à la campagne. Il y aura ses parents, des gens très bien, par ailleurs. Mais traumatisants parce qu'ils sont Adultes. La mère est une personne adorable, le père aussi. La fille aussi, c'est pour ça qu'on s'entend bien. La mère adore cuisiner. Chez eux, le repas est un vrai moment communautaire. Impossible de louper un repas, d'ailleurs c'est pas la solution, même si ça me semble beaucoup plus facile. Il va falloir doser et ne pas aller aux chiottes après. J'aurais vraiment trop honte de le faire.

Voilà. Voilà mon problème de ce soir. Je me sens bêtissime et ignare. Et puis je suis dégoûtée parce que...  j'ai appris que le fils de David est malade, gravement. Il  n'a que quelques mois, mais il doit être nourri par sonde, c'est une histoire de manque de protéines qui veulent pas rester dans le corps. En gros. Pauvre David. Pour une fois que je me réjouissais sincèrement d'une naissance. ça me fait culpabiliser encore plus de l'avoir vu lundi et de lui avoir raconté tous mes problèmes. Mme Brainstorm m'a pourtant dit que c'était une bonne idée d'y être allée. Ils se connaissent. Bien sûr, puisqu'ils bossent ensemble. Ils ont parlé de moi, aussi. Il était réellement inquiet pour ma santé. *honte et culpabilité*

enfin! je vais essayer de faire ce que je peux. Comme toujours, je vais jamais avoir l'impression que c'est suffisant et je vais courir après la perfection. ça aussi va falloir arrêter. il va falloir faire tellement de choses encore... enfin dieu merci, j'ai plus d'envies suicidaires pour le moment. Je crois que si je le fais et que par malheur je me loupe, je vais de toute façon me faire finir par une bonne cinquantaine de personnes. Et que si je me loupe pas, je resterai à jamais un échec maudit et triste dans leur mémoire. Pour quelqu'un qui veut être parfait, c'est mauvais. Alors non, j'en ai plus envie. J'ai pas envie qu'on se rappelle de moi parce que je suis morte.